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Diagnostic et traitements de l'embolie pulmonaire

Mis à jour : Mardi 18 Octobre 2016

Comment le médecin diagnostique-t-il une embolie pulmonaire ?

Face à un patient qui présente des symptômes pouvant évoquer une embolie pulmonaire, le médecin va rechercher d’éventuels facteurs de risque (par exemple un antécédent de phlébite ou une intervention chirurgicale récente) et demander une série d’examens complémentaires pour confirmer son diagnostic. En attendant leurs résultats, il peut décider de mettre en place un traitement anticoagulant si les symptômes évoquent sérieusement une embolie pulmonaire. Il va également chercher les signes d’une phlébite au niveau des jambes.

Les examens complémentaires sont essentiellement un scanner des vaisseaux sanguins pulmonaires (« angioscanner »), un électrocardiogramme et une mesure des gaz du sang (gazométrie sanguine). Le médecin demande également le dosage sanguin d’une substance présente dans les caillots, les « D-dimères ». Un taux faible de D-dimères dans le sang permet d’éliminer la possibilité d’une embolie pulmonaire (mais un taux élevé ne la confirme pas). D’autres examens d’imagerie médicale (scintigraphie pulmonaire, par exemple) peuvent être pratiqués.

Chez un patient de moins de 45 ans, une recherche d’un trouble héréditaire de la coagulation est également menée.

Comment traite-t-on l'embolie pulmonaire ?

Les traitements de l’embolie pulmonaire visent à :

  • restaurer la circulation sanguine dans l’artère pulmonaire bouchée ;
  • si nécessaire, soulager le cœur et rétablir une concentration d’oxygène dans le sang normale ;
  • prévenir les complications et les récidives.

Pour cela, le médecin dispose de médicaments anticoagulants et, éventuellement, de médicaments destinés à dissoudre le caillot. Le patient peut également recevoir une supplémentation en oxygène et des médicaments pour soulager et renforcer le fonctionnement du cœur.

Si l’embolie nécessite souvent une hospitalisation en service de réanimation, celle-ci reste de courte durée une fois le traitement anticoagulant mis en place et le danger des complications écarté. Le premier jour, le patient reste allongé les jambes surélevées, mais rapidement il doit se lever, se déplacer et porter des bas de contention.

Les médicaments anticoagulants contre l'embolie pulmonaire

Les médicaments destinés à réduire la capacité du sang à former des caillots sont essentiellement de deux types :

  • les antivitamines K, dits « AVK », comme l’acénocoumarol, la fluindione ou la warfarine, qui sont les plus anciens et les plus couramment utilisés sur de longues durées. Ils bloquent l’action de la vitamine K, indispensable à la coagulation sanguine, et sont administrés par voie orale.
  • les héparines, des substances dérivées d’une substance anticoagulante présente dans notre organisme. On distingue les héparines standard non fractionnées (héparine sodique et héparine calcique), plus anciennes, des héparines de bas poids moléculaire (HBPM, daltéparine sodique, énoxaparine sodique, tinzaparine sodique). Un dérivé de l’héparine, le fondaparinux sodique, fait également partie de cette famille. Ces substances sont administrées par injections sous la peau ou directement dans une veine.

Récemment est apparue une autre famille de substances anticoagulantes, les anticoagulants oraux directs (apixaban, rivaroxaban). Ils sont également utilisés dans le traitement de l’embolie pulmonaire.

Comment sont utilisés les anticoagulants dans le traitement de l'embolie pulmonaire ?
Le plus souvent, le traitement d’une embolie pulmonaire commence par l’administration d’une héparine, de fondaparinux sodique, ou d’anticoagulants oraux directs (selon les particularités du patient et la gravité de l’embolie). Ce traitement est poursuivi pendant cinq à neuf jours.
En cas de traitement par héparines ou fondaparinux, un traitement par antivitamines K (anticoagulant par voie orale) est instauré dès le premier jour (il lui faudra environ une semaine pour contrôler efficacement la coagulation). Les traitements anticoagulants sont contre-indiqués chez les personnes qui ont récemment subi un accident vasculaire cérébral ou qui présentent un risque élevé d'hémorragie.
Le principal risque d’un traitement anticoagulant, quel qu’il soit, est la survenue de saignements, soit à la suite de coupures ou de coups, soit spontanément (hémorragie digestive par exemple). Cet effet est lié au mode d’action des anticoagulants. Pour cette raison, une surveillance médicale est nécessaire pendant le traitement. Le patient est informé des précautions à prendre lors de traitement par des anticoagulants et un carnet de suivi spécifique lui est remis.
Le traitement anticoagulant oral sera maintenu pour une durée de trois à six mois, voire de manière permanente si le patient présente une prédisposition à la maladie veineuse thrombo-embolique.

La thrombolyse dans le traitement de l'embolie pulmonaire

Lorsque l’embolie pulmonaire est sévère, si elle est susceptible d’entraîner un état de choc ou un arrêt cardiaque, ou si elle provoque une chute importante de la pression sanguine, il peut être nécessaire de chercher à dissoudre au plus vite le caillot bloqué dans l’artère pulmonaire.

Pour y parvenir, il existe des traitements administrés par voie intraveineuse à base d’enzymes capables de digérer le caillot, les médicaments « thrombolytiques » : altéplase, streptokinase et urokinase. Une seule injection est habituellement suffisante.

L'embolectomie dans le traitement de l'embolie pulmonaire

L’embolectomie, ou thrombectomie, consiste à enlever chirurgicalement le caillot qui obstrue l’artère pulmonaire. Ce mode de traitement est réservé aux patients atteints d’embolie sévère, menaçant de provoquer un arrêt cardiaque, et chez qui la thrombolyse n’est pas possible ou est demeurée inefficace. Ce geste reste exceptionnel.

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