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Après un infarctus du myocarde

Mis à jour : Mardi 11 Avril 2017

Les personnes qui sont victimes d'un infarctus du myocarde (IDM ou « crise cardiaque ») nécessitent des soins en urgence. Une fois l'accident cardiaque traité, les patients vont recevoir des soins de longue durée destinés à éviter un nouvel infarctus, mais également à éviter les complications cardiovasculaires qui peuvent survenir après une crise cardiaque. Ces soins post-infarctus s'appuient sur plusieurs modalités thérapeutiques : médicaments, réadaptation cardiovasculaire, mesures d'hygiène de vie et, parfois, chirurgie.

Un infarctus du myocarde, qu'est-ce que c'est ?

homme âgé

Le cœur est essentiellement un muscle, appelé myocarde, dont les contractions permettent de faire circuler le sang dans le corps. L’infarctus du myocarde, ou « crise cardiaque », correspond à la destruction d’une partie du muscle cardiaque quand celui-ci n’est plus suffisamment approvisionné en oxygène, par exemple lorsqu’une ou plusieurs des artères qui irriguent le cœur (les artères coronaires) se bouchent ou diminuent brutalement de diamètre. Ceci se produit lorsqu’un fragment de plaque de graisses (athérome) se détache de la paroi interne d’un vaisseau sanguin et vient obstruer une artère coronaire. Un caillot sanguin se forme alors, ce qui aggrave la mauvaise irrigation du muscle du cœur.

Les cellules du myocarde privées d’oxygène meurent et la zone concernée, plus ou moins étendue, ne parvient plus à se contracter correctement. Comme la mort des cellules musculaires intervient dans un délai d’environ quatre heures après le début de l’infarctus, l’infarctus du myocarde est une urgence médicale qui requiert TOUJOURS d’appeler le Samu (15 ou 112).

anatomie du cœur

Anatomie du cœur

Les signes de la crise cardiaque

Une douleur dans la poitrine est le symptôme le plus caractéristique de l'infarctus du myocarde : cette douleur « en étau » dure plus de 20 à 30 minutes. Elle irradie derrière le sternum, dans le dos, les épaules, la mâchoire, ainsi que dans le bras gauche. D'autres symptômes sont possibles : anxiété, sueurs, vertiges, essoufflement, par exemple. Plus rarement, certains infarctus peuvent passer inaperçus et sont découverts à l'occasion d'un électrocardiogramme pratiqué lors d'un bilan de santé.

Suis-je en train de faire un nouvel infarctus du myocarde ?
Lors d’un second infarctus, les symptômes peuvent être différents. Il faut donc être vigilant à ce que l’on ressent et réagir le plus vite possible, quelle que soit l’intensité et la durée de la douleur. Le patient ou son entourage ne doit jamais hésiter à appeler le Samu (15 ou 112). Il faut essayer de rester calme, ne pas conduire et prendre si possible de l’aspirine et votre médicament vasodilatateur (type trinitrine) si votre médecin vous en a prescrit un.
Il arrive qu’un second infarctus s’annonce quelques jours ou quelques heures à l’avance : sensation de malaise, fatigue, nausées, problèmes de digestion, par exemple. Dans ce cas, il est important de consulter rapidement son médecin.

Quel est le pronostic d'un infarctus du myocarde ?

En France, chaque année, environ 100.000 personnes sont victimes d’un infarctus du myocarde. C’est une maladie potentiellement grave mais des progrès majeurs ont été faits dans la prise en charge de la crise cardiaque : aujourd’hui, 96 % des personnes qui font un infarctus survivent au-delà d’un mois et 89 % survivent au-delà d’un an.

Tous les patients n’ont pas le même pronostic après un infarctus, en fonction de leur âge, de leur sexe, de l’existence de facteurs de risque cardiovasculaire (comme le tabac, l’excès de cholestérol ou le diabète, par exemple), et bien sûr, selon la gravité de l’infarctus.

Quelles sont les complications de l'infarctus du myocarde ?

Les conséquences d’un infarctus du myocarde sont plus ou moins importantes selon l’étendue de la zone du muscle cardiaque affectée et selon la rapidité de mise en œuvre d’un traitement d’urgence. La gravité de l’atteinte du muscle cardiaque est évaluée grâce à divers examens médicaux : électrocardiogramme, échographie cardiaque, coronographie, scintigraphie, par exemple (voir encadré ci-dessous). De plus, il est possible de doser dans le sang certaines enzymes cardiaques qui ont été libérées lors de la destruction des cellules.

Les complications de l’infarctus du myocarde sont diverses : accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque chronique (70 % des insuffisances cardiaques chroniques sont dues à un infarctus), récidives (infarctus qui se répètent) et artériopathie oblitérante des membres inférieurs (les artères des jambes se bouchent). Les soins post-infarctus consistent à mettre en place des mesures pour prévenir ces complications de manière durable.

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