Le diagnostic et les traitements de l'AVC

Mis à jour : Jeudi 12 Décembre 2019

Comment diagnostique-t-on un AVC ou un AIT ?

Le diagnostic est évoqué devant des symptômes neurologiques d’apparition soudaine (paralysie, perte visuelle, difficulté à s’exprimer, etc.). Des examens complémentaires (IRM) peuvent aider le médecin à poser un diagnostic et à distinguer un accident ischémique d'un accident hémorragique. Lors d'accident ischémique, d'autres examens (angiographie, échographie) sont utilisés pour déterminer l'origine du caillot ou de la plaque d'athérome responsable de l'obstruction du vaisseau.

Le diagnostic d'un AIT repose essentiellement sur l'interrogatoire du patient. Les symptômes ont spontanément disparu et aucune image anormale n'apparaît à l'IRM.

Quels sont les traitements des AVC ?

Peu après un AVC par obstruction, des médicaments sont administrés pour dissoudre le caillot qui bloque le vaisseau sanguin. Après un AVC par hémorragie, le traitement peut être chirurgical, pour vider la poche de sang qui compresse une partie du cerveau. Des traitements à long terme peuvent également être prescrits pour prévenir des rechutes, par exemple, des anticoagulants. La rééducation est un élément essentiel de la prise en charge de l'AVC qui a prouvé son efficacité, même dans le cas d'AVC sévère.

Le traitement de l'AVC par des médicaments se divise en traitements de la phase aiguë (médicaments injectés peu après l'accident) et en traitements à long terme destinés à prévenir les rechutes.

Les traitements de la phase aiguë de l'AVC

Les traitements de la phase aiguë visent à éviter les complications de l'AVC. Au-delà des complications liées au handicap, l'AVC peut être à l'origine d'infections respiratoires ou urinaires, d'œdème du cerveau, de crises d'épilepsie, d'infarctus du myocarde, de caillots dans les veines profondes, etc. Après un AVC, les médecins cherchent à s'assurer que le patient ne souffre pas d'hypertension artérielle, d'hyperglycémie, d'hyperthermie (élévation de la température du corps), ou de déshydratation.

Un médicament thrombolytique (l'altéplase) peut permettre de dissoudre les caillots si l’AVC est du à une obstruction d’un vaisseau. Il doit être administré dans les 4 heures 30 qui suivent l'apparition des premiers symptômes. Il présente un certain nombre de contre-indications qui doivent être impérativement respectées.

Les anticoagulants (les héparines) et l’aspirine peuvent empêcher les caillots de grossir et de causer d'autres complications. Ils préviennent également la formation de nouveaux caillots.

Les traitements à long terme de l'AVC

Les traitements à long terme de l'AVC sont destinés à prévenir l'apparition de nouveaux caillots chez des patients qui ont subi un accident ischémique. Ce sont essentiellement des antiagrégants plaquettaires (aspirine ou clopidogrel).

De plus, des traitements sont prescrits pour traiter une éventuelle hypertension artérielle, un excès de cholestérol ou un diabète. Enfin, des conseils d'hygiène de vie et de diététique doivent être suivis : arrêt du tabac, modération dans la consommation de boissons alcoolisées, contrôle du poids par une alimentation équilibrée et une activité physique régulière (au moins 30 minutes par jour).

La rééducation dans le traitement de l'AVC

La rééducation est un élément essentiel de la prise en charge de l'AVC qui a prouvé son efficacité, même dans le cas d'AVC sévère. Selon les symptômes, elle peut être assurée par un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un orthophoniste.

Pour être pleinement efficace, la rééducation doit débuter le plus tôt possible après l'AVC, dès les premières heures d'hospitalisation. Elle sera poursuivie dans un centre spécialisé, puis à domicile.

L’activité physique adaptée dans la prise en charge des AVC

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC). En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à une meilleure maîtrise de la pression artérielle et aide les patients à surmonter les éventuelles séquelles neuromotrices (paralysies).

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes ayant eu un AVC : par exemple, athlétisme, karaté et tennis de table.

Dans le cadre des suites d’un AVC, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (maîtrise de la pression artérielle, réacquisition des mouvements et de l’autonomie, contrôle du poids, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

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