En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Le traitement du cancer de l'ovaire

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Comment soigne-t-on le cancer de l'ovaire ?

Outre la chirurgie (pour enlever la tumeur), le traitement du cancer de l’ovaire fait le plus souvent appel à la chimiothérapie anticancéreuse, avant ou après la chirurgie. La radiothérapie est très rarement utilisée.

Comme pour les autres cancers, le traitement du cancer de l’ovaire repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités du patient. Il est administré dans des centres de lutte contre le cancer accrédités par l’Institut national du cancer (INCa).

Le choix des traitements est réalisé en fonction du stade et du grade du cancer, c'est-à-dire de son étendue et de son degré d’agressivité. Plusieurs médecins de différentes spécialités se réunissent pour évaluer les différentes options de traitements possibles, en prenant en compte les caractéristiques de la tumeur, mais également l’âge et l’état de santé général de la patiente.

  • Stade IA et IB de grade 1 : le cancer est limité aux ovaires et n’est pas « agressif ». La chirurgie est le seul traitement recommandé. Elle consiste à retirer les deux ovaires, les trompes de Fallope et l’utérus. Chez les jeunes femmes désirant avoir des enfants, un traitement compatible avec une future grossesse peut être discuté : il consiste à n’enlever que l’ovaire atteint et la trompe de Fallope qui lui est liée.
  • Stade IA et IB de grade 2 : le cancer est limité aux ovaires et « peu agressif ». La chirurgie est le traitement principal. Elle consiste à retirer les deux ovaires, les trompes de Fallope et l’utérus. Une chimiothérapie peut être discutée mais elle n’est pas toujours nécessaire.
  • Stade IA et IB de grade 3, stade IC, stades II, stades IIIA et IIIB : le traitement chirurgical consiste à retirer les deux ovaires, les trompes de Fallope, et l’utérus. Il est suivi d’une chimiothérapie.
  • Stade IIIC : le cancer s’est étendu au péritoine sous forme de métastases de plus de deux centimètres de diamètre ou aux ganglions pelviens. Le traitement chirurgical consiste à retirer les deux ovaires, les trompes de Fallope et l’utérus. Il est suivi ou éventuellement précédé d’une chimiothérapie. Une chimiothérapie intrapéritonéale peut être discutée : elle consiste à injecter les médicaments de chimiothérapie directement dans la cavité abdominale.

Lorsque le cancer s’est étendu au-delà du péritoine (foie, poumons, stade IV), la chimiothérapie est le traitement principal. La chirurgie n’est pas systématique. Elle peut être discutée au cas par cas, si le chirurgien pense pouvoir enlever la totalité de la tumeur ainsi que les métastases.

Le traitement des formes rares de cancer de l'ovaire

Les formes rares des cancers de l’ovaire regroupent différents types de tumeurs : les tumeurs des cellules folliculaires, les tumeurs des cellules du stroma et les tumeurs dites « frontières » (ou « borderline »).

Le traitement de ces cancers rares de l’ovaire consiste à ne retirer que l’ovaire atteint et à administrer ensuite une chimiothérapie. Si des tumeurs sont disséminées dans l’abdomen, celles-ci ne sont pas enlevées au cours de l’opération car la chimiothérapie suffit à les éliminer efficacement, sans compromettre les chances de grossesse ultérieure.

Ces cancers rares de l’ovaire doivent être pris en charge dans des centres spécialisés.

Actualités

Le jeûne et les régimes restrictifs ne sont pas recommandés pour prévenir ou guérir le cancer (illustration).

Cancer : le jeûne et les régimes restrictifs non recommandés faute de démonstration de leur utilité

Les corticoïdes inhalés sont le traitement de fond de référence de l'asthme modéré de l'enfant (illustration).

Asthme de l'enfant : impact de la prise de corticoïdes, inhalés ou non, sur le risque de fractures

Les arrêts cardiaques pendant ou juste après l'amour restent rares (illustration).

Arrêt cardiaque lié à l’acte sexuel : peu fréquent mais de mauvais pronostic malgré la présence d’un