Douleur chez l’enfant

Mis à jour : Vendredi 31 Janvier 2020

L’expression de la douleur chez les bébés et les très jeunes enfants est rendue difficile par l’impossibilité qu’ils ont de recourir à la parole. En outre, la douleur a longtemps été sous-estimée, voire déniée chez ces patients. La lutte contre la douleur fait désormais partie intégrante de la prise en charge médicale des enfants ; des moyens adaptés ont été développés.

Quelles sont les causes des douleurs chez l’enfant ?

douleur enfant

La vie de l’enfant est jalonnée d’événements douloureux et de petits traumatismes qui accompagnent son développement. Chez eux, la douleur est le plus souvent provoquée par des petits accidents, des brûlures ou, parfois, une réaction inflammatoire. L’inflammation est un mécanisme naturel de protection et de réparation de l’organisme. Elle fait intervenir des substances chimiques sécrétées par les cellules de l’immunité, donc certaines stimulent les récepteurs de la douleur.

Quels sont les symptômes de la douleur chez l’enfant ?

L’expression de la douleur chez les bébés et les très jeunes enfants est rendue difficile par l’impossibilité qu’ils ont de recourir à la parole. La douleur des nouveau-nés s’exprime essentiellement au travers du comportement : cris et pleurs, agitation, difficultés à s'endormir. D'autres symptômes sont parfois associés, comme la transpiration, ou les palpitations cardiaques. Une douleur chronique peut avoir des effets négatifs durables sur la santé de l’enfant : troubles du sommeil, perte de poids, ralentissement de la croissance, etc.

Pendant longtemps, les nouveau-nés et les bébés ont été réputés peu sensibles à la douleur, du moins jusqu’à l’âge où ils pouvaient clairement l’exprimer par des attitudes ou la parole. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien : les voies nerveuses qui transmettent la douleur se forment pendant la grossesse et sont en place dès le sixième mois de grossesse. En revanche, les mécanismes de régulation du cerveau sur la moelle épinière se développent progressivement chez le nouveau-né. On peut dès lors penser qu’en l’absence de ces systèmes inhibiteurs, la sensation douloureuse est plus intense après la naissance, bien que les pensées et les émotions soient encore immatures.

A mesure qu’ils grandissent, le bébé et le jeune enfant peuvent exprimer de plus en plus précisément leurs sensations douloureuses. L’acquisition de la parole facilite la désignation et la description des douleurs, mais pas au même niveau de détail que chez l’adulte. Les expériences mémorisées sont insuffisantes pour qualifier complètement une douleur, son intensité ou sa localisation précise, surtout lorsqu’elle est interne.

Quelles sont les complications de la douleur chez l’enfant ?

La douleur est un symptôme, elle n’a pas de complication autre que la gêne physique et l’impact sur la vie quotidienne qu’elle peut provoquer. Une douleur chronique peut avoir des effets négatifs durables sur la santé de l’enfant : troubles du sommeil, perte de poids, ralentissement de la croissance, etc. Pour cette raison, il faut systématiquement la soulager, soit en supprimant sa cause, soit à l’aide de traitements (médicaments et techniques antalgiques) qui agissent directement sur celle-ci, indépendamment de sa cause.

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