Comment soigne-t-on la spondylarthrite ?

Mis à jour : Jeudi 27 Février 2020
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Maladie à évolution lente, la spondylarthrite fait l'objet d'une prise en charge médicale régulière. Même en l'absence de poussées, un suivi médical est nécessaire. Les traitements de la spondylarthrite font appel aux médicaments, mais également à l'exercice physique, à la rééducation, à la physiothérapie, etc.

Quels sont les traitements de la spondylarthrite ?

Le traitement de la spondylarthrite associe médicaments, exercice physique régulier, rééducation fonctionnelle, ergothérapie, etc. Son objectif est de calmer la douleur, de lutter contre la raideur et de maintenir la mobilité. Le traitement médicamenteux repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens et autres médicaments contre la douleur. S’ils ne suffisent pas, des traitements dits de fond sont prescrits, qui diminuent la réaction inflammatoire de manière durable. Ce sont le méthotrexate, la sulfasalazine et les biothérapies.

Le traitement doit être adapté selon la forme de la maladie (selon les articulations et les organes atteints), selon l’intensité des symptômes, selon l’évolution prévisible de la maladie et selon le profil du patient (âge, sexe, maladies associées, autres traitements, etc.).

Comment se fait le suivi de l'évolution de la spondylarthrite ?

La fréquence du suivi médical est adaptée à chaque patient, notamment en fonction de la sévérité des symptômes de spondylarthrite et du type de traitement médicamenteux prescrit. En dehors du suivi habituel, en général annuel, il est conseillé de consulter rapidement en cas de manifestation articulaire douloureuse inhabituelle ou aiguë, et de faire appel à un spécialiste en cas de symptômes touchant d’autres organes que les articulations, notamment l’uvéite qui est une urgence ophtalmologique.

    À chaque consultation, le médecin évalue :
  • l’activité de la maladie et le ressenti du patient : intensité de la fatigue et des douleurs, atteinte des articulations et des ligaments ou tendons, etc.
  • le handicap fonctionnel, c’est-à-dire les répercussions de la spondylarthrite sur les activités de la vie quotidienne,
  • la mobilité au niveau lombaire, thoracique et cervical à l’aide de divers indices qui sont notés et servent de repères pour les examens ultérieurs.

Les indices d'évaluation de la spondylarthrite

Divers indices permettent de suivre l’évolution de la spondylarthrite de façon objective et comparable entre les consultations.

  • l’indice BASDAI : il évalue l’activité de la maladie sur une échelle de 1 à 10, à l’aide de six questions qui portent sur la fatigue, les douleurs, les zones sensibles à la pression et l’importance et la durée de la raideur matinale au cours des dernières 48 heures.
  • l’indice BASFI : il évalue en dix questions les répercussions de la maladie sur les capacités du patient à effectuer certaines activités sans l’aide de quelqu’un ou d’un moyen extérieur (par exemple, se relever, monter des marches, etc.).
  • l’indice de Schöber : ce test mesure la capacité du patient à se pencher en avant, mesurée en regardant la partie de la colonne vertébrale située au niveau des vertèbres lombaires (les « reins »).

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