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L'évolution et les complications de la spondylarthrite

Mis à jour : Vendredi 09 Mars 2018
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Comment évolue la spondylarthrite ?

Chez 65 % des patients, la spondylarthrite évolue par poussées, c’est-à-dire de façon intermittente. Chez les autres patients, elle évolue de façon continue durant une période de temps très variable. Certaines formes évoluent sur dix à vingt ans, touchant successivement toutes les articulations. Dans tous les cas, l’évolution est lente et ne met jamais la vie en danger.

Chaque spondylarthrite évolue de manière très variable, en fonction de l’intensité de l’inflammation et des lésions des articulations. Il n’y a pas de relation entre l’intensité des douleurs et le développement de l’ankylose. Le handicap éventuel est donc différent d’un cas à l’autre.

Néanmoins, pendant les deux premières années de la maladie, certains signes peuvent être en faveur d’une évolution bénigne à long terme : une maladie qui débute après l’âge de 16 ans, une absence d’atteinte des hanches ou des articulations des membres, une absence de raideur importante de la colonne ou une bonne efficacité des traitements anti-inflammatoires.

Spondylarthrite et grossesse
La spondylarthrite ne modifie en rien le déroulement de la grossesse. Néanmoins, certains de ses traitements sont contre-indiqués chez les femmes enceintes, mais aussi chez les femmes qui ont décidé d’avoir un enfant. Ils doivent être suspendus dès la décision de concevoir. Si nécessaire, ils seront remplacés par des traitements compatibles avec la grossesse.
Pendant la grossesse, les femmes qui souffrent de spondylarthrite peuvent connaître une stabilisation de la maladie, une amélioration ou l’apparition de nouvelles poussées.

Quelles sont les complications de la spondylarthrite ?

En l’absence de traitement ou d’efficacité des traitements, la spondylarthrite peut entraîner des complications invalidantes.

L'ankylose due à la spondylarthrite

En l’absence de tout traitement, la spondylarthrite peut bloquer de manière progressive et définitive les articulations du bas du dos, par fusion des os du bassin avec le sacrum, ou par fusion des vertèbres. Dans les cas les plus sévères, la colonne vertébrale peut se souder en un seul bloc. Ces fusions entre plusieurs os provoque un enraidissement (d’où le terme d’« ankylosante ») et des déformations caractéristiques de la colonne vertébrale (tassement et enroulement du haut de la colonne vertébrale vers l’avant). Après fusion, les articulations sont moins douloureuses.

Cette ankylose, présente autrefois lorsque les traitements étaient insuffisants, est devenue rare. On tend donc à abandonner l’expression « spondylarthrite ankylosante » pour parler simplement de « spondylarthrite ».

Les formes invalidantes de spondylarthrite

    Les formes invalidantes de la spondylarthrite sont très rares :
  • l’ankylose du thorax qui entraîne des troubles respiratoires,
  • la coxite bilatérale (une atteinte importante des deux hanches) qui gêne la marche,
  • la cyphose, une courbure anormale de la colonne vertébrale où est le cou projeté en avant.

Les fractures vertébrales dans la spondylarthrite

L’une des complications de la spondylarthrite est la fracture d’une ou plusieurs vertèbres. Ce type de fracture peut survenir même après un traumatisme léger et touche essentiellement les vertèbres du cou (cervicales).

Le syndrome de la queue de cheval dans la spondylarthrite

Une autre complication, rare, est le syndrome dit « de la queue de cheval » : ce sont des symptômes provoqués par la compression des nerfs qui terminent la moelle épinière. Cette compression entraîne des troubles sensitifs (douleur ou perte de sensibilité dans la partie basse du corps), des troubles moteurs (perte de mobilité des jambes ou des orteils), de la constipation, des difficultés à uriner (ou des envies impérieuses d’uriner), etc.

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