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Mélanome (cancer de la peau)

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Le mélanome est l'une des formes les plus graves de cancer de la peau (cutanés). Même s'il ne représente que 10 % des cancers cutanés, le mélanome est à l'origine de la grande majorité des décès dus à ce type de cancer. Pour cette raison, il est important de connaître les modalités de sa prévention (la protection contre le soleil, en particulier chez les enfants et les personnes qui ont la peau claire) et de son dépistage (la surveillance des grains de beauté).

Les différents types de cancer de la peau

mélanome

Le terme « cancer de la peau » correspond à la présence de cellules anormales au sein de la peau, cellules qui se multiplient de façon anarchique pour former une tumeur (un « carcinome »). Selon le type de cancer, ces cellules peuvent rester localisées dans la peau (cancers dits « in situ » ou « localisés ») ou envahir les ganglions proches de la tumeur, voire d’autres organes (mélanomes dits « invasifs »).

Les cancers de la peau qui ne sont pas des mélanomes

Les cancers de la peau autres que les mélanomes sont les plus fréquents (90 % des cas, avec au moins 65.000 cas chaque année en France). Ces cancers se soignent bien s’ils sont diagnostiqués rapidement. Il en existe essentiellement deux formes : le carcinome basocellulaire et le carcinome épidermoïde cutané. Ils se développent à partir des cellules de la peau appelées kératocytes.

Le carcinome basocellulaire

Le carcinome basocellulaire, qui représente 70 % des cancers de la peau, se forme le plus souvent sur le visage, chez les personnes à peau claire et de plus de 50 ans. Il peut également apparaître sur la peau du cou, des bras ou du dos des mains. C’est le cancer de la peau le moins grave, son évolution est lente et il n’est jamais invasif (il ne produit jamais de métastases). Le carcinome basocellulaire est lié à l’exposition aux rayons du soleil. Il se traduit par une lésion rosée de quelques millimètres qui ne guérit pas.

Le carcinome épidermoïde cutané

Anciennement appelé « carcinome spinocellulaire », le carcinome épidermoïde cutané représente 20 % des cancers de la peau. Il se développe à partir de lésions dites « précancéreuses » (également appelées « kératoses actiniques »), en particulier au niveau des cicatrices de brûlures et des plaies chroniques. Favorisé par l’exposition au soleil, le carcinome épidermoïde cutané peut se traduire par une plaie, un bouton ou une croûte qui ne guérit pas. Ces cancers de la peau ne deviennent invasifs que très rarement, dans moins de 1 % des cas.

Les grains de beauté, tumeurs bénignes de la peau
Le grain de beauté, également appelé « nævus », est une forme de tumeur non cancéreuse de la peau qui se forme habituellement entre les âges de 5 et 15 ans. Un grain de beauté normal peut être brun ou rosé, plat ou surélevé, le plus souvent d’un diamètre inférieur à 6 mm. Habituellement, les grains de beauté sont ronds ou ovales, avec des bords nets et réguliers.
Sous certaines conditions, un grain de beauté peut donner naissance à un mélanome. Pour cette raison, les personnes qui ont beaucoup de grains de beauté ont un risque plus élevé de développer ce type de cancer et doivent appliquer les mesures de surveillance pour dépister un éventuel cancer de la peau de façon précoce.

Les mélanomes

Les mélanomes sont des tumeurs cancéreuses qui se forment à partir des cellules responsables de la coloration de la peau et des yeux, les mélanocytes. Dans 90 % des cas, les mélanomes apparaissent sur la peau, mais ils peuvent également apparaître dans la bouche, le nez, les sinus et le rectum, ainsi que sur les organes génitaux. Ils peuvent survenir à tout âge.

Les mélanomes représentent 10 % des cancers de la peau mais ils sont les plus dangereux. En effet, ils peuvent progresser rapidement et envahir les ganglions lymphatiques avoisinants, voire l’ensemble du corps sous forme de métastases. On distingue quatre formes de mélanome.

Le mélanome superficiel extensif

Le mélanome superficiel extensif est le plus fréquent des mélanomes (de 70 à 80 % des cas). Il est principalement lié à des coups de soleil survenus pendant l’enfance, en particulier chez les personnes à peau claire. Le mélanome superficiel extensif se traduit par une tache irrégulière brune ou noire sur le cou, le torse ou les jambes. Elle s’élargit progressivement pendant quelques années puis change rapidement d’aspect lorsqu’elle commence à croître dans la profondeur de la peau.

Le mélanome de Dubreuil ou mélanome solaire

Responsable de 5 à 10 % des mélanomes, le mélanome de Dubreuil est plutôt observé chez les personnes de plus de 50 ans, chez lesquelles il forme une tache brune sur le visage, le cou ou le dos des mains. Comme le mélanome superficiel extensif, il croît d’abord en surface avant d’envahir les couches profondes de la peau. Il est lié à une exposition excessive au soleil.

Le mélanome acro-lentigineux

Le mélanome acro-lentigineux est plus fréquemment observé chez les personnes à peau très brune ou noire (60 % des cas de mélanomes chez ces personnes, contre 5 % chez les personnes à peau plus claire). Sous la forme d’une tache ou d’un nodule, il se développe plutôt sur les paumes des mains, la plante des pieds ou sous les ongles. Il est facilement confondu avec une verrue ou un durillon.

Le mélanome nodulaire

Le mélanome nodulaire est à l’origine de 4 à 18 % des mélanomes. Il se présente sous la forme d’une lésion surélevée par rapport au reste de la peau, de coloration normale ou foncée, sur la tête, le cuir chevelu, le cou ou le tronc (mais il peut apparaître à tout endroit de la peau, même protégé du soleil). De croissance rapide, il a tendance à se développer en profondeur sans s’étendre en surface.

Le mélanome est-il fréquent ?

En France, le mélanome est le 11e cancer en terme de fréquence de diagnostic (11e chez les hommes, 9e chez les femmes). Chaque année, environ 8 300 mélanomes sont diagnostiqués, dont un peu plus de la moitié (53 %) chez les femmes, et environ 1 600 personnes décèdent de cette maladie. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 59 ans.

La fréquence des mélanomes a augmenté au cours des dernières années et semble désormais se stabiliser.

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