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Causes et prévention du cancer du col de l'utérus

Mis à jour : Lundi 08 Avril 2019

Quelles sont les causes du cancer du col de l'utérus ?

médecin

Le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers pour lesquels la cause est clairement identifiée. Il est dû à l’infection persistante du vagin et du col par un virus de la famille des papillomavirus humains (HPV), transmis au cours de rapports sexuels. Il existe plus d’une centaine de types (« souches ») de HPV (dont ceux à l’origine des verrues bénignes de la peau). Les souches 16 et 18 de HPV sont à l’origine de plus de 70 % des cas du cancer du col, mais également à l’origine de verrues génitales (parfois appelées condylomes ou « crêtes de coq »).

Les infections par HPV sont très fréquentes. L’évolution de ces infections par HPV varie selon les personnes. Après la contamination, le plus souvent, les papillomavirus sont éliminés par le système immunitaire en quelques mois. Parfois, le système immunitaire n’y parvient pas et l’infection s’installe pour de nombreuses années, voire pour toute la vie, provoquant parfois des verrues génitales, parfois des lésions de dysplasie et un cancer du col, parfois les deux.

L’action des HPV pour transformer les cellules du col prend plus d’une dizaine d’années et, de ce fait, le cancer du col de l’utérus est un cancer qui apparaît lentement, ce qui facilite son dépistage pour peu qu’un frottis cervico-utérin soit pratiqué tous les trois ans.

Peut-on prévenir le cancer du col de l'utérus ?

Les mesures de prévention du cancer du col de l’utérus sont liées à sa nature infectieuse et à l’existence de lésions précancéreuses faciles à dépister. De plus, l’arrêt du tabac peut contribuer à prévenir ce cancer chez les femmes infectées par le HPV.

Se protéger des infections sexuellement transmissibles

L’usage systématique du préservatif réduit à la fois le risque d’être infectée par le papillomavirus et celui de souffrir d’autres infections sexuellement transmissibles dont la présence augmente indirectement le risque de développer un cancer du col de l’utérus.

Traiter les infections par le HPV

Lorsque l’infection par le HPV s’accompagne de signes visibles tels que des verrues génitales, il est important de la traiter de manière à éliminer le HPV. Cela n’est pas toujours possible mais pourrait néanmoins contribuer à réduire le risque de cancer du col.

Dépister régulièrement les lésions précancéreuses

Le frottis cervico-utérin reste le moyen de référence pour dépister des cellules du col anormales qui pourraient donner naissance à un cancer. Cet examen doit être effectué tous les trois ans, même chez les femmes qui ont été vaccinées contre le HPV.

Vacciner contre les infections à papillomavirus

La vaccination contre les infections à Papillomavirus humain (HPV) vient en complément du dépistage par frottis. Elle est recommandée pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans. Cette vaccination est d’autant plus efficace que les jeunes filles n'ont pas encore eu de rapports sexuels ayant pu les exposer au papillomavirus. L’une des doses du vaccin peut être co-administrée avec le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite- coqueluche prévu entre 11 et 13 ans. Par ailleurs, un rattrapage est possible pour les jeunes filles et jeunes femmes jusqu'à 19 ans révolus.

Trois vaccins pour la prévention des infections à papillomavirus liées au cancer du col sont actuellement commercialisés en France : CERVARIX, GARDASIL et GARDASIL 9. Ces trois vaccins ne sont pas interchangeables et toute vaccination commencée avec l'un d'eux doit être menée à son terme avec le même vaccin. Comme ces vaccins protègent contre les HPV responsables d’environ 70 % des cancers du col, le dépistage du cancer du col de l'utérus, même de manière moins fréquente, reste indispensable. On ignore si ces vaccins peuvent contribuer à la prévention du cancer du col chez les femmes déjà infectées par les HPV.

Ces vaccins sont administrés en deux injections pour les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans et en trois injections pour les adolescentes âgées de 15 et 19 ans. Leur durée de protection n’a pas encore été clairement établie.

L'effet de ces vaccins sur la mortalité sera particulièrement sensible dans les pays en voie de développement où la pratique de frottis cervico-utérins réguliers n'est pas réalisable.

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