Cancer de la vessie

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Dans la vaste majorité des cas, les cancers de la vessie peuvent être guéris, même s'ils présentent une forte tendance à récidiver. Les cancers de la vessie représentent environ 10 000 nouveaux cas chaque année en France. La chirurgie en est le traitement principal, souvent en association avec une chimiothérapie locale, voire une immunothérapie.

Qu'appelle-t-on cancer de la vessie ?

schéma de vessie

Les cancers de la vessie regroupent des tumeurs qui naissent sur la paroi interne de la vessie, du fait d’une transformation cancéreuse des cellules qui composent la muqueuse (voir encadré ci-dessous). Le plus souvent, le cancer de la vessie est diagnostiqué tôt, avant que les cellules cancéreuses envahissent la partie musculeuse de la vessie ou les organes environnants.

Qu'est-ce que la vessie ?
La vessie est l'organe qui accumule l'urine avant que celle-ci soit éliminée (cette élimination est appelée « miction »). Elle reçoit l'urine qui arrive de façon continue des reins par les uretères et se vide par l'urètre, le canal qui la fait communiquer avec l'extérieur du corps.
La paroi interne de la vessie est constituée d'une couche de cellules dites « transitionnelles » qui forme ce que l'on appelle la « muqueuse ». Derrière la muqueuse se trouve une couche dite « musculeuse » qui contient les fibres musculaires qui permettent la contraction de la vessie au moment de la miction.

Les différents types de cancer de la vessie

Dans la très grande majorité des cas, les cancers de la vessie sont des cancers des cellules dites « transitionnelles », à la surface de la paroi interne de la vessie. Plus rarement, il arrive que d’autres types de cellules soient à l’origine du cancer de la vessie : cancer épidermoïde ou malpighien (environ 6 % des cas), adénocarcinome (environ 2 % des cas) ou cancer indifférencié (moins de 1 % des cas).

En cas de cancer « transitionnel », on distingue les tumeurs qui n’ont pas envahi la couche musculeuse (« tumeur de la vessie non infiltrante du muscle », TVNIM) et celles, plus avancées, qui ont déjà infiltré le muscle ou les organes voisins (« tumeur de la vessie avec infiltration musculaire », TVIM). Les TVNIM sont plus faciles à traiter que les TVIM.

Les cancers de la vessie sont-ils fréquents ?

En France, en 2009, environ 10 700 cancers de la vessie ont été diagnostiqués. Les cancers de la vessie sont quatre fois plus fréquents chez les hommes et sont le plus souvent diagnostiqués autour de l’âge de 70 ans.

Le nombre de cancers de la vessie diminue progressivement, probablement du fait de la baisse du tabagisme et d’un meilleur contrôle de l’exposition professionnelle aux substances chimiques qui en favorisent sa survenue. Mais il semble être de plus en plus fréquent chez les femmes, en lien avec l’augmentation croissante du tabagisme dans la population féminine.


Quels sont les facteurs de risque des cancers de la vessie ?

Certains facteurs de risque de cancer de la vessie ont été identifiés.

  • Le tabagisme serait responsable de plus la moitié des cas diagnostiqués. Les fumeurs ont trois fois plus de risque de développer un cancer de la vessie que les non fumeurs. Les substances chimiques contenues dans la fumée de cigarette se concentrent dans l’urine et affectent les cellules de la muqueuse de vessie. Les non fumeurs régulièrement exposés à la fumée de tabac (tabagisme secondaire) sont également davantage à risque.
  • Une exposition régulière et prolongée à certaines substances chimiques peut également favoriser l’apparition d’un cancer de la vessie : produits de la combustion du gaz naturel, goudrons et huile de houille, produits utilisés dans la fabrication de polyéthylènes et d’acryliques, produits liés à la fabrication et au développement des pellicules photographiques, sels de cadmium, dérivés chlorés présents dans l’eau des piscines, etc. Les cancers de la vessie peuvent apparaître des dizaines d’années après l’exposition à ces substances. De ce fait, un cancer de la vessie peut être reconnu comme une maladie professionnelle chez, par exemple, les chauffagistes, les ramoneurs, les personnes ayant travaillé dans l’industrie textile, celle du caoutchouc ou celle de l’aluminium, ainsi que chez les peintres en bâtiments.
  • Une irritation chronique de la vessie (par exemple du fait d’infections ou de calculs à répétition, en particulier chez les personnes âgées, ou du fait d’une infestation par le parasite responsable de la bilharziose) augmente également le risque de cancer de la vessie.
  • Un traitement par le cyclophosphamide (ENDOXAN), un médicament de chimiothérapie particulier, ou une radiothérapie au niveau du bassin (par exemple, pour traiter un cancer du col de l’utérus), sont également des facteurs de risques de cancer de la vessie.

Peut-on prévenir les cancers de la vessie ?

La principale mesure de prévention du cancer de la vessie est de ne pas fumer ou d’arrêter de fumer.

Pour les personnes qui, dans le cadre de leur activité professionnelle, sont amenées à manipuler des substances chimiques soupçonnées d’augmenter le risque de cancer de la vessie, des mesures de protection particulières doivent être prises et un suivi régulier avec des bandelettes urinaires pour détecter la présence de sang dans les urines permet de dépister de façon précoce un éventuel cancer de la vessie.


Quels sont les symptômes du cancer de la vessie ?

Dans 80 à 90 % des cas, le premier symptôme d’un cancer de la vessie est la présence de sang visible dans les urines, le plus souvent en fin de miction (juste avant de finir d’uriner). Dans environ 20 % des cas, le patient se plaint également de douleur en urinant, d’envies fréquentes d’uriner, de sensations de brûlures au niveau du pubis ou du périnée, de spasmes de la vessie ou de douleurs dans le bas du dos. Ces symptômes sont également ceux des infections urinaires (cystites), beaucoup plus fréquentes que les cancers de la vessie.

La phlébite, un signe à prendre en compte
Dans certains cas, le cancer de la vessie peut être responsable d'accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire). Le médecin peut donc être amené à rechercher un cancer de la vessie chez les personnes qui ont présenté ce type de maladie vasculaire.

Comment évoluent les cancers de la vessie ?

Dans 70 à 80 % des cas, les cancers de la vessie sont diagnostiqués alors que la tumeur n’a pas encore envahi la couche de fibres musculaires qui entourent la vessie. Sans traitement, la tumeur va se développer dans la paroi de la vessie et ensuite envahir les organes voisins de la vessie : ganglions, prostate, vésicules séminales, utérus, trompes de Fallope, ovaire, etc. Des cellules cancéreuses vont migrer dans la circulation sanguine jusqu’au foie, aux poumons, au cerveau, etc. Ce sont les métastases.

Avec un traitement approprié, le taux de survie cinq ans après le diagnostic de cancer de la vessie est de 80 à 90 % lorsque le cancer a été diagnostiqué au stade non invasif, et d’un peu moins de 50 % si la tumeur avait déjà envahi la couche musculeuse au moment du diagnostic.

Après guérison, le cancer de la vessie récidive fréquemment (dans 50 à 70 % des cas de tumeur de la vessie non invasive). Dans 10 à 30 % des cas de rechute, la tumeur a commencé à envahir la couche musculeuse de la paroi de la vessie lorsque la récidive est diagnostiquée. Pour dépister au plus tôt une éventuelle rechute, les personnes qui ont eu un cancer de la vessie sont suivies régulièrement et, ce, toute leur vie.

Les stades d'évolution du cancer de la vessie
En fonction du résultat des examens complémentaires, le médecin peut déterminer le stade d'évolution du cancer de la vessie. Pour cela, il utilise une classification dite « TNM » qui prend en compte les aspects de la tumeur de la vessie, la présence éventuelle de cellules cancéreuses dans les ganglions, et l'existence éventuelle de métastases. Cette classification de l'étendue et de la gravité du cancer permet à l'équipe médicale de choisir le traitement le plus approprié aux particularités de chaque patient.

Comment diagnostique-t-on les cancers de la vessie ?

Suite à l’examen clinique, le médecin recherche la présence de sang dans les urines à l’aide d’une bandelette. S’il suspecte un cancer de la vessie, il prescrit une échographie du bassin et une analyse d’urines (pour y rechercher des cellules évoquant la présence d’un cancer).

Une cystoscopie est généralement prescrite : sous anesthésie locale, un tube très fin équipé d’une fibre optique est inséré dans la vessie par l’urètre, ce qui permet de visualiser une éventuelle tumeur (ou plusieurs, ce qui est fréquent).

La confirmation du diagnostic implique de prélever un fragment de l’éventuelle tumeur (biopsie, voir ci-dessous) et de l’analyser sous un microscope. Dans certains cas, un type particulier de scanner, l’uro-scanner (ou uro-TDM), est prescrit pour rechercher des tumeurs peu visibles. Si le cancer a envahi les organes voisins, un scanner ou une IRM du bassin peut également être prescrit.

La biopsie d'un cancer de la vessie
Prélever un fragment d'une tumeur de la vessie est indispensable au diagnostic et à la détermination du type de tumeur. Pour cela, il est nécessaire de pratiquer un prélèvement en passant par l'urètre (« résection transurétrale »). Sous anesthésie générale ou locorégionale (tout le bas du corps), un tube fin est inséré dans la vessie par l'urètre. À l'extrémité de ce tube se trouve un petit dispositif qui permet de prélever et d'aspirer des fragments (« copeaux ») de la tumeur. Ces fragments sont ensuite envoyés au laboratoire pour analyse. Ce prélèvement se pratique à l'hôpital au cours d'une hospitalisation de jour.

Comment soigne-t-on les cancers de la vessie ?

Les cancers de la vessie non infiltrant le muscle (les plus fréquents) sont traités par chirurgie (destruction de la tumeur) et, éventuellement, par chimiothérapie ou immunothérapie locale (administrée directement dans la vessie). Les cancers de la vessie infiltrant le muscle, plus avancés, sont traités en enlevant la vessie et les organes voisins, le plus souvent en association avec une chimiothérapie par voie intraveineuse. La radiothérapie (rayons ionisants) est parfois utilisée en association avec la chimiothérapie.

Comme pour les autres cancers, le traitement des cancers de la vessie repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités du patient. Il est administré dans des centres de lutte contre le cancer accrédités par l’Institut national du cancer (INCa).

D’autres soins et soutiens complémentaires, appelés soins de support, peuvent être mis en œuvre pour faire face aux conséquences de la maladie et de ses traitements : troubles de la continence, troubles de l’érection, fatigue, anxiété, troubles du sommeil, perte d’autonomie, problèmes sociaux, etc.


L'objectif du traitement chirurgical des cancers de la vessie est, selon le stade du cancer, de retirer la totalité de la tumeur ou d'enlever la vessie et les organes voisins.

La chirurgie des cancers de la vessie non invasifs

chirurgie

Les cancers de la vessie, lorsqu’ils n’ont pas envahi la couche musculeuse, sont traités par une intervention chirurgicale appelée « résection transurétrale avec fulguration » très proche de la technique utilisée pour faire la biopsie de la tumeur à des fins diagnostiques.

Comment se passe la résection transurétrale avec fulguration ?

Sous anesthésie générale ou locorégionale (la partie inférieure du corps), un tube contenant une fibre optique est inséré dans la vessie par l’urètre. À l’extrémité de ce tube se trouve un dispositif capable de découper et d’aspirer la tumeur, fragment par fragment. Également présent à l’extrémité du tube, un dispositif de coagulation électrique (la « fulguration ») qui permet d’arrêter les saignements provoqués par la fragmentation de la tumeur.

Sauf dans le cas de tumeur présentant un risque quasi nul de récidive, la résection transurétrale est rapidement suivie par l’injection d’un médicament de chimiothérapie (la mitomycine C), directement dans la vessie. Ce médicament est laissé en place une ou deux heures pour agir sur les cellules cancéreuses qui n’auraient pas été aspirées pendant l’intervention.

Quels sont les effets indésirables de la résection transurétrale d'une tumeur de la vessie ?

Outre les éventuels effets indésirables et complications liés à toute forme de chirurgie (infection, fatigue, douleur, nausées, etc.), la résection transurétrale s’accompagne parfois de troubles urinaires transitoires : envie d’uriner plus fréquente, présence de sang dans les urines, etc. Ces effets indésirables évoquent les symptômes de la cystite.

Quelles suites au traitement chirurgical des cancers de la vessie non invasifs ?

En fonction du stade et du grade du cancer, et donc de son risque de progression et de récidive, le médecin peut prolonger la résection transurétrale par quelques semaines d’administration, directement dans la vessie, de la substance de chimiothérapie utilisée après l’intervention (mitomycine C) ou d’une substance destinée à stimuler l’immunité locale pour lutter contre d’éventuelles cellules cancéreuses (immunothérapie). Pour stimuler le système immunitaire, le médecin utilise le BCG (bacille de Calmette Guérin, la même souche de bacille tuberculeux atténué utilisée pour vacciner contre la tuberculose).

L’administration de ces substances commence une fois que la vessie a cicatrisé de la résection de la tumeur. Elles sont administrées une fois par semaine pendant huit semaines. Le choix entre la mitomycine C et le BCG dépend du risque de récidive de la tumeur. Les tumeurs à risque élevé de récidive sont plutôt traitées par BCG pendant huit semaines, suivies d’une période de repos de six semaines. Ensuite, le BCG est administré par cures de trois administrations hebdomadaires tous les six mois. Ce calendrier de traitement est variable selon la nature de la tumeur et la tolérance du patient pour le BCG.

Quels effets indésirables pour les traitements par la mitomycine C ou le BCG ?

L’administration de mitomycine C directement dans la vessie peut entraîner des symptômes évoquant ceux de la cystite (envies d’uriner, sensation de brûlure en urinant, etc.). Chez certaines personnes, des réactions d’allergie au niveau de la peau des organes génitaux ont été observées.

Les instillations de BCG peuvent également provoquer des symptômes de type cystite, ainsi que des douleurs locales ou une constipation. Rarement, le BCG passe dans le sang et provoque des effets indésirables évoquant la grippe : fièvre, courbatures, douleurs articulaires, fatigue, maux de tête, etc. Dans ce cas, un traitement antibiotique doit être rapidement prescrit. Enfin, certaines personnes développent de graves réactions allergiques au BCG qui empêchent son utilisation dans le traitement du cancer de la vessie.

La chirurgie des cancers de la vessie invasifs

Lorsque le cancer de la vessie a envahi le muscle de la paroi, il est nécessaire d’enlever la vessie complètement, ainsi que les organes voisins : ganglions, prostate, vésicules séminales, ovaires, trompes de Fallope, utérus. C’est la cystectomie totale. Dans de rares cas, il est possible de n’enlever qu’une partie de la vessie (cystectomie partielle). Parfois, une séance de chimiothérapie intraveineuse précède la chirurgie.

Comment le chirurgien compense-t-il l'absence de la vessie ?

Lorsque la vessie a été enlevée, le chirurgien doit mettre en place une alternative à l’accumulation et à l’élimination des urines. Plusieurs techniques sont envisageables. Parfois, il est possible de reconstituer une vessie avec une partie du gros intestin et de la connecter avec les uretères et l’extérieur. Dans d’autres cas, le chirurgien peut proposer de relier les uretères à une ouverture dans la paroi du ventre (stomie urinaire). L’urine est recueillie dans une poche extérieure fixée à la stomie (à la manière des « anus artificiels » pour les selles). Cette poche est vidée régulièrement.

Quels sont les effets indésirables de la cystectomie ?

Outre les éventuels effets indésirables et complications liés à toute forme de chirurgie (infection, fatigue, douleur, nausées, etc.), la cystectomie peut, chez l’homme, provoquer des lésions des nerfs qui contrôlent l’érection. Les troubles qui en résultent (impuissance) peuvent être traités par l’administration de médicaments adaptés. Chez la femme jeune, l’ablation de l’utérus entraîne une stérilité et l’ablation des ovaires est suivie d’une ménopause.

Lorsqu’une nouvelle vessie est reconstruite par le chirurgien, l’acquisition de la continence urinaire peut demander du temps.

Dans le cas du port d’une poche urinaire, les problèmes les plus fréquents sont des fuites d’urine ou des irritations de la peau au niveau de la partie adhésive. Un avis auprès d’un infirmier ou une infirmière spécialisée en stomatothérapie peut être nécessaire.


La radiothérapie dans le traitement des cancers de la vessie

Dans le cadre du traitement des cancers de la vessie, la radiothérapie est plutôt utilisée chez les personnes pour lesquelles la chirurgie n’est pas envisageable, éventuellement associée à la chimiothérapie.

La radiothérapie des cancers de la vessie en pratique

La radiothérapie des cancers de la vessie se déroule le plus souvent sur une période de cinq à six semaines, à raison de cinq séances par semaine. Chaque séance dure environ un quart d’heure, dont quelques minutes d’exposition aux rayons.

Les effets indésirables de la radiothérapie des cancers de la vessie

Les séances de radiothérapie destinées à traiter les cancers de la vessie peuvent entraîner des effets indésirables :

  • des diarrhées ou de fausses envies d’aller à la selle ;
  • des envies d’uriner fréquentes ou soudaines et urgentes ;
  • des douleurs pendant les rapports sexuels (chez les femmes).

Ces effets indésirables peuvent également apparaître après la fin des séances de radiothérapie (jusqu’à trois mois après). Des traitements spécifiques peuvent être prescrits pour les soulager.

La chimiothérapie dans le traitement des cancers de la vessie

Dans le cadre du traitement des cancers de la vessie, une chimiothérapie intraveineuse est parfois administrée en particulier après la radiothérapie, pour éliminer d’éventuelles cellules cancéreuses restantes et réduire le risque de récidive. Cette chimiothérapie est systématique lorsque des métastases sont présentes dans les autres organes (foie, poumon, cerveau, etc.).

Les effets indésirables de la chimiothérapie des cancers de la vessie
Les effets indésirables des médicaments de chimiothérapie sont variables selon les substances prescrites. Le plus souvent, ce sont des nausées, des vomissements et des diarrhées, de la fatigue, une baisse du nombre de globules rouges et de globules blancs (à l’origine d’une anémie et d’une sensibilité plus grande aux infections), une toxicité pour les reins, des troubles nerveux (picotements, engourdissement, sensations de brûlure par exemple), des troubles de l’audition (bourdonnement d’oreilles ou baisse d’audition) ou la chute des cheveux et des poils.

Les autres traitements prescrits lors de cancer de la vessie

Certains traitements peuvent être prescrits pour réduire le risque de récidive du cancer de la vessie ou pour prévenir des complications de la chirurgie :

  • après l’intervention chirurgicale, des anticoagulants ainsi que des bas de contention sont prescrits pour éviter une phlébite ou une embolie pulmonaire ;
  • des substituts nicotiniques peuvent être prescrits pour aider le patient à cesser de fumer. L’arrêt du tabac est essentiel pour réduire le risque de récidive du cancer de la vessie.

Le suivi médical après un cancer de la vessie

Les personnes qui ont eu un cancer de la vessie sont régulièrement suivies pour dépister rapidement une récidive. Ce suivi médical dépend du stade auquel le cancer a été diagnostiqué et des traitements qui ont été administrés. Il dure au minimum cinq ans et repose sur des consultations régulières :

  • à trois, six et douze mois la première année ;
  • une ou deux fois par an ensuite.

Les consultations sont complétées par des examens complémentaires comme la cystoscopie, l’analyse des cellules présentes dans les urines, ou un scanner de la vessie.

Quand consulter après un cancer de la vessie ?
Chez les personnes qui ont eu un cancer de la vessie, la présence de sang dans les urines (ou toute sensation douloureuse au niveau de la vessie) doit systématiquement amener à consulter rapidement le médecin traitant.

Pour en savoir plus sur les cancers de la vessie

La Haute autorité de santé (HAS) et l'INCa publient des guides destinés aux patients, complets et faciles à comprendre. Découvrez le guide consacré au cancer de la vessie.


Sources et références de l'article "Cancer de la vessie"