En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Le diagnostic et le traitement des cancers de la vessie

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Comment diagnostique-t-on les cancers de la vessie ?

Suite à l’examen clinique, le médecin recherche la présence de sang dans les urines à l’aide d’une bandelette. S’il suspecte un cancer de la vessie, il prescrit une échographie du bassin et une analyse d’urines (pour y rechercher des cellules évoquant la présence d’un cancer).

Une cystoscopie est généralement prescrite : sous anesthésie locale, un tube très fin équipé d’une fibre optique est inséré dans la vessie par l’urètre, ce qui permet de visualiser une éventuelle tumeur (ou plusieurs, ce qui est fréquent).

La confirmation du diagnostic implique de prélever un fragment de l’éventuelle tumeur (biopsie, voir ci-dessous) et de l’analyser sous un microscope. Dans certains cas, un type particulier de scanner, l’uro-scanner (ou uro-TDM), est prescrit pour rechercher des tumeurs peu visibles. Si le cancer a envahi les organes voisins, un scanner ou une IRM du bassin peut également être prescrit.

La biopsie d'un cancer de la vessie
Prélever un fragment d'une tumeur de la vessie est indispensable au diagnostic et à la détermination du type de tumeur. Pour cela, il est nécessaire de pratiquer un prélèvement en passant par l'urètre (« résection transurétrale »). Sous anesthésie générale ou locorégionale (tout le bas du corps), un tube fin est inséré dans la vessie par l'urètre. À l'extrémité de ce tube se trouve un petit dispositif qui permet de prélever et d'aspirer des fragments (« copeaux ») de la tumeur. Ces fragments sont ensuite envoyés au laboratoire pour analyse. Ce prélèvement se pratique à l'hôpital au cours d'une hospitalisation de jour.

Comment soigne-t-on les cancers de la vessie ?

Les cancers de la vessie non infiltrant le muscle (les plus fréquents) sont traités par chirurgie (destruction de la tumeur) et, éventuellement, par chimiothérapie ou immunothérapie locale (administrée directement dans la vessie). Les cancers de la vessie infiltrant le muscle, plus avancés, sont traités en enlevant la vessie et les organes voisins, le plus souvent en association avec une chimiothérapie par voie intraveineuse. La radiothérapie (rayons ionisants) est parfois utilisée en association avec la chimiothérapie.

Comme pour les autres cancers, le traitement des cancers de la vessie repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités du patient. Il est administré dans des centres de lutte contre le cancer accrédités par l’Institut national du cancer (INCa).

D’autres soins et soutiens complémentaires, appelés soins de support, peuvent être mis en œuvre pour faire face aux conséquences de la maladie et de ses traitements : troubles de la continence, troubles de l’érection, fatigue, anxiété, troubles du sommeil, perte d’autonomie, problèmes sociaux, etc.

Actualités

Steve McQueen, atteint d'un mésothéliome pleural incurable, a reçu quelques mois avant son décès de grandes quantités de laétrile (substance extraite des amandes des noyaux d'abricot), sans succès (photo : Steve McQueen et Neile Adams en 1960)

Les amandes de noyaux d’abricots ne sont pas anti-cancer et peuvent être toxiques

De nouvelles recommandations de traitement contre l'infection sexuellement transmissible à Mycoplasma genitalium (illustration).

Infection à Mycoplasma genitalium : nouvelles recommandations face à une antibiorésistance croissante

La prise récente d'opiacés par les personnes âgées est associée à une augmentation du risque de chute et de mortalité toutes causes (illustration).

Opiacés chez les personnes âgées : le surrisque de chute est-il significatif ? Quel impact sur la mortalité