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Causes et prévention de l'embolie pulmonaire

Mis à jour : Mardi 18 Octobre 2016

Quelles sont les causes de l'embolie pulmonaire ?

Les embolies pulmonaires sont dues à l’obstruction d’une artère pulmonaire par un embole, c’est-à-dire un élément solide qui se coince dans cette artère. Le plus souvent, l’embole est un caillot sanguin. Mais d’autres éléments peuvent devenir des emboles en passant dans la circulation sanguine, quoique beaucoup plus rarement :

  • des fragments de plaques d’athérome (cholestérol fixé à la paroi interne des vaisseaux sanguins) ;
  • des fragments de tissus infectés ou des parasites ;
  • des fragments de moelle osseuse à la suite de la fracture d’un os ;
  • des gaz (par exemple lors d’injection intraveineuse contenant une bulle d’air) ;
  • des fragments de tumeur cancéreuse ;
  • du liquide amniotique (pendant l’accouchement).

Mais, dans la très grande majorité des cas, l’embole est un caillot sanguin qui s’est formé récemment dans une veine profonde de la jambe (en particulier au niveau des cuisses), plus rarement dans une veine du bassin ou dans une cavité du cœur. Ainsi l’embolie pulmonaire est, dans 70 % des cas, la complication d’une thrombophlébite (couramment appelée « phlébite ») dans les veines profondes des jambes. En cas d’embolie pulmonaire, le médecin recherche systématiquement une prédisposition aux phlébites.

Dans 20 % des cas, la cause de l’embolie pulmonaire reste inconnue.

Schéma embolie pulmonaire 
Schéma d'un poumon avec embolie pulmonaire

Peut-on prévenir l'embolie pulmonaire ?

La prévention de l’embolie pulmonaire repose sur la prévention de la formation des caillots sanguins dans les veines du bassin et des jambes chez les personnes prédisposées. Elle repose sur :

  • le port de bas de contention adaptés ;
  • l’arrêt du tabac ;
  • l’arrêt de la contraception hormonale ou du traitement hormonal de la ménopause ;
  • la lutte contre le surpoids ;
  • dans certains cas, la prescription de médicaments anticoagulants (« antivitamines K ») ;
  • lors de voyage de longue durée, le port de bas de contention, des exercices d’étirement des jambes et, éventuellement, l’injection d’héparine (une substance anticoagulante).

Chez les femmes enceintes qui souffrent de maladie veineuse, le port de bas de contention doit être systématique.

De plus, les personnes immobilisées à la suite d’une maladie, d’un accident traumatique ou d’une intervention chirurgicale reçoivent des injections sous-cutanées quotidiennes d’héparine, une substance anticoagulante, jusqu’à ce qu’elles soient de nouveau mobiles.

La prévention de l'embolie pulmonaire en cas de phlébite
Lorsqu’une phlébite est diagnostiquée, le médecin met en place des mesures pour éviter que le caillot migre vers le cœur et les poumons. Pour cela, il peut :
  • prescrire un traitement anticoagulant qui sera poursuivi plusieurs mois ;
  • une fois le traitement anticoagulant instauré, prescrire des bas de contention adaptés qui seront portés pour une durée d’au moins deux années ;
  • si les traitements anticoagulants sont contre-indiqués chez ce patient, ou s’il développe des récidives de phlébite malgré le traitement, il est possible de mettre en place, dans la veine cave (celle qui va vers le cœur), un filtre (« filtre cave ») qui empêchera un éventuel caillot mobile d’aller se loger dans le cœur ou l’artère pulmonaire. Cette mesure reste exceptionnelle.

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