En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Les médicaments prescrits contre la spondylarthrite

Mis à jour : Vendredi 09 Mars 2018
Image sponsoring article

Le traitement médicamenteux des poussées de spondylarthrite repose sur la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et autres médicaments antalgiques (contre la douleur). Si ces médicaments sont insuffisants pour ralentir l’évolution de la maladie, des traitements dits « de fond » peuvent être prescrits. Ces traitements visent à diminuer la réaction inflammatoire de manière durable.

Le traitement de la spondylarthrite doit être adapté selon la forme de la maladie (selon les articulations et les organes atteints), selon l’intensité des symptômes, selon l’évolution prévisible de la maladie et selon le profil du patient (âge, sexe, maladies associées, autres traitements, etc.).

Les médicaments des poussées de spondylarthrite

Lors d’une poussée de spondylarthrite, les traitements visent à réduire l’inflammation et la douleur, afin de redonner de la mobilité et du confort. Ces traitements sont utilisés pour des périodes relativement courtes et cessent à la fin de la poussée inflammatoire.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens dans la spondylarthrite

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) visent à diminuer l’inflammation au niveau des articulations. Les AINS sont les premiers médicaments prescrits aux personnes qui souffrent de spondylarthrite afin de soulager les poussées douloureuses. Ils diminuent l’inflammation (et donc la douleur) et améliore la mobilité en réduisant la raideur.

Dans le traitement de la spondylarthrite, les AINS doivent être pris dès l’apparition des symptômes douloureux pour éviter d’adopter de mauvaises positions destinées à soulager la douleur. Néanmoins, il est préférable de les prendre à la dose minimale efficace et pour la plus courte durée possible afin de réduire leurs effets indésirables (brûlures d’estomac, nausées, troubles digestifs, démangeaisons, etc.). Dans certains cas, le médecin prescrit également un protecteur gastrique (médicaments anti-acides) pour prévenir les effets indésirables digestifs. Les personnes âgées sont plus susceptibles de développer des effets indésirables lors de traitement par les AINS.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Mai 2018

AINS : acéclofénac

AINS : acide niflumique

AINS : étodolac

AINS : flurbiprofène

AINS : indométacine

AINS : nabumétone

AINS : sulindac

AINS : ténoxicam

AINS et protecteur gastrique

Légende
Médicament générique

Les médicaments contre la douleur dans la spondylarthrite

Les médicaments antalgiques (contre la douleur) sont utiles pour soulager les douleurs provoquées par une poussée de spondylarthrite lorsque les AINS ne suffisent pas à soulager les symptômes. On utilise essentiellement le paracétamol et les opiacés (dérivés de l’opium), en association avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Les corticoïdes en infiltrations dans la spondylarthrite

Des injections locales de corticoïdes (anti-inflammatoires de la famille de la cortisone) peuvent être pratiquées dans les articulations douloureuses ou autour des tendons enflammés. Les corticoïdes par voie orale ne sont pas utilisés dans le traitement de la spondylarthrite.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Mai 2018

Corticoïdes injectables à action immédiate

Les traitements de fond de la spondylarthrite

Lorsqu'une spondylarthrite s'aggrave malgré les traitements anti-inflammatoires, le médecin peut décider de mettre en place un traitement de fond, sur la durée.

Le méthotrexate dans la spondylarthrite

Le méthotrexate est parfois utilisé en traitement de fond lorsque la spondylarthrite affecte surtout les grosses articulations (hors de la colonne vertébrale). Ses effets indésirables, parfois sévères, en limite l’usage.

La sulfasalazine dans la spondylarthrite

Comme le méthotrexate, la sulfasalazine est utilisée comme traitement de fond quand la spondylarthrite affecte surtout les grosses articulations (hanche, genou, cheville, épaule, etc.). Ses effets indésirables sont surtout digestifs.

Les biomédicaments dans la spondylarthrite

Des biothérapies peuvent être prescrites en traitement de fond quand la spondylarthrite est sévère et persistante malgré les traitements conventionnels. Elles comprennent des agents anti-TNF (adalimumab, certolizumab, étanercept, golimumab, infliximab) et un inhibiteur de l’interleukine (sécukinumab). Leur prescription est réservée aux spécialistes en rhumatologie ou en médecine interne, avec une prescription initiale à l’hôpital.
Les agents anti-TNF bloquent l’action d’une substance produite par les cellules de l’immunité (le Tumor Necrosis Factor ou TNF) qui joue un rôle central dans la progression de la spondylarthrite. Le sécukinumab a un mécanisme d’action différent de celui des agents anti-TNF : il bloque l’interleukine-17A, une protéine produite en excès chez les personnes souffrant de spondylarthrite.

Les médicaments anti-TNF peuvent diminuer la résistance du patient aux infections. Avant la mise en route du traitement par un médicament anti-TNF, un bilan préalable comportant un dépistage de la tuberculose et de l’hépatite B et un examen dentaire est effectué pour dépister une éventuelle infection, même bénigne. Si une infection est dépistée, elle est traitée par des antibiotiques avant la mise en route du traitement. Les médicaments anti-TNF sont administré par injections, soit intraveineuse à l’hôpital de jour, soit sous-cutanée (par une infirmière ou le patient lui-même) à intervalles réguliers variables selon les substances. Les patients sont suivis régulièrement pour dépister au plus tôt d’éventuelles infections.

Lorsqu’on reçoit un médicament anti-TNF, il est important de rester vigilant et de signaler à son médecin tout signe pouvant évoquer une infection : fièvre (même peu élevée) ou perte de poids (même modérée). En effet, une infection négligée peut avoir des conséquences extrêmement graves chez les personnes qui reçoivent des anti-TNF.

Outre le risque infectieux, les agents anti-TNF peuvent être à l’origine d’une insuffisance cardiaque, d’atteintes neurologiques ou de réaction allergique grave (dont choc anaphylactique). Le risque réaction allergique justifie que la première injection sous-cutanée soit réalisée en milieu hospitalier.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Mai 2018

Agents anti-TNF : adalimumab

Agents anti-TNF : certolizumab

Agents anti-TNF : étanercept

Agents anti-TNF : golimumab

Agents anti-TNF : infliximab

Inhibiteur de l'interleukine : sécukinumab

Actualités

La prise récente d'opiacés par les personnes âgées est associée à une augmentation du risque de chute et de mortalité toutes causes (illustration).

Opiacés chez les personnes âgées : le surrisque de chute est-il significatif ? Quel impact sur la mortalité

Les douleurs éprouvées par de nombreuses femmes pendant des rapports sexuels peuvent d'être d'origine physique et/ou psychologique (illustration).

Douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunies) : diagnostic et prise en charge

La prescription prophylactique d'IPP augmente le risque de pneumonie et de diarrhée à clostridies en soins intensifs

IPP en prévention des saignements digestifs chez les patients hospitalisés : examen de leur utilité