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Le traitement des tendinopathies

Mis à jour : Mardi 15 Mai 2018

Les éléments de traitement d'une tendinopathie

La guérison complète d'une tendinopathie peut demander jusqu’à six mois de repos et de traitement. Si elle est due à des mouvements répétés, une tendinopathie nécessite l’arrêt complet de ce mouvement pendant toute la période de cicatrisation.

Le traitement des tendinopathies fait appel à quatre éléments :

  • le repos,
  • la kinésithérapie et la rééducation fonctionnelle,
  • éventuellement des médicaments contre la douleur ou, parfois, contre l’inflammation,
  • dans les cas les plus graves, un recours à la chirurgie.

Globalement, si de nombreux traitements ont été testés pour soigner les tendinites, le repos de longue durée et la rééducation fonctionnelle restent ceux qui semblent les plus efficaces pour qu’un tendon douloureux retrouve ses capacités fonctionnelles.

Le repos dans le traitement des tendinopathies

Le repos est nécessaire à une bonne cicatrisation du tendon, c’est-à-dire une cicatrisation qui permet de retrouver ses capacités de résistance et d’élasticité.

Après une courte période de repos total (avec la pose éventuelle d’une attelle, d’une orthèse ou d’un plâtre qui maintiennent le tendon en position de détente), ce repos doit être relatif, avec un travail d’intensité progressivement croissante sous le contrôle d’un kinésithérapeute dans le cadre de la rééducation fonctionnelle.

Par exemple, le repos peut se limiter au port d’une orthèse la nuit et à l’exclusion des gestes responsables de la fatigue du tendon.

Qu'est-ce que la cryothérapie ?
La cryothérapie est l’application de froid sur un tendon ou un muscle douloureux, afin de réduire la douleur. Elle est pratiquée pendant la phase aiguë de la tendinopathie.
Cette application de froid peut être effectuée grâce à des poches de glace ou des sprays.

La rééducation fonctionnelle dans le traitement des tendinopathies

Une rééducation fonctionnelle, assurée par un kinésithérapeute, peut être mise en place dès que les douleurs aiguës sont passées. Elle dure de trois à six mois. Cette rééducation utilise diverses techniques : étirements doux, exercices de renforcement dits « de renforcement excentrique », ultrasons, ondes de choc dites « radiales », massages profonds transversaux au sens du tendon, etc. Elle vise à stimuler la formation de nouvelles fibres de collagène parfaitement alignées dans le sens de la longueur du tendon.

Les tensions exercées sur le tendon sont progressivement augmentées pour favoriser la cicatrisation fonctionnelle.

Le recours à l’ostéopathie est possible, en particulier pour corriger les problèmes de posture.

Les médicaments dans le traitement des tendinopathies

Dans certains cas, le médecin prescrit des médicaments pour lutter contre la douleur, stimuler la cicatrisation ou, le cas échéant, lutter contre l'infllamation.

Les antalgiques dans le traitement des tendinopathies

Les médicaments contre la douleur classiques, par exemple le paracétamol, peuvent être prescrits dans la phase aiguë pour améliorer la qualité de vie. Cependant, ils n’ont aucun rôle positif dans la cicatrisation du tendon et peuvent même faussement rassurer la personne sur l’amélioration de l’état de son tendon (et nuire à la phase de repos indispensable). Leur usage doit donc être de courte durée.

Les anti-inflammatoires par voie orale ou locale dans le traitement des tendinopathies

Ils sont réservés au cas où la douleur est provoquée par une inflammation de la gaine qui protège les tendons (ténosynovite). Dans les autres cas, les plus fréquents, leur usage n’apporte aucun bénéfice.

L'application d'une crème ou d'un gel à base d'anti-inflammatoire (AINS) peut être proposée. Elle peut soulager la douleur sans présenter les effets indésirables des AINS par voie orale. La plupart de ces traitements locaux sont disponibles sans ordonnance. Les gels contenant du kétoprofène peuvent être à l'origine de réactions de photosensibilité. Les zones traitées avec le gel doivent être recouvertes par un vêtement pour ne pas être exposées au soleil, même voilé, pendant toute la durée du traitement et pendant les 15 qui suivent son arrêt.

Seuls sont listés ci-dessous les AINS ayant une indication dans le traitement d'appoint des tendinites ou des douleurs des tendons et des ligaments dans leur Autorisation de mise sur le marché (AMM).

Traitements antalgiques locaux : AINS et autres composés

Traitements antalgiques locaux : AINS et révulsifs

Traitements antalgiques locaux : corticoïde et salicylate

Légende
Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les infiltrations dans le traitement des tendinopathies

Lorsque le repos du tendon ne suffit pas, le médecin peut également décider de prescrire une infiltration, c’est-à-dire une injection à proximité, voire dans le tendon douloureux.

Depuis, quelques années, en cas de tendinopathie résistante au repos et à la rééducation, les rhumatologues pratiquent des infiltrations de PRP (platelet rich-plasma), du plasma sanguin enrichi en plaquettes sanguines obtenu après centrifugation d'un prélèvement sanguin du patient. Ces injections (2 à 3 injections à 3 à 6 semaines d’intervalle) se font directement dans le tendon et doivent être pratiquées sous contrôle médical. Leur principe est d’apporter des facteurs de croissance (contenus dans les plaquettes) directement dans le tendon. Néanmoins, des doutes subsistent encore quant à l’efficacité de ces infiltrations.

Dans les cas de ténosynovite, où l’inflammation est présente, des infiltrations d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont parfois pratiquées sur de courtes durées. Leur efficacité reste controversée.

Les infiltrations de corticoïdes (« cortisone » ») ne sont pas recommandées. En effet, si ce type de traitement a un effet antalgique immédiat, ces effets sont de courte durée et les corticoïdes semble retarder le processus de guérison.

La chirurgie dans le traitement des tendinopathies

Dans le cas de tendinopathie persistante non soulagée par le repos, le traitement médicamenteux et la kinésithérapie, une opération chirurgicale peut être envisagée. L’intervention comprend des gestes différents selon la localisation : peignage du tendon, section d'un tendon, désinsertion musculaire, allongement tendineux, etc.

Des complications, peu fréquentes, sont possibles : infection, atteinte nerveuse, raideur articulaire, faiblesse musculaire, etc. La rééducation est indispensable pour une bonne récupération.

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