En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Les traitements médicamenteux du cancer de la prostate

Mis à jour : Lundi 18 Septembre 2017

Les traitements médicamenteux du cancer de la prostate sont essentiellement des traitements hormonaux qui bloquent la croissance des cellules cancéreuses en bloquant la sécrétion ou l'action de la testostérone. Ces traitements font partie de deux familles : les analogues de la LHRH et les anti-androgènes. Ils sont plutôt prescrits pour traiter les cancers localisés à risque élevé, ceux localement avancés et ceux avec atteinte ganglionnaire, mais peuvent également être utiles contre les autres stades du cancer de la prostate.

Les analogues de la LHRH dans le traitement du cancer de la prostate

Les analogues de la LHRH (contenant de la buséréline, de la goséréline, de la leuproréline ou de la triptoréline) bloquent l’action de la LHRH, l’hormone qui stimule la sécrétion de la testostérone par les testicules. Ils sont administrés en injections sous la peau à un rythme variable selon le médicament (tous les un, trois, quatre ou six mois), pour toute la vie du patient. Le début du traitement peut provoquer une augmentation temporaire du taux de testostérone dans le sang qui nécessite la prescription simultanée d’anti-androgènes pendant quelques semaines.

Les éventuels effets indésirables des analogues de la LHRH sont les bouffées de chaleur, des douleurs des seins, des nausées et des vomissements, une baisse du désir sexuel et des troubles de l’érection, de la fatigue, des maux de tête, de la transpiration excessive, une prise de poids, etc. À long terme, les analogues de la LHRH peuvent être à l’origine d’une ostéoporose (fragilisation des os) qui nécessite un traitement spécifique.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Mai 2018

Hormones de synthèse

Les anti-androgènes dans le traitement du cancer de la prostate

Les médicaments anti-androgènes (contenant de l’acétate de cyprotérone, du bicalutamide, du flutamide ou du nilutamide) bloquent l’action de la testostérone. Ils sont administrés sous forme de comprimés.

Leurs effets indésirables sont similaires à ceux des analogues de la LHRH avec, également, une sécheresse de la peau, des gonflements des jambes et, dans le cas du nilutamide, des troubles de la vision des couleurs.

Légende
Médicament générique
L'ablation des testicules dans le cancer de la prostate
Chez les personnes très âgées ou pour lesquelles la vie sexuelle n'est plus un souci, il est possible de réduire le taux de testostérone dans le sang en enlevant chirurgicalement les testicules (ou leur partie centrale). Les effets indésirables de cette intervention sont identiques à ceux des traitements hormonaux. Ce type de traitement reste relativement rare.

La chimiothérapie anticancéreuse dans le traitement du cancer de la prostate

Dans le contexte du cancer de la prostate, la chimiothérapie n’est utilisée que dans des cas très particuliers de cancers métastasés qui résistent à un traitement hormonal (les cancers dits « hormonorésistants »).

Le plus souvent, elle consiste en séances de perfusion intraveineuse (les « cures ») tous les jours ou par cycles de deux jours espacés de deux semaines. Elle peut éventuellement se faire par voie orale (comprimés). Ses éventuels effets indésirables sont les nausées et les vomissements, une coloration bleu vert des urines, des yeux rouges, des plaies de la bouche, des fourmillements et des engourdissements des pieds et des mains, de la fatigue, une baisse des défenses immunitaires, des diarrhées, etc.

Actualités

L'étude Vican5 a été réalisée par l'Inserm et publiée le 20 juin 2018 sur le site de l'Inca.

VICAN5 : 5 ans après un diagnostic de cancer, 33 % des patients n’ont pas de suivi en médecine générale

Les troubles de l'érection sont associés à un risque cardiovasculaire deux fois plus élevé chez les hommes de plus de 60 ans (illustration).

Risque cardiovasculaire : nouvelles données favorables à une valeur prédictive de la dysfonction érectile

La téléconsultation sera remboursable pour l'ensemble des Français à partir du 15 septembre 2018 (illustration).

Téléconsultation par vidéo remboursée à partir de septembre 2018, télé-expertise rémunérée début 2019