En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Le dépistage et le diagnostic du cancer du col de l'utérus

Mis à jour : Lundi 08 Avril 2019

Peut-on dépister le cancer du col de l'utérus ?

Le dépistage du cancer du col de l’utérus repose sur la recherche des lésions précancéreuses (également appelées dysplasies ou « néoplasies cervicales intra-épithéliales ») par le biais d’un frottis cervico-utérin (également appelé « frottis vaginal »), un examen simple, rapide et sans douleur. Ce frottis peut être réalisé par le médecin généraliste, un gynécologue, une sage-femme ou dans certains laboratoires d'analyses médicales sur préscription médicale. Il est remboursé à 70 % par l’Assurance maladie sur la base du tarif conventionnel.

Le frottis cervico-utérin consiste à frotter le col avec une petite brosse de façon à recueillir des cellules de la paroi du col qui sont ensuite envoyées dans un laboratoire spécialisé pour être analysées au microscope. L’analyse peut révéler des cellules anormales à divers stades de transformation vers l’état de cellules cancéreuses.

Néanmoins, ce test manque de sensibilité et 30 % des femmes qui présentent des lésions précancéreuses ne sont pas identifiées par le frottis. De nouveaux tests de dépistage, recherchant directement la présence du virus sont disponibles. Ces tests permettent d'identifier les femmes chroniquement infectées par les HPV avant l'apparition de lésions cellulaires (en France, une femme adulte sur dix est porteuse d'HPV). Ces femmes à risque augmenté peuvent alors être suivies avec des examens plus sensibles que le frottis.

Depuis plus de vingt ans, les femmes âgées de 25 à 65 ans sont invitées à faire un frottis de dépistage tous les trois ans. Malheureusement, on estime que seulement une Française sur deux suit scrupuleusement ce conseil, les autres étant dépistées trop peu souvent, voire pas du tout. Le dépistage insuffisant est particulièrement fréquent chez les femmes issues de milieux défavorisés.

En conséquence, la Haute autorité de santé a récemment demandé à l’État de mettre en place un plan de dépistage systématique du cancer du col de l’utérus, comme cela est pratiqué pour le cancer du sein (mammographie) ou celui du côlon (recherche de sang dans les selles). Si ces recommandations sont suivies, un frottis cervico-utérin gratuit sera systématiquement proposé tous les trois ans à chaque Française âgée de 25 à 65 ans (qui devront d’abord avoir obtenu deux frottis normaux à un an d’intervalle).

Comment diagnostique-t-on le cancer du col de l'utérus ?

Lorsque le médecin suspecte la présence d’un cancer du col de l’utérus, il a recours, au-delà de l’examen clinique et gynécologique, à divers examens complémentaires :

  • le prélèvement d’un fragment de col (biopsie) au cours d’un examen direct du col (« colposcopie ») ;
  • l’IRM du bassin pour évaluer une éventuelle extension du cancer.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de visualiser l’état de la vessie (« cystoscopie ») ou du rectum (« rectoscopie ») à la recherche d’extension de la tumeur. Une forme de scanner (tomodensitométrie) est parfois pratiquée.

De plus, en cas de suspicion de carcinome épidermoïde, un dosage sanguin est parfois effectué pour la confirmation du diagnostic et le suivi après le traitement (le « SCC »).

Comment soigne-t-on le cancer du col de l'utérus ?

Le traitement du cancer du col de l’utérus a pour objectif la guérison de la patiente, à défaut l’amélioration de sa qualité de vie et de sa survie, ainsi que le contrôle de l’évolution de la tumeur.

Le traitement est fonction de l’étendue du cancer au moment du diagnostic. Il peut reposer sur des mesures chirurgicales (pour enlever les lésions précancéreuses ou la tumeur), sur l’exposition à des radiations ionisantes (la radiothérapie) et sur l’administration de médicaments de chimiothérapie anticancéreuse. Ces traitements peuvent être utilisés seuls ou en association.

Comme pour les autres cancers, le traitement du cancer du col de l’utérus, lorsqu’il est à un stade déclaré et sévère, repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités de la patiente. Il est administré dans des centres de lutte contre le cancer accrédités par l’Institut national du cancer (INCa).

Le traitement des lésions précancéreuses ou des petites tumeurs peut être effectué par un gynécologue hors d’un centre de lutte contre le cancer.

Actualités

La vaccination contre la grippe par les pharmaciens pourra débuter en officine dès la campagne antigrippale 2019-2020 (illustration).

Vaccination contre la grippe et téléconsultation à l'officine : quelle rémunération pour les pharmaciens

Hommage à Jean-Philippe, notre ami et notre collègue, qui nous a quittés bien trop tôt.

Poussière d’étoiles...

Les pharmaciens d'officine pourront proposer la vaccination contre la grippe à partir de la saison grippale 2019/2020, sous réserve de respecter les obligations réglementaires (illustration).

Vaccination contre la grippe par les pharmaciens : les dispositions réglementaires publiées au Journal...