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Douleur chez l’enfant

Mis à jour : Vendredi 08 Juillet 2016

L’expression de la douleur chez les bébés et les très jeunes enfants est rendue difficile par l’impossibilité qu’ils ont de recourir à la parole. En outre, la douleur a longtemps été sous-estimée, voire déniée chez ces patients. La lutte contre la douleur fait désormais partie intégrante de la prise en charge médicale des enfants ; des moyens adaptés ont été développés.

Quels sont les symptômes de la douleur chez l’enfant ?

douleur enfant

L’expression de la douleur chez les bébés et les très jeunes enfants est rendue difficile par l’impossibilité qu’ils ont de recourir à la parole. Jusqu’à une période récente, les nouveau-nés et les bébés étaient réputés peu sensibles à la douleur, du moins jusqu’à l’âge où ils pouvaient clairement l’exprimer par des attitudes ou la parole. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien : les voies nerveuses qui transmettent la douleur se forment pendant la grossesse et sont en place dès le sixième mois de grossesse. En revanche, les mécanismes de régulation du cerveau sur la moelle épinière se développent progressivement chez le nouveau-né. On peut dès lors penser qu’en l’absence de ces systèmes inhibiteurs, la sensation douloureuse est plus intense après la naissance, bien que les pensées et les émotions soient encore immatures.

La douleur des nouveau-nés s’exprime essentiellement au travers du comportement. Les cris et les pleurs sont significatifs, mais il convient aussi d’observer l’attitude générale, l’agitation ou les rythmes du sommeil. Certains symptômes sont parfois associés, comme la transpiration, les palpitations cardiaques, l’augmentation de la tension artérielle, qui sont autant de signes d’une réaction de stress associée à la douleur. A partir de quelques mois, les réflexes de retrait (des mains et des pieds par exemple) sont possibles, de même que la recherche de positions antalgiques.

A mesure qu’ils grandissent, le bébé et le jeune enfant peuvent exprimer de plus en plus précisément leurs sensations douloureuses. L’acquisition de la parole facilite la désignation et la description des douleurs, mais pas au même niveau de détail que chez l’adulte. Les expériences mémorisées sont insuffisantes pour qualifier complètement une douleur, son intensité ou sa localisation précise, surtout lorsqu’elle est interne.

La vie de l’enfant est jalonnée d’événements douloureux et de petits traumatismes qui accompagnent son développement : lorsqu’il apprend à marcher, au cours des jeux, lorsqu’il contracte les maladies infantiles, par exemple. Il découvre l’univers des douleurs banales : le mal de tête, les contusions, les blessures superficielles, les maux de ventre, les coups de soleils, les maux de dents, etc. Tous ces événements contribuent à construire son système de référence de la douleur, en lien étroit avec son univers affectif. La manière dont l’enfant exprime ses sensations douloureuses dépend de tous ces facteurs relationnels, sociaux et culturels.

Quelles sont les complications de la douleur chez l’enfant ?

La douleur est un symptôme, elle n’a pas de complication autre que la gêne physique et l’impact sur la vie quotidienne qu’elle peut provoquer. Une douleur chronique peut avoir des effets négatifs durables sur la santé de l’enfant : troubles du sommeil, perte de poids, ralentissement de la croissance, etc. Pour cette raison, il faut systématiquement la soulager, soit en supprimant sa cause, soit à l’aide de traitements (médicaments et techniques antalgiques) qui agissent directement sur celle-ci, indépendamment de sa cause.

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