Symptômes et complications de l'embolie pulmonaire

Mis à jour : Mardi 18 Octobre 2016

Quels sont les symptômes de l'embolie pulmonaire ?

En dépit de sa gravité potentielle, l’embolie pulmonaire est une maladie le plus souvent discrète, avec des symptômes peu intenses et peu caractéristiques qui rendent son diagnostic difficile.

Le plus fréquemment, la personne se plaint d’une douleur semblable à celle du « point de côté », plus intense à l’inspiration. Parfois cette douleur se situe derrière le sternum. Elle s’accompagne progressivement d’une respiration courte, plus rapide et superficielle, avec parfois une accélération du rythme cardiaque. Plus rarement, le patient tousse et peut rejeter des crachats teintés de sang. Si l’embolie pulmonaire est due à une phlébite de la jambe, celle-ci peut être légèrement enflée et douloureuse sur le trajet de la veine touchée.

Plus rarement, d’autres symptômes peuvent être observés : un malaise, une fièvre légère, de l’anxiété, etc. Dans les cas plus sévères, la personne peut présenter une coloration bleue des lèvres et de l’extrémité des doigts, perdre connaissance en se levant, ou faire un choc, voire un arrêt cardiaque.

Lorsque des symptômes évocateurs d’embolie pulmonaire sont observés, en particulier chez une personne qui a des antécédents de phlébite, mieux vaut appeler les services d’urgence (15 ou 112). En attendant leur arrivée, il est préférable d’installer la personne en position semi-assise et l’empêcher de se lever ou de se déplacer.

Quelles sont les complications de l'embolie pulmonaire ?

Lorsque le caillot occupe plus de 50 % du diamètre de l’artère pulmonaire, des complications sévères peuvent survenir, en particulier une diminution de la quantité d’oxygène dans le sang et des troubles cardiaques, voire un arrêt cardiaque. Parfois, la partie du poumon qui n’est plus irriguée peut se nécroser, voire s’infecter.

Lorsque l’embolie n’a pas été traitée (par exemple du fait de l’absence de symptômes), des récidives sont observées dans 25 % des cas (moins de 10 % des cas lorsqu’un traitement a été mis en place). Les récidives sont souvent plus sévères et plus graves que le premier épisode d’embolie. Elles peuvent être à l’origine d’hypertension pulmonaire chronique, une pression sanguine anormalement élevée au niveau des artères pulmonaires qui est à l’origine d’un essoufflement au moindre effort.

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