En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Dépression chez l’enfant et l’adolescent

Mis à jour : Mardi 25 Août 2009

On estime que la dépression frappe 0,5 % des enfants français, ce qui représente environ 45 000 cas. Plus qu’une simple déprime passagère, la dépression plonge l’enfant dans une véritable détresse quotidienne nécessitant une prise en charge psychothérapeutique adaptée.

Déprime ou dépression ?

La déprime n’est qu’un mal-être passager de quelques jours tout au plus, en général en réaction à un événement désagréable ; elle n’entraîne pas de changement durable dans le comportement de l’enfant. La dépression est une véritable maladie psychologique qui engendre une profonde tristesse qui perdure sur une longue période et entraîne des changements de comportement. La dépression se complique parfois de manière dramatique par une fugue ou une tentative de suicide, en particulier chez les adolescents. Un enfant dépressif peut souffrir au point d’envisager le suicide, même si les moins de douze ans passent rarement à l’acte.

Quels sont les symptômes de la dépression chez l’enfant ?

Chez les enfants, la maladie peut se manifester par une irritabilité, de l’agressivité, une excitation débordante, ou encore une tendance à l’isolement ou une perte d’intérêt pour le jeu. Ces troubles surviennent le plus souvent de manière soudaine et persistent durablement. La vie familiale et scolaire peut en être fortement perturbée.

    Les parents doivent rester attentifs aux éventuels symptômes d’une dépression chez leur enfant. Ces comportements apparaissent souvent d’une manière soudaine :
  • Il rencontre des difficultés à l’école, qu’il ne rencontrait pas auparavant. Ses résultats se dégradent, il a du mal à se concentrer, il est souvent perdu dans ses pensées, il est renfermé ou, à l’inverse, perturbe la classe.
  • Il a souvent des sautes d’humeur. Il alterne les phases d’irritabilité où il se met facilement en colère, et les phases de repli où il n’a plus goût à rien. Il dédaigne les activités qui l’amusaient jusque-là, jeux vidéo, sport, jeux entre amis, lecture, etc.
  • Il est triste et affiche une forte tendance à l’autodévalorisation (« Je suis nul », « Personne ne m’aime »).
  • Il mange beaucoup ou manque d’appétit. Sa courbe de poids varie de plus de 5 % en un mois ou affiche un retard inhabituel.
  • Il s’ennuie et regarde la télévision excessivement tard.
  • Il a du mal à s’endormir, son sommeil est perturbé, il fait des cauchemars ; il est fatigué et grognon pendant la journée.
  • Il se plaint fréquemment de maux de tête ou de maux de ventre.

Quels sont les symptômes de la dépression chez les adolescents ?

adolescent déprimé

L’adolescence est une période perturbée et perturbante : acceptation des transformations de son corps, renoncement au monde de l’enfance, découverte de la sexualité, rejet de l’image parentale, etc. Ce passage à l’âge adulte, naturellement chaotique, se fait parfois dans une douleur extrême et peut déboucher sur une véritable dépression. On estime qu’environ 3 % des adolescents connaissent une période de dépression, et que deux tiers d’entre eux sont des filles.

La dépression de l’adolescent prend souvent une forme masquée et peut, si on ne la repère pas à temps, se révéler brutalement par une tentative de suicide. Sept cents adolescents se suicident chaque année en France et le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 15 à 24 ans. La maladie peut s’exprimer par des comportements provocants : abus de drogues ou d’alcool, fugues, délinquance, désinvestissement scolaire soudain, automutilation, troubles alimentaires (anorexie, boulimie). Les filles se plaignent plutôt de troubles somatiques (maux de ventre, insomnie, mal de dos (lombalgie) alors que les garçons ont tendance à souffrir d’agressivité ou de comportements asociaux. L’entourage adulte (parents, professeurs) ne pense pas forcément à une dépression et peut mettre ces manifestations sur le compte d’une crise d’adolescence particulièrement intense.

D’autres troubles doivent amener à consulter un médecin comme une réticence à parler, un absentéisme scolaire, des troubles du sommeil, des pleurs incontrôlés ou des idées noires récurrentes.

Les jeunes qui ont connu un ou plusieurs épisodes dépressifs seront plus exposés à ces troubles à l’âge adulte, surtout si la dépression n’a pas été correctement traitée à l’adolescence.

Actualités

Le vaccin contre la grippe s'administre par voie intramusculaire ou sous-cutanée profonde (illustration).

Grippe saisonnière : quels patients peuvent désormais être vaccinés par les infirmières/infirmiers ?

Le toucher des personnes atteintes d'une maladie d'Alzheimer, avec leur consentement et après avoir été prévenues, pourrait diminuer leur anxiété, les apaiser (illustration).

Communiquer avec une personne atteinte d’Alzheimer : 10 conseils à suivre, 5 erreurs à éviter

L'OCDE vient de publier un état des lieux de la santé dans les 35 pays qui la composent

Santé en France : l’OCDE dresse un état des lieux contrasté