Cancer colorectal

Mis à jour : Lundi 18 Septembre 2017

Troisième cancer en terme de fréquence globale en France, le cancer du côlon et du rectum fait désormais l'objet d'un dépistage systématiquement proposé aux personnes âgées de plus de 50 ans. Lié à des facteurs génétiques, à l'alimentation et à l'hygiène de vie, le cancer colorectal est essentiellement une maladie des pays industrialisés. L'amélioration de son dépistage précoce et de ses traitements a fortement augmenté son taux de guérison.

Qu'est-ce que le cancer colorectal ?

mal au ventre

Le cancer colorectal est une forme de cancer qui atteint le gros intestin (côlon) ou le rectum (la partie de l’intestin située au-dessus de l’anus). Ce cancer fréquent est probablement lié à des facteurs génétiques et à un ensemble de facteurs de risque, dont certains alimentaires (alimentation trop riche en énergie et en viande rouge).

Dans la plupart des cas, le cancer colorectal se développe à partir de petites excroissances bénignes de la paroi de l’intestin, les polypes, qui peuvent être visualisés et éliminés lors d’un examen de l’intestin (coloscopie). Les personnes à risque de cancer colorectal et celles dont les selles contiennent des traces de sang doivent subir cet examen pour dépister et enlever préventivement d’éventuels polypes à risque cancéreux.

 

gros côlon, rectum et anus
Schéma côlon, rectum et anus

 

Le cancer colorectal est-il une maladie fréquente ?

En France, le cancer colorectal est le troisième cancer chez les hommes et le deuxième chez les femmes. Chaque année, environ 40 000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués (21 000 chez les hommes et 19 000 chez les femmes) et environ 17 000 personnes en décèdent tous les ans. On estime qu’environ une personne sur quinze souffrira de cancer colorectal au cours de sa vie.

Le cancer colorectal est plus fréquent dans les pays industrialisés, probablement à cause des modes alimentaires de ces pays (apport calorique élevé, consommation insuffisante d’aliments riches en fibres) et du mode de vie sédentaire.


Qui est à risque de cancer colorectal ?

En France, l’âge moyen de diagnostic des cancers colorectaux est de 70 ans. Certains facteurs de risque ont été identifiés :

  • l’âge : la quasi-totalité des cancers colorectaux sont observés chez des personnes de plus de 50 ans ;
  • une prédisposition familiale : le risque de cancer colorectal est multiplié par deux à trois si un parent du premier degré (parents, frères et sœurs, enfants) a eu un cancer colorectal. Ce risque augmente si le parent avait moins de 60 ans au moment du diagnostic, ou si deux parents du premier degré ont souffert de ce cancer ;
  • des antécédents personnels : les personnes qui ont déjà eu un cancer colorectal sont plus à risque d’en développer un autre ;
  • certaines maladies héréditaires du côlon : par exemple, la polypose familiale adénomateuse ou le syndrome de Lynch ;
  • les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique ;
  • le diabète de type 2 et l’obésité (qui sont des maladies liées à un apport calorique élevé et à une absence d’exercice physique régulier) ;
  • le manque d’exposition régulière au soleil (probablement par insuffisance du taux de vitamine D dans le sang) ;
  • le tabagisme ;
  • un excès de consommation de boissons alcoolisées ;
  • une alimentation riche en charcuteries, en grillades au barbecue et en aliments fumés (qui contiennent des substances favorisant l’apparition de cancers digestifs) ;
  • une alimentation pauvre en fibres alimentaires (présentes dans les fruits, les légumes, les céréales complètes).

Quelles sont les causes du cancer colorectal ?

Dans 60 à 80 % des cas, les cancers colorectaux apparaissent à partir de petites excroissances bénignes de la paroi du côlon et du rectum, les polypes. À partir de 50 ans, les polypes de la paroi intestinale sont fréquents. La plupart d’entre eux sont bénins et n’évolueront pas en cancer. Mais certains polypes peuvent, sous certaines conditions, se transformer en tumeurs cancéreuses. Cette transformation est lente, souvent plus de dix ans. Ces polypes peuvent être visualisés et enlevés lors d’une coloscopie.

Les facteurs qui conditionnent la transformation d’un polype en cancer colorectal ne sont pas identifiés.

Peut-on prévenir le cancer colorectal ?

Les mesures de prévention du cancer colorectal sont, pour la plupart, peu spécifiques et concernent tous les cancers :

De plus, il semblerait qu’une alimentation riche en fibres (céréales complètes, légumes et fruits crus, cuits, surgelés ou en conserve) contribue à prévenir le cancer colorectal, ainsi que d’autres cancers. Enfin, limiter sa consommation de charcuteries (saucisson, saucisse sèche, jambon cru, etc.), de grillades au feu de bois ou au barbecue, d’aliments fumés, ainsi que de viande rouge semble également réduire le risque de cancer colorectal.

Dans certains pays peu ensoleillés, les autorités de santé recommande la prise de suppléments de vitamine D en automne et en hiver, voire toute l’année pour les personnes âgées, les personnes qui sortent peu de chez elles ou de leur lieu de travail, et celles qui ont une peau noire.


Quels sont les symptômes du cancer colorectal ?

Pendant les premières années de la maladie, le cancer colorectal passe inaperçu, d’où l’importance du dépistage systématique pour un diagnostic précoce. Lorsqu’il est à un stade plus avancé, le cancer colorectal peut provoquer :

  • des diarrhées ou de la constipation inhabituelle durant plusieurs semaines ;
  • des maux de ventre et des ballonnements ;
  • la sensation d’avoir constamment envie d’aller aux toilettes ;
  • la présence de sang dans les selles ;
  • de la fatigue, une anémie et un amaigrissement.

Lorsqu’il est à un stade très avancé, des complications graves peuvent survenir : blocage du transit intestinal (occlusion), perforations de la paroi intestinale, infection de la cavité de l’abdomen (péritonite). De plus, des amas de cellules cancéreuses migrent, via la circulation sanguine, vers le foie ou les poumons où elles forment de nouvelles tumeurs, les métastases.

Comment évolue le cancer colorectal ?

Aujourd’hui, en France, on guérit un peu plus de la moitié des cancers colorectaux, en particulier lorsque ceux-ci sont diagnostiqués précocément. Le dépistage systématique du cancer colorectal a nettement augmenté le taux de survie de ce cancer. En France, le taux de survie global cinq ans après le diagnostic est de 56 % (55 % chez les hommes et 57 % chez les femmes).

Les stades d'évolution du cancer colorectal

En fonction des résultats des examens complémentaires, le médecin peut déterminer le stade d’évolution du cancer colorectal (ce qui conditionne son pronostic et son traitement). Pour cela, il utilise une classification dite « TNM » qui prend en compte les aspects de la tumeur du côlon ou du rectum, la présence éventuelle de cellules cancéreuses dans les ganglions, et l’existence éventuelle de métastases. En fonction du résultat de cette classification, le cancer colorectal est dit « de stade évolutif 0, I, II, III ou IV », de gravité croissante.


Peut-on dépister le cancer colorectal ?

médecin et son patient

Une détection précoce de la maladie, à un stade encore peu évolué permet d’avoir des traitements moins agressifs et d’augmenter les chances de guérison.

En France, un test de dépistage du cancer colorectal est systématiquement proposé, aux personnes âgées de plus de 50 ans et de moins de 74 ans (l’âge au-delà duquel le dépistage systématique ne semble plus avoir d’intérêt).

Les personnes issues de familles où l’on a identifié une prédisposition génétique au cancer colorectal peuvent se voir proposer des coloscopies de dépistage régulières dès l’âge de 40 ans.

Enfin, un dépistage du cancer colorectal est systématiquement pratiqué lorsque le médecin diagnostique une anémie due à une carence en fer chez un adulte, sauf si une autre cause a été identifiée (règles abondantes, ulcère duodénal, par exemple).

Jusqu’au début de l'année 2015, un test de dépistage appelé Hémoccult était proposé gratuitement. Il repose sur la détection de traces de sang dans les selles (un signe de cancer colorectal, mais également d’autres maladies). Lorsque ce test est positif, une coloscopie (un examen de la paroi du côlon à l’aide d’une sonde souple) est systématiquement effectuée afin d’identifier l’origine des saignements. En effet, seul un test positif sur dix est dû à un cancer colorectal. En 2011/2012, seulement 31% de la population cible a effectué ce test. Ce mauvais chiffre semble être la conséquence de la réticence des patients face à la manipulation de selles nécessaire pour le test (il faut prélever 2 échantillons de la taille d'une lentille sur 3 selles consécutives).

Voir également : Dépistage organisé du cancer colorectal...

Un test immunologique désormais disponible

Un nouveau test plus pratique et plus fiable est disponible depuis le 6 mai 2015 pour le dépistage du cancer colorectal. Il s’agit d'un test immunologique.

Ce test est plus sensible que l’ancien test. Il détecte la présence anormale de sang dans les selles. Il réagit spécifiquement à la présence d’hémoglobine humaine, alors que l’ancien test Hémoccult pouvait être faussé par la présence d’hémoglobine animale liée à la consommation de viande.

Il est plus facile à réaliser : il ne nécessite qu'un seul échantillon de selles avec un bâtonnet à piquer dans les selles. Il est fourni gratuitement par votre médecin.

Un mode d'emploi en images du test immunologique a été mis en ligne sur le site de institut national du cancer. Découvrez la vidéo.


Lorsque le médecin suspecte la présence d'un cancer colorectal (par exemple après un test révélant la présence de traces de sang dans les selles), il prescrit un examen du rectum et du côlon : la coloscopie.

La coloscopie dans le cancer colorectal

coloscopie

La coloscopie consiste à observer la paroi du gros intestin et du rectum à l’aide d’une sonde endoscopique souple, un ensemble de fibres optiques capables d’illuminer et de filmer ces organes qui est introduit par l’anus. Cet examen s’effectue sous anesthésie générale et nécessite que le côlon soit vidé de son contenu (patient à jeun, prise de liquide de lavage intestinal avant l’examen, régime sans résidus et médicaments laxatifs quelques jours avant l’examen).

Cet examen permet de voir (et d’enlever) des polypes et, en cas de doute sur leur nature cancéreuse, de faire des prélèvements (biopsies) qui seront envoyés au laboratoire d’analyse pour confirmation.

Chez les personnes pour lesquelles la coloscopie est contre-indiquée (fragilité de la paroi des intestins, par exemple), un examen par IRM est effectué qui permet de reconstruire une vue de l’intestin en trois dimensions (« coloscopie virtuelle » ou « coloscanner »).

Les autres examens complémentaires dans le cancer colorectal

Pour le bilan pratiqué lors du diagnostic, le médecin peut également prescrire une prise de sang pour mesurer l’antigène carcino-embryonnaire (ACE), une substance produite par certaines cellules cancéreuses. Il peut également demander une échographie de l’abdomen et une radiographie des poumons, à la recherche d’éventuelles métastases.

Il peut également faire pratiquer une tomodensitométrie (un scanner qui nécessite l’injection dans le sang de produits à base d’iode) pour mesurer l’extension des tumeurs cancéreuses.

Enfin, il peut effectuer un toucher rectal ou vaginal pour évaluer la taille de la tumeur, ou faire pratiquer une échoendoscopie rectale, un examen échographique où une sonde fine est introduite dans le rectum par l’anus (aucune anesthésie n’est nécessaire pour cet examen).

Comment soigne-t-on le cancer colorectal ?

Les traitements du cancer colorectal varient selon sa localisation (côlon ou rectum) et son stade d’évolution. Ces traitements reposent sur la chirurgie (pour enlever la partie de l’intestin atteinte) et sur l’administration de chimiothérapie anticancéreuse, voire de radiothérapie (rayons ionisants).

Le traitement du cancer colorectal a pour objectif la guérison du patient (si le cancer a été diagnostiqué suffisamment tôt), l’amélioration de sa qualité de vie et la prévention des complications.

Comme pour les autres cancers, le traitement du cancer colorectal repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités du patient. Il est administré dans des centres de lutte contre le cancer accrédités par l’Institut national du cancer (INCa).


Le traitement du cancer du rectum repose en premier lieu sur la radiothérapie, c'est-à-dire l'administration localisée de rayons ionisants capables de tuer les cellules cancéreuses.

Le traitement du cancer du rectum selon son stade d'évolution

Le traitement du cancer du rectum varie selon son stade d’évolution :

  • Stades d’évolution 0 et I : le traitement est chirurgical et consiste à enlever la tumeur du rectum, voire le tissu avoisinant (mésorectum) et les ganglions qu’il contient. La radiothérapie est rarement pratiquée à ce stade.
  • Stades d’évolution II et III : radiothérapie, puis chirurgie consistant à enlever le rectum. Une chimiothérapie est souvent pratiquée, avant ou après la chirurgie.
  • Stade d’évolution IV : chirurgie selon l’emplacement et l’étendue de la tumeur, radiothérapie pour soulager les douleurs liés à la tumeur ou aux métastases, chimiothérapie pour améliorer la qualité de vie en soulageant les symptômes.

La radiothérapie dans le traitement du cancer du rectum

Dans le traitement du cancer rectal, le nombre de séances de radiothérapie est variable. La radiothérapie est le plus souvent administrée pendant quatre à cinq jours consécutifs (à raison d'une séance par jour) durant plusieurs semaines. Cette radiothérapie est souvent accompagnée d’une chimiothérapie pour réduire la taille de la tumeur et rendre les cellules cancéreuses plus sensibles aux radiations ionisantes.

Les effets indésirables de la radiothérapie du rectum
Les séances de radiothérapie nécessaires pour traiter le cancer du rectum peuvent provoquer certains effets indésirables. Ces effets peuvent apparaître après les séances, mais également à long terme, pendant les deux années qui suivent la radiothérapie. Ils ne sont heureusement pas tous ressentis par les patients. Les médecins spécialisés savent dépister ces effets précocément et aider leurs patients à mieux les supporter. Ces effets indésirables peuvent être :

La chirurgie dans le traitement du cancer du rectum

Cinq à sept semaines après la fin des séances de radiothérapie, une intervention chirurgicale est pratiquée pour enlever tout ou partie du rectum. Si le rectum est enlevé en totalité, et avant de joindre le côlon directement à l’anus, le chirurgien construit une poche avec un fragment du côlon. Ce réservoir pourra ensuite stocker les selles comme le faisait le rectum, et le patient mènera une vie normale. Pendant le temps nécessaire à la cicatrisation du réservoir, le patient porte une poche externe (une « stomie » ou anus artificiel) sur le côté du ventre pour recueillir les selles. Cette stomie est temporaire et sera retirée lorsque le réservoir aura cicatrisé.


Le traitement du cancer du côlon repose essentiellement sur la chirurgie et, éventuellement, la chimiothérapie.

Le traitement du cancer du côlon selon son stade d'évolution

Le traitement du cancer du côlon varie selon son stade d’évolution :

  • Stades d’évolution 0 et I : chirurgie consistant à enlever la partie du côlon atteinte.
  • Stade d’évolution II : chirurgie consistant à enlever la partie du côlon atteinte et, éventuellement, chimiothérapie.
  • Stade d’évolution III : chirurgie consistant à enlever la partie du côlon atteinte et les ganglions avoisinants, suivie d’une chimiothérapie.
  • Stade d’évolution IV : si possible, chirurgie pour enlever la tumeur et les métastases (parfois deux interventions successives sont nécessaires), avec chimiothérapie entre les deux interventions chirurgicales ou si la chirurgie n’est pas possible. Cette chimiothérapie peut être associée à d’autres types de traitement injectables (« thérapie ciblée » avec des anticorps monoclonaux comme, par exemple, le bavacizumab).

La chirurgie dans le traitement du cancer du côlon

Le traitement chirurgical du cancer du côlon est effectué systématiquement. En l’absence de métastases, il est pratiqué dès le diagnostic.

Le traitement chirurgical du cancer du côlon consiste à retirer la partie du côlon atteinte de cancer, ainsi que le tissu qui l’entoure (mésocôlon) et au moins une douzaine de ganglions avoisinants qui seront analysés au laboratoire à la recherche de cellules cancéreuses.

Selon la taille de la tumeur, cette intervention peut se faire pendant une coloscopie (pour enlever un polype cancéreux identifié précocément), par cœlioscopie (à travers de petits orifices de la paroi abdominale grâce à des instruments montés sur des sondes) ou par chirurgie classique (ouverture de l’abdomen ou laparotomie).

La chimiothérapie dans le traitement du cancer du côlon

Si des métastases ont été identifiées, une chimiothérapie anticancéreuse est pratiquée avant l’intervention chirurgicale pour réduire la taille de la tumeur et tester sa sensibilité à la chimiothérapie. Une chimiothérapie peut également être administrée après la chirurgie si le médecin suspecte un risque élevé de récidive.

Les effets indésirables de la chimiothérapie du cancer du côlon
La chimiothérapie nécessaire pour traiter le cancer du côlon peut provoquer certains effets indésirables. Ces effets ne sont heureusement pas tous ressentis par les patients. Les médecins spécialisés savent aider leurs patients à prévenir ces effets indésirables à l’aide de traitements spécifiques, et à mieux les supporter lorsqu’ils surviennent. Ces effets indésirables peuvent être :

Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge du cancer colorectal ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux des cancers. En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à réduire les effets indésirables des traitements de chimiothérapie, combat la fatigue et la dépression, et peut réduire le risque de récidive.

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant de cancers : par exemple, athlétisme, basket-ball, canoë-kayak, escrime, football, karaté, et tennis de table.

Dans le cadre des cancers, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (lutte contre la fatigue, amélioration de l’humeur, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).


Le suivi médical après un cancer colorectal

Les personnes qui ont subi un traitement contre le cancer colorectal font l’objet d’un suivi médical rapproché pendant plusieurs années, afin de dépister rapidement d’éventuelles récidives.

En général, pendant les deux années qui suivent le traitement, ces patients font des examens de contrôle (tomodensitométrie ou échographie) tous les trois à six mois pendant deux ans, puis tous les ans pendant trois ans. Une coloscopie est également pratiquée après six mois, puis un an plus tard. Ensuite, des coloscopies de contrôle peuvent être faites tous les deux à trois ans. Des examens sanguins sont également pratiqués, à la recherche de l’antigène carcino-embryonnaire (ACE).

Les signes qui doivent amener à consulter après un cancer colorectal

Certains symptômes doivent inciter les personnes qui ont eu un cancer colorectal à contacter leur médecin :

  • des troubles du transit intestinal qui durent (diarrhées ou constipation) ;
  • des envies d’aller à la selle sans résultat ;
  • de la fatigue, une perte d’appétit ou un amaigrissement ;
  • des douleurs de l’anus ou du bas du dos ;
  • du sang dans les selles ;
  • des ballonnements ;
  • des douleurs en position assise.

Pour en savoir plus sur le cancer colorectal

L’Institut national du cancer (INCa) publie des guides destinés aux patients, complets et faciles à comprendre : cancer du côlon et cancer du rectum.


Sources et références de l'article "Cancer colorectal"