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Le diagnostic du cancer colorectal

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Lorsque le médecin suspecte la présence d'un cancer colorectal (par exemple après un test révélant la présence de traces de sang dans les selles), il prescrit un examen du rectum et du côlon : la coloscopie.

La coloscopie dans le cancer colorectal

coloscopie

La coloscopie consiste à observer la paroi du gros intestin et du rectum à l’aide d’une sonde endoscopique souple, un ensemble de fibres optiques capables d’illuminer et de filmer ces organes qui est introduit par l’anus. Cet examen s’effectue sous anesthésie générale et nécessite que le côlon soit vidé de son contenu (patient à jeun, prise de liquide de lavage intestinal avant l’examen, régime sans résidus et médicaments laxatifs quelques jours avant l’examen).

Cet examen permet de voir (et d’enlever) des polypes et, en cas de doute sur leur nature cancéreuse, de faire des prélèvements (biopsies) qui seront envoyés au laboratoire d’analyse pour confirmation.

Chez les personnes pour lesquelles la coloscopie est contre-indiquée (fragilité de la paroi des intestins, par exemple), un examen par IRM est effectué qui permet de reconstruire une vue de l’intestin en trois dimensions (« coloscopie virtuelle » ou « coloscanner »).

Les autres examens complémentaires dans le cancer colorectal

Pour le bilan pratiqué lors du diagnostic, le médecin peut également prescrire une prise de sang pour mesurer l’antigène carcino-embryonnaire (ACE), une substance produite par certaines cellules cancéreuses. Il peut également demander une échographie de l’abdomen et une radiographie des poumons, à la recherche d’éventuelles métastases.

Il peut également faire pratiquer une tomodensitométrie (un scanner qui nécessite l’injection dans le sang de produits à base d’iode) pour mesurer l’extension des tumeurs cancéreuses.

Enfin, il peut effectuer un toucher rectal ou vaginal pour évaluer la taille de la tumeur, ou faire pratiquer une échoendoscopie rectale, un examen échographique où une sonde fine est introduite dans le rectum par l’anus (aucune anesthésie n’est nécessaire pour cet examen).

Comment soigne-t-on le cancer colorectal ?

Les traitements du cancer colorectal varient selon sa localisation (côlon ou rectum) et son stade d’évolution. Ces traitements reposent sur la chirurgie (pour enlever la partie de l’intestin atteinte) et sur l’administration de chimiothérapie anticancéreuse, voire de radiothérapie (rayons ionisants).

Le traitement du cancer colorectal a pour objectif la guérison du patient (si le cancer a été diagnostiqué suffisamment tôt), l’amélioration de sa qualité de vie et la prévention des complications.

Comme pour les autres cancers, le traitement du cancer colorectal repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités du patient. Il est administré dans des centres de lutte contre le cancer accrédités par l’Institut national du cancer (INCa).

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