En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Tendinopathies (tendinites)

Mis à jour : Mardi 15 Mai 2018

Les tendinopathies (également appelées tendinites) sont des maladies douloureuses des tendons, ces structures fibreuses qui relient les muscles des os. Ces douleurs peuvent être intenses, au point de gêner les gestes de la vie quotidienne.

Les tendinopathies sont essentiellement provoquées par des gestes répétitifs qui exercent une sollicitation excessive sur des tendons peu entraînés, mal échauffés ou fragilisés par une maladie ou des médicaments.

Leur traitement associe repos, rééducation fonctionnelle et, parfois, recours à des infiltrations, voire des traitements contre la douleur et l’inflammation.

Le tendon, un organe vivant en constante restructuration

tendinite coude

Les tendons attachent les muscles aux os et permettent de transmettre la force créée par la contraction musculaire au squelette, et ainsi de produire un mouvement.

Ils sont constitués de collagène, de glycoprotéines et de protéoglycanes qui forment des microfibrilles. Ces microfibrilles se regroupent pour former des fibres, elles-mêmes assemblées pour former des faisceaux (faisceaux primaires) et des super-faisceaux (faisceaux secondaires et tertiaires). Ces faisceaux sont alignés dans le sens de la longueur du tendon pour une plus grande solidité.

Les tendons contiennent environ 70 % d’eau qui est indispensable à la structure régulière des microfibrilles, des fibres et des faisceaux. Ils sont très peu vascularisés.

Comme le squelette, les tendons sont constamment en train d’être remodelés, de nouvelles fibres se substituant aux anciennes qui disparaissent.

Le tendon, un organe de la sensation de mouvement
Le tendon est entouré d’une membrane, l’épitenon, et se trouve dans une gaine (le paratenon) qui le protège et produit un liquide lubrifiant qui favorise le glissement du tendon dans la gaine.
Ces membranes contiennent des récepteurs nerveux qui signalent au cerveau la tension du tendon, mais aussi la nature du mouvement effectué. Ainsi, elles contribuent à la perception de notre corps dans l’espace et au maintien de notre posture et de l’équilibre.

Le tendon, un organe dont la résistance augmente avec l'usage

Du fait de sa structure multifibreuse, un tendon est à la fois résistant à la tension et très élastique. De plus, un entraînement sportif bien mené permet d’augmenter sa résistance et son élasticité.

À l’inverse, un effort répété inhabituel sur un tendon peu entraîné et mal échauffé fragilise sa structure, en particulier au niveau des extrémités du tendon ainsi que dans la zone où s’exerce les plus fortes tensions. La sédentarité et l’âge ont tendance à fragiliser les tendons.

Tendinopathie, tendinite ou troubles musculosquelettiques ?

L’appellation courante de « tendinite » n’est pas totalement correcte. En effet, sauf lorsque la gaine d’un tendon est enflammée, il n’y a pas à proprement parler d’inflammation. Or le suffixe « –ite » signale l’inflammation d’un organe (comme dans « hépatite », l’inflammation du foie).

Le terme de « tendinopathie » (« maladie du tendon ») est désormais préféré car l’examen microscopique d’un tendon douloureux montre une dégénérescence et non une inflammation.

Toutes les parties du tendon peuvent être atteintes : le corps du tendon (tendinopathie proprement dite) ou la partie reliée à l’os (tendinopathie d’insertion ou « entésopathie »). Quelquefois, ce sont les gaines qui entourent les tendons, et dans lesquelles ils coulissent, qui sont touchées. On parle alors de « ténosynovites ».

Les troubles musculosquelettiques (TMS), souvent évoqués dans le cadre de la santé au travail, regroupent à la fois les tendinopathies, mais aussi les troubles musculaires et articulaires.

Les différents types de tendinopathies
Parmi les tendinopathies, on distingue :
  • les tendinoses, état de dégénérescence chronique non inflammatoire du tendon, également appelées « tendinopathies de surcharge » ;
  • les paraténonites ou ténosynovites : la gaine synoviale qui entoure le tendon est enflammée, ce qui provoque son gonflement (et la compression du tendon qui souffre à chaque mouvement).

Seule une échographie ou une IRM permettent de distinguer entre ces deux types de tendinopathies. Dans la pratique clinique quotidienne, il n’est guère possible de faire la différence.

Actualités

Les acides gras oméga-3 issus d'huiles de poisson sont sans effet sur le risque cardiovasculaire (illustration).

Risque cardiovasculaire et oméga-3 : résultats d'une méta-analyse Cochrane et de l'étude VITAL

Lymphodème du bras modéré à gauche, avancé à droite (© NEJM 2018).

Traitement du cancer du sein : comment prévenir et, si besoin, traiter un lymphoedème du bras ?

Le dosage de l'HbA1c permet d'évaluer la glycémie moyenne sur plusieurs mois, du moins en l'absence d'anomalie des globules rouges (illustration).

Diabète de type 2 : que faire lorsqu'une variation de l’HbA1c n’est pas due à la glycémie ?