En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Qui est à risque de cancer du poumon ?

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Certains facteurs de risque de développer un cancer du poumon ont été identifiés. Parmi ceux-ci, le tabac est de loin le plus fréquemment impliqué dans l'apparition des cancers du poumon.

La fumée de tabac et le cancer du poumon

Le tabagisme est le facteur de risque de cancer du poumon le plus important : il est associé à plus de 80 % des cas diagnostiqués et à environ 70 % des décès dus aux cancers du poumon. Les fumeurs ont un risque dix fois plus élevé qu’un non fumeur de développer un cancer du poumon. Toutes les formes de tabac sont concernées : cigarettes normales ou « light », cigares, pipe, chicha (narguilé), bidis, etc.

Le risque de cancer du poumon augmente pour les gros fumeurs et ceux qui fument depuis de nombreuses années (donc ceux qui ont commencé jeune), mais il ne semble pas exister de seuil de consommation en dessous duquel le risque de cancer du poumon d’un fumeur occasionnel serait égal à celui d’un non fumeur.

Les personnes qui sont régulièrement exposées à la fumée des autres (tabagisme passif) ont également un risque plus élevé de cancer du poumon (risque augmenté de 26 %).

Le tabagisme augmente également le risque de nombreuses autres formes de cancer : œsophage, bouche, gorge, vessie, côlon, rectum, pancréas, col de l’utérus, rein, foie, etc.

L'exposition à des substances cancérigènes et le cancer du poumon

De nombreuses substances chimiques ont été identifiées comme pouvant augmenter le risque de développer un cancer du poumon lorsqu’elles sont inhalées de manière répétée : amiante, chrome, arsenic, radon, produits issus du charbon, carburants, microparticules issues des moteurs diesel ou des poêles à bois, nickel, chlorure de vinyle, etc. L’exposition à ces substances serait à l’origine d’environ 15 % des cancers des poumons.

Dans la plupart des cas, l’exposition à ces substances se fait dans le cadre du travail et certains cancers du poumon sont, de ce fait, considérés comme des maladies professionnelles.

L’exposition au radon, un gaz radioactif inodore issu de la dégradation de l’uranium naturellement contenu dans le sol, est particulière car elle peut se produire au domicile. Dans certaines régions (en France : le Massif Central, la Bretagne, les Vosges et la Corse), la présence de radon peut poser problème pour la santé publique lorsque ce gaz s’accumule dans des espaces fermés, publics ou privés. Le radon pénètre dans les bâtiments par les sols non étanches ou en béton, les drains et les pompes destinées à vider les puisards. En France, on estime que l’exposition chronique au radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac.

Le rôle de la pollution atmosphérique dans l’apparition des cancers du poumon est suspecté mais des études complémentaires sont nécessaires pour en évaluer l’influence de manière précise.

Amiante et cancer du poumon
Les personnes qui ont été en contact de manière répétée avec de la poussière d’amiante ont un risque 50 à 90 fois plus élevé de développer une forme particulière de cancer du poumon, le mésothéliome pleural. Ce cancer rare (environ 1 000 nouveaux cas par an) touche l’enveloppe du poumon (la plèvre). Il est plus fréquent chez les hommes, en particulier les fumeurs, et peut être relié à une exposition à l’amiante dans 80 % des cas.

Antécédents personnels de maladie respiratoire et cancer du poumon

Les personnes qui ont des antécédents de maladie des poumons (BPCO, emphysème, tuberculose, silicose, etc.) ou de cancer des poumons ont un risque plus élevé de cancer du poumon. De plus, les personnes exposées aux rayons ionisants (radiographies répétées avant 30 ans, radiothérapie anticancéreuse, etc.) auraient également un risque accru de développer un cancer du poumon.

Actualités

Le jeûne et les régimes restrictifs ne sont pas recommandés pour prévenir ou guérir le cancer (illustration).

Cancer : le jeûne et les régimes restrictifs non recommandés faute de démonstration de leur utilité

Les corticoïdes inhalés sont le traitement de fond de référence de l'asthme modéré de l'enfant (illustration).

Asthme de l'enfant : impact de la prise de corticoïdes, inhalés ou non, sur le risque de fractures

Les arrêts cardiaques pendant ou juste après l'amour restent rares (illustration).

Arrêt cardiaque lié à l’acte sexuel : peu fréquent mais de mauvais pronostic malgré la présence d’un