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Le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire

Mis à jour : Vendredi 04 Mai 2018

Un infarctus du myocarde est la conséquence d’une maladie cardiovasculaire pré-existante (angine de poitrine ou excès de cholestérol, par exemple) ou peut survenir comme premier symptôme d’un risque cardiovasculaire élevé. La prise en charge à long terme de l’infarctus repose donc sur le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire pour éviter les complications et les récidives.

Apprendre à réduire son risque cardiovasculaire

Certains de ces facteurs de risque ne peuvent pas être contrôlés : âge, sexe et antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire. Mais avec une bonne hygiène de vie, il est possible d’agir sur les autres facteurs de risque : tabagisme, surpoids et obésité, sédentarité, diabète et excès de cholestérol.

Apprendre à réduire son risque cardiovasculaire de manière durable est une entreprise de longue haleine. Les services hospitaliers, ainsi que les clubs « Cœur et santé » de la Fédération française de cardiologie, proposent des programmes d’éducation thérapeutique dont la réduction du risque cardiovasculaire est l’un des objectifs (avec la compréhension de la maladie, le dépistage d’une récidive ou d’une aggravation, ou l’adaptation de la vie quotidienne aux capacités cardiaques, par exemple). Les études ont montré que les patients qui suivent ces séances d’éducation thérapeutique ont, après plusieurs années, un taux de survie plus élevé.

Arrêter de fumer

On estime que 40 % des patients qui ont fait un infarctus du myocarde étaient des fumeurs. Les fumeurs réguliers ont un risque d’accident cardiovasculaire trois fois plus élevé. Après un infarctus du myocarde, il est donc fortement conseillé d’arrêter totalement et définitivement de fumer. Des programmes de soutien à l’arrêt du tabac existent dans les centres de cardiologie. Il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin traitant et se faire aider.

Le tabagisme passif peut également être un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires comme pour les récidives d’infarctus du myocarde. Évitez les lieux enfumés.

Perdre du poids et manger équilibré

Le surpoids et l’obésité contribuent à de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire, puisqu’ils favorisent par exemple l'hypertension artérielle ou le diabète de type 2. Une perte de poids durable permet une réduction importante de ces facteurs de risque. Par contre, l'alternance de régimes draconiens et rapides (sans modification équilibrée de l'alimentation) et de phases de reprise de poids est mauvaise pour le cœur et la pression artérielle.

Deux paramètres doivent être surveillés : l’indice de masse corporelle (IMC), dont la valeur doit se situer entre 18 et 25 kg/m2 pour un adulte, et le tour de taille, qui devrait être inférieur à 88 cm chez les femmes et à 102 cm chez les hommes. En cas de surpoids ou d’obésité, votre médecin vous aiguillera vers un médecin nutritionniste ou une diététicienne qui vous aidera à équilibrer et à adapter votre alimentation afin de retrouver progressivement un poids de forme.

Après un infarctus du myocarde, l’alimentation doit être équilibrée, notamment pour lutter contre l’excès de cholestérol. Un régime dit « méditerranéen » est souvent recommandé par les cardiologues. Ce régime se caractérise par la consommation régulière de produits céréaliers complets, de fruits et de légumes, de poissons et d’huile d’olive comme matière grasse principale, ainsi que par la consommation quotidienne mais modérée de boissons alcoolisées (pas plus de trois verres par jour pour un homme, deux verres pour une femme) et par la consommation limitée d’aliments sucrés et de viande rouge. De plus, la quantité de sel ingérée quotidiennement ne devrait pas dépasser cinq grammes par jour.

Avoir une activité physique suffisante et régulière

Une activité physique adaptée doit être mise en place après un infarctus pour à améliorer l’endurance et les capacités cardiorespiratoires. Cette pratique régulière contribue à réduire la pression artérielle, à maintenir un poids de forme et à lutter contre le stress. Elle peut également faciliter l’arrêt du tabac.

Avoir une activité physique régulière n'implique pas forcément de faire du sport : jardiner, marcher ou faire son ménage peut s'avérer suffisant si cela correspond à un effort physique de plus de 30 minutes par jour. Idéalement, l'intensité de l'activité physique devrait permettre au patient de parler mais pas de chanter. Des adaptations d'intensité et de durée sont nécessaires selon les capacités de chaque patient : votre médecin vous donnera des conseils personnalisés.

Post-infarctus et sexualité
Sauf en cas d’insuffisance cardiaque grave, il est possible de reprendre une activité sexuelle normale après un infarctus. En cas de doute, il est possible d’attendre de passer une épreuve d’effort et demander alors l’avis du cardiologue. Il faut savoir qu’en terme d’effort physique, un rapport sexuel correspond à la montée de deux étages. Mieux vaut donc s’assurer auprès de son médecin que ce type d’effort est sans risque.
Les troubles de l’érection sont fréquents après un infarctus du myocarde. Ces problèmes de dysfonction érectile toucheraient plus de la moitié des patients et sont le plus souvent dus aux traitements ou à l’état psychologique. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant qui pourra alors vous prescrire une aide médicamenteuse après avoir vérifié l’absence de contre-indication.

Contrôler le stress

L’exposition constante et durable au stress joue un rôle négatif dans certaines maladies cardiovasculaires : hypertension artérielle, angine de poitrine, par exemple. Au-delà des nombreuses sources de stress que génère la vie courante, les personnes qui ont eu un infarctus du myocarde sont parfois stressées par la peur de la récidive, ou par un sentiment dépressif lié à la perte d’une certaine insouciance.

Pour contrôler son niveau de stress, il peut être nécessaire de pratiquer régulièrement une activité de relaxation (exercice physique, yoga, sophrologie, tai chi, etc.) ou de consulter un professionnel de la santé psychique (psychologue, psychiatre, psychothérapeute). Le soutien de l'entourage est également important pour réduire le stress chronique.

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