En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Diagnostic et prise en charge des tumeurs du cerveau

Mis à jour : Mercredi 21 Juin 2017

Peut-on dépister les tumeurs du cerveau ?

Il n’existe pas de test de dépistage des tumeurs du cerveau.

Comment diagnostique-t-on les tumeurs du cerveau ?

radio d'un crâne

Lorsque, suite à l’examen clinique et neurologique, le médecin suspecte la présence d’une tumeur du cerveau, il prescrit un scanner et une IRM de la tête, mais également d’autres parties du corps à la recherche d’un autre cancer qui aurait métastasé dans le cerveau.

Si les images obtenues semblent confirmer le diagnostic, il est alors indispensable de prélever un fragment de la tumeur afin d’identifier sa nature et sa vitesse d’évolution (son « agressivité ») : c’est la biopsie ou examen anatomopathologique (voir encadré).

Cet examen peut être pratiqué avant de commencer les traitements ou, dans certains cas, après l’intervention chirurgicale destinée à retirer la tumeur.

La biopsie d'une tumeur du cerveau
Prélever un fragment d’une tumeur du cerveau nécessite une intervention chirurgicale, sous anesthésie générale ou locale (le cerveau est un organe insensible), qui nécessite une hospitalisation de deux à cinq jours. Après avoir incisé le cuir chevelu et fait un petit trou dans l’os du crâne (de quelques millimètres de diamètre), le chirurgien insère une aiguille jusqu’à la tumeur et en aspire des fragments qui seront analysés. Le cuir chevelu est ensuite recousu, sans refermer le trou osseux qui se rebouchera spontanément au cours de la cicatrisation.

Comment soigne-t-on les tumeurs du cerveau ?

La chirurgie est le traitement principal des tumeurs du cerveau. La radiothérapie ou la chimiothérapie sont utilisées en complément de la chirurgie (pour détruire les cellules cancéreuses qui n’ont pas pu être retirées) ou lorsque celle-ci est impossible.

Le choix du mode de traitement dépend de la gravité apparente de la tumeur, de son type, de sa localisation, mais aussi de l’âge et de l’état de santé général du patient. Les tumeurs proches de la surface du cerveau, et celles qui sont bien délimitées, sont plus faciles à enlever chirurgicalement que celles situées dans les parties profondes du cerveau, ou celles dont les limites sont mal définies (ou qui ont envahi une partie importante du cerveau).

Lorsque la tumeur n’évolue pas ou ne présente pas de risque immédiat, il est possible de ne pas commencer de traitement tout de suite et de surveiller son évolution. En effet, tant qu’elle n’évolue pas, il est parfois moins risqué de laisser la tumeur que d’intervenir au niveau du cerveau.

Comme pour les autres cancers, le traitement des tumeurs du cerveau repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités du patient. Il est administré dans des centres de lutte contre le cancer accrédités par l’Institut national du cancer (INCa).

D’autres soins et soutiens complémentaires, appelés soins de support, peuvent être mis en œuvre pour faire face aux conséquences de la maladie et de ses traitements : troubles du langage ou de l’équilibre, fatigue, anxiété, troubles du sommeil, perte d’autonomie, problèmes sociaux, etc.

Actualités

L'isolement est un des facteurs de risque de dépression chez les personnes âgées (illustration).

Dépression chez les personnes âgées : quel diagnostic ? Quelle prise en charge ?

Levée de l’interdiction de soins funéraires pour les personnes infectées par le VIH/Sida ou une hépatite

Les cas de gonorrhée multirésistante aux antibiotiques de référence augmentent à travers le monde

Augmentation rapide des cas de gonorrhées multirésistantes aux antibiotiques couramment utilisés