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La reconstruction du sein après la chirurgie

Mis à jour : Lundi 18 Septembre 2017

Lorsque le traitement du cancer du sein impose d’enlever la totalité du sein, il existe différentes manières pour que l’esthétique de la patiente en souffre le moins possible.

Les méthodes utilisées peuvent être le port d’une prothèse externe (placée dans le soutien-gorge ou collée à la peau) ; la mise en place d’un implant mammaire (comme lors d’une intervention de chirurgie esthétique) ; la reconstruction du sein avec des muscles de la patiente (« reconstruction par lambeau »).

Le choix de la technique utilisée est décidé d’un commun accord entre la patiente et son médecin qui lui explique les différentes modalités. Une première phase de la reconstruction mammaire est parfois effectuée lors de l’intervention destinée à retirer le sein malade, mais il est le plus souvent nécessaire d’attendre la fin des traitements par radiothérapie ou par chimiothérapie.

Les prothèses externes dans le cancer du sein

Il existe de nombreux types de prothèse externe du sein. Elles peuvent être :

  • temporaires : de petits coussinets souples et légers à glisser dans le soutien-gorge ;
  • partielles : également appelées « coquilles » ou « enveloppes », elles se placent directement au contact de la peau, dans un soutien-gorge normal ou un soutien-gorge spécial muni d’une poche pour la prothèse, le soutien-gorge « post-mastectomie » ;
  • permanentes : ces prothèses ont la même apparence et le même poids que le sein normal. Elles sont portées dans un soutien-gorge normal ou spécial et sont parfois collées à la peau avec une colle spéciale. Ce sont les prothèses qui se rapprochent le plus de l’aspect naturel du sein sous les vêtements.

Le choix d’une prothèse se fait sur les conseils d’un prothésiste spécialisé. Il existe également des prothèses adaptées au sport ou au port d’un maillot de bain. Les prothèses de sein sont remboursées par l’Assurance maladie sur la base de 69,75 € par prothèse, le reste du prix (souvent élevé) étant soit pris en charge par l’assurance santé complémentaire (la mutuelle) de la patiente, soit payé de sa poche.

La pose d'un implant mammaire et la reconstruction par lambeau

Dans 70 à 80 % des cas de mastectomie totale, la patiente bénéficie d’une reconstruction du sein. Cette technique demande du temps car deux ou trois interventions chirurgicales sont souvent nécessaires :

  • pour reconstruire le volume du sein avec un implant ou un muscle ;
  • pour harmoniser les deux seins après cicatrisation du sein atteint ;
  • pour reconstruire l’aréole et le mamelon du sein atteint.

La pose d'un implant mammaire dans le cancer du sein

Si la patiente et son médecin optent pour la pose d’un implant mammaire rempli d’une solution saline ou de silicone, il se peut qu’il n’existe plus suffisamment de peau pour reconstruire un sein identique à celui qui a été enlevé.

Dans ce cas, le chirurgien pose d’abord un implant plat (la « prothèse d’expansion ») qui possède la particularité de pouvoir être progressivement gonflé par des injections de solution saline directement à l’intérieur de l’implant (à travers la peau). Cet implant provisoire sera gonflé petit à petit chaque semaine, laissant ainsi à la peau le temps de se détendre. Après deux à trois mois, l’implant gonflable est retiré et remplacé par un implant permanent.

Le principal inconvénient de la pose d’un implant mammaire est qu’il est difficile d’obtenir une harmonie de forme et de volume entre les deux seins. Les implants mammaires ont une taille limitée et, lorsque les seins sont gros, une chirurgie de l’autre sein est parfois nécessaire afin d'équilibrer leur apparence. Au bout de quelques années, il peut être nécessaire de remplacer l’implant.

La pose d’un implant mammaire après un cancer du sein est remboursé à 100 % par l’Assurance maladie, mais des dépassements d’honoraires peuvent survenir à la charge de la patiente ou de son assurance santé complémentaire.

La reconstruction par lambeau

Cette technique de reconstruction du sein se fait en déplaçant certains muscles de la patiente (avec leur innervation et leur circulation sanguine) pour les placer là où était le sein malade et lui redonner du volume. Les muscles utilisés sont le grand dorsal (sur le côté du dos, à proximité du sein malade) ou le grand droit de l’abdomen (la partie supérieure d’un des abdominaux, sous le sein malade).

Si la reconstruction par lambeau permet de recréer un sein plus naturel, cette technique est lourde. Elle demande plusieurs interventions chirurgicales et l’ensemble du processus dure entre un an et un an et demi. Elle crée une cicatrice supplémentaire, dans le dos ou sur le ventre. Cette technique est remboursée à 100 % par l’Assurance maladie mais, de nouveau, les dépassements d’honoraires sont fréquents.

Reconstruire le mamelon et l'aréole
La reconstruction du mamelon se fait en prélevant un petit fragment de peau ou d'oreille chez la patiente et en le greffant là où le mamelon devrait se trouver. L'aréole est recréée soit par greffe d'un fragment de peau plus foncée (pris sur l'autre aréole ou au niveau de la zone génitale) ou par tatouage.

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