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Causes et prévention du cancer du col de l'utérus

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Quelles sont les causes du cancer du col de l'utérus ?

médecin

Le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers pour lesquels la cause est clairement identifiée. Il est dû à l’infection persistante du vagin et du col par un virus de la famille des papillomavirus humains (HPV), transmis au cours de rapports sexuels. Il existe plus d’une centaine de types (« souches ») de HPV (dont ceux à l’origine des verrues bénignes de la peau). Les souches 16 et 18 de HPV sont à l’origine de plus de 70 % des cas du cancer du col, mais également à l’origine de verrues génitales (parfois appelées condylomes ou « crêtes de coq »).

Les infections par HPV sont très fréquentes. L’évolution de ces infections par HPV varie selon les personnes. Après la contamination, le plus souvent, les papillomavirus sont éliminés par le système immunitaire en quelques mois. Parfois, le système immunitaire n’y parvient pas et l’infection s’installe pour de nombreuses années, voire pour toute la vie, provoquant parfois des verrues génitales, parfois des lésions de dysplasie et un cancer du col, parfois les deux.

L’action des HPV pour transformer les cellules du col prend plus d’une dizaine d’années et, de ce fait, le cancer du col de l’utérus est un cancer qui apparaît lentement, ce qui facilite son dépistage pour peu qu’un frottis cervico-utérin soit pratiqué tous les trois ans.

Peut-on prévenir le cancer du col de l'utérus ?

Les mesures de prévention du cancer du col de l’utérus sont liées à sa nature infectieuse et à l’existence de lésions précancéreuses faciles à dépister. De plus, l’arrêt du tabac peut contribuer à prévenir ce cancer chez les femmes infectées par le HPV.

Se protéger des infections sexuellement transmissibles

L’usage systématique du préservatif réduit à la fois le risque d’être infectée par le papillomavirus et celui de souffrir d’autres infections sexuellement transmissibles dont la présence augmente indirectement le risque de développer un cancer du col de l’utérus.

Traiter les infections par le HPV

Lorsque l’infection par le HPV s’accompagne de signes visibles tels que des verrues génitales, il est important de la traiter de manière à éliminer le HPV. Cela n’est pas toujours possible mais pourrait néanmoins contribuer à réduire le risque de cancer du col.

Dépister régulièrement les lésions précancéreuses

Le frottis cervico-utérin reste le moyen de référence pour dépister des cellules du col anormales qui pourraient donner naissance à un cancer. Cet examen doit être effectué tous les trois ans, même chez les femmes qui ont été vaccinées contre le HPV.

Vacciner contre les infections à papillomavirus

La vaccination vient en complément du dépistage par frottis. Deux vaccins destinés à prévenir les infections par certains types d'HPV liés au cancer du col sont commercialisés depuis quelques années en France (CERVARIX, GARDASIL). La vaccination est recommandée pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu'à 19 ans révolus. Ces vaccins sont remboursés à 65 % par l’Assurance maladie. Ils sont administrés en trois injections. Leur durée de protection n’a pas encore été clairement établie.

Comme ces vaccins ne protègent que contre certains types d’HPV (les types 16 et 18 responsables d'environ 70 % des cancers du col), le dépistage par frottis, même de manière moins fréquente, reste absolument indispensable. On ignore si ces vaccins peuvent contribuer à la prévention du cancer du col chez les femmes déjà infectées par les HPV.

Les effets indésirables les plus fréquents de ces vaccins sont de la fièvre, des réactions au point d’injection (rougeur, douleur, démangeaisons) et des maux de tête. D'autres effets, tels que de malaises (évanouissement) peu après l’injection, sont parfois observés. Des cas de sclérose en plaques (SEP) ont été rapportés en France chez des jeunes femmes vaccinées par le GARDASIL (15 cas sur 5 millions de doses administrées en France). En novembre 2013, l'Agence du médicament (ANSM) a rappelé que les données de la littérature internationale ne montrent pas d'augmentation de l'incidence des maladies auto-immunes, ni plus particulièrement de sclérose en plaques, après une vaccination par ce vaccin (voir Actualités).

L'effet de ces vaccins sur la mortalité sera particulièrement sensible dans les pays en voie de développement où la pratique de frottis cervico-utérins réguliers n'est pas réalisable.

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