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Les complications et l'évolution du myélome multiple

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Quelles sont les complications du myélome multiple ?

Chez 60 à 70 % des personnes atteintes de myélome multiple, la maladie entraîne des complications rénales : les immunoglobulines présentes en trop grande quantité dans le sang s’accumulent dans le rein et perturbent son fonctionnement. Dans les cas les plus sévères, on observe une insuffisance rénale aiguë dont les symptômes sont la fatigue, des œdèmes (gonflements) des pieds et des jambes, une production d’urine anormalement faible ou anormalement élevée, etc.

La prévention de l’insuffisance rénale aiguë est essentielle lors de myélome multiple, en particulier en évitant la déshydratation et les médicaments qui peuvent la favoriser (par exemple, les médicaments contre la douleur de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens : ibuprofène, kétoprofène, etc., ou les produits de contraste iodés administrés avant certains examens d’imagerie médicale).

De plus, l’existence d’un myélome multiple augmente légèrement le risque de développer certains cancers : cancer du côlon (gros intestin) et cancer du sein. Les patients atteints de myélome multiple âgés de 50 à 74 ans doivent effectuer un dépistage des cancers du côlon et du sein tous les deux ans.

Comment évolue le myélome multiple ?

Sans traitement, le myélome multiple met la vie du patient en danger par ses conséquences sur le rein, le sang et les os. En 2005, en France, le taux de survie cinq ans après le diagnostic d’un myélome multiple était d’environ 40 %. L’arrivée de nouveaux traitements a sans aucun doute amélioré ce chiffre, mais les données plus récentes manquent.

Les stades d'évolution du myélome multiple

Les médecins disposent de deux échelles pour mesurer le stade d’évolution d’un myélome multiple :

  • la classification de Durie-Salmon, basée sur la mesure des taux sanguins d’hémoglobine, de calcium et d’immunoglobulines, ainsi que sur le nombre de lésions osseuses. Elle est utilisée pour déterminer le traitement le plus adapté au patient.
  • la classification ISS, fondée sur la mesure de diverses protéines du sang, qui permet d’évaluer le pronostic de la maladie (la durée de survie moyenne).

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