En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

La chirurgie dans le traitement du cancer du col de l'utérus

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Dans le contexte du traitement du cancer du col de l'utérus, la chirurgie est employée pour enlever les lésions précancéreuses ou la tumeur lorsque celle-ci est de petite taille et limitée au col de l'utérus. Les tumeurs de taille supérieure à quatre centimètres de diamètre ou qui sont étendues au-delà du col sont traitées par radiothérapie et chimiothérapie.

Le traitement chirurgical des lésions précancéreuses du col de l'utérus

Lorsque le frottis cervico-utérin révèle des lésions précancéreuses du col (dysplasie), il est nécessaire de les retirer pour éviter qu’elles évoluent en cancer. Cette intervention est généralement effectuée au cabinet du gynécologue ou lors d’une hospitalisation de jour. Elle nécessite au plus une anesthésie locale et se fait en utilisant un colposcope, une sorte de microscope qui permet de voir le col avec un certain grossissement.

Selon la taille de la lésion et sa préférence, le gynécologue va utiliser diverses techniques pour détruire la lésion (et un peu de tissu sain autour) :

  • la cryothérapie : l’application de froid brûle la lésion (comme pour traiter des verrues) ;
  • l’électrochirurgie (ou bistouri électrique) : un courant électrique est appliqué sur la lésion pour la détruire ou l’enlever ;
  • la chirurgie au laser : un rayon lumineux fortement chargé en énergie agit comme un scalpel ;
  • la conisation : cette technique consiste à enlever la lésion (ou la tumeur si elle est petite) en prélevant un fragment de col en forme de cône. La conisation est préférée aux autres techniques lorsque la lésion est un peu étendue.

Le traitement chirurgical des cancers invasifs du col de l'utérus

Lorsque le cancer du col est déclaré, avec une tumeur trop volumineuse pour pratiquer une conisation, des techniques chirurgicales plus complexes sont nécessaires. Elles sont pratiquées à l’hôpital, sous anesthésie générale.

L'ablation du col de l'utérus (trachélectomie)

La trachélectomie consiste à enlever le col de l’utérus et à connecter directement le reste de l’utérus avec le vagin. Cette technique est réservée au cas où le cancer est limité au col, lorsque la patiente souhaite avoir un ou des enfants après la chirurgie. Dans ce cas, une fois enceinte, un cerclage est posé pour fermer l’utérus et empêcher une fausse couche. La naissance se fait alors par césarienne et le cerclage est enlevé après la naissance de l’enfant.

Lorsque le chirurgien doit également enlever la partie supérieure du vagin et les ganglions lymphatiques locaux, on parle de « trachélectomie élargie ».

L'ablation de l'utérus (hystérectomie)

L’hystérectomie consiste à enlever complètement l’utérus (avec le col). Elle est pratiquée lorsque la tumeur est trop volumineuse pour faire une conisation et que la patiente ne souhaite pas ou plus avoir d’enfant. Lorsque le chirurgien enlève également les ganglions, on parle d’ « hystérectomie élargie ». Si la partie haute du vagin doit également être enlevée, on parle de « colpohystérectomie élargie ».

Les complications de la chirurgie du cancer du col de l'utérus

Les complications de la chirurgie du cancer du col de l’utérus sont plutôt observées lorsque le cancer a envahi les organes voisins ou qu’il a fallu enlever les ganglions lymphatiques qui drainent cette région.

Lorsque le cancer a envahi les organes voisins, les complications sont souvent associées à la vessie et aux canaux qui amènent l’urine des reins vers la vessie (les uretères) : rétention urinaire (qui peut durer quelques jours ou quelques semaines et nécessite l’usage d’une sonde pour uriner), rétrécissement des uretères, voire communication anormale (fistule) entre la vessie et le vagin, ou l’un des uretères et le vagin. Ces complications sont rares.

Lorsque les ganglions lymphatiques ont été enlevés, cette intervention peut provoquer une mauvaise circulation de la lymphe dans une jambe (ou les deux) : celle-ci gonfle et devient lourde et douloureuse, les éventuelles plaies qui s’y forment ont du mal à cicatriser et peuvent s’infecter. C’est le lymphœdème. Le traitement du lymphœdème repose sur le port d’un bandage compressif ou d’un bas de contention, associé à des séances de kinésithérapie (drainage lymphatique manuel).

La prévention du lymphœdème dans le cancer du col de l'utérus
Certaines mesures peuvent prévenir le lymphœdème ou éviter qu’il ne s’aggrave :
  • Faites les séances de kinésithérapie prescrites par le chirurgien et pratiquez régulièrement chez vous les exercices recommandés par le kinésithérapeute.
  • Protégez votre jambe et votre pied d’éventuelles blessures. En cas de plaie, désinfectez-la soigneusement le plus rapidement possible.
  • Attention aux sports que vous pouvez pratiquer. Demandez conseil à votre médecin avant de refaire du sport.
  • Évitez les bains chauds, les saunas, les hammams, les bains à remous, etc.
  • - Luttez contre l’embonpoint qui favorise l’apparition d’un lymphœdème.

Actualités

La téléconsultation sera remboursable pour l'ensemble des Français à partir du 15 septembre 2018 (illustration).

Téléconsultation par vidéo remboursée à partir de septembre 2018, télé-expertise rémunérée début 2019

80 % des syndromes de Takotsubo (syndrome du cœur brisé) touchent les femmes de plus de 50 ans (illustration).

Syndrome du cœur brisé (de Takotsubo) : publication d'un consensus d’experts, mais des questions demeurent

Le test Immunoscore prédit la progression du cancer du côlon en mesurant la présence de lymphocytes CD3 et CD8 cytotoxiques dans et autour de la tumeur (illustration).

Cancer du côlon : efficacité confirmée du test Immunoscore pour évaluer le risque de récidive après chirurgie