En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Les hémorroïdes au cours de la grossesse

Mis à jour : Lundi 19 Juin 2017

Le sujet est souvent tabou, pourtant de nombreuses femmes souffrent d'hémorroïdes au cours de leur grossesse. Douloureuses, les hémorroïdes peuvent nuire au bien-être et aggraver une constipation pré-existante. Des mesures simples de prévention, visant notamment à régulariser le transit intestinal, permettent de les éviter.

Pourquoi les hémorroïdes sont-elles plus fréquentes pendant la grossesse ?

Les femmes enceintes ont davantage de risque d’avoir des hémorroïdes parce qu’elles souffrent fréquemment de constipation, mais également parce que le poids et le volume de l’utérus gênent le retour du sang veineux vers le cœur. De plus, le risque d’hémorroïdes est important dans les jours suivant l’accouchement, à cause de l’effort de poussée nécessaire pour faire naître l’enfant.

Comment prévenir les hémorroïdes au cours de la grossesse ?

ventre femme enceinte

Pour prévenir les hémorroïdes, il faut d’abord prévenir la constipation. En effet, la constipation, du fait des efforts de poussée qu’elle entraîne, favorise l’apparition des hémorroïdes. Parce que les hémorroïdes rendent le passage à la selle douloureux, avec pour conséquence une constipation par blocage psychologique, un cercle vicieux peut s’installer.

La prévention de la constipation repose sur une alimentation riche en fibres (fruits, légumes, céréales complètes), des boissons abondantes (moins deux litres par jour) et une activité physique régulière (marche, natation, etc.). Il est recommandé d’aller aux toilettes dès que vous en ressentez le besoin, et de ne pas rester assise sur les toilettes inutilement trop longtemps.

Parce que les hémorroïdes ont les mêmes causes que les varices (un mauvais retour du sang veineux vers le cœur), le port de bas de contention pour améliorer la circulation veineuse est parfois recommandé pour réduire le risque d’hémorroïdes, sans preuve formelle. Pour limiter les problèmes de circulation veineuse, il faut également éviter de croiser les jambes lorsque vous êtes assise et ne pas rester debout sans marcher de manière prolongée. Vous pouvez vous allonger au cours de la journée en relevant les jambes de façon à faciliter le retour du sang vers le cœur.

Comment soulager les hémorroïdes au cours de la grossesse ?

En premier lieu, il faut traiter une éventuelle constipation avec des suppositoires à la glycérine ou des laxatifs compatibles avec la grossesse (laxatifs osmotiques ou laxatifs de lest conseillés par votre médecin ou votre pharmacien).

Par ailleurs, le médecin peut prescrire un traitement local pour atténuer les crises d’hémorroïdes. Certaines pommades rectales contenant un anesthésique local ou des substances lubrifiantes ou protectrices sont utilisables en cure courte pendant la grossesse.

Les médicaments contenant du paracétamol peuvent être utilisés pour soulager la douleur. En revanche, les médicaments contenant un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS, par exemple l’ibuprofène) sont déconseillés pendant les cinq premiers mois et contre-indiqués à partir du sixième mois de grossesse. Certains médicaments veinotoniques à prendre par voie orale peuvent être prescrits pour atténuer les symptômes des hémorroïdes.

Actualités

Les bonnes pratiques de tatouage permettent de limiter, mais non supprimer, les risques d'effets indésirables, immédiats ou à long terme (illustration).

Tatouages, détatouages, faux ongles… : comment réduire les risques pour la santé ?

Les patients atteints d'un cancer utilisant exclusivement des thérapies

Etude sur plusieurs cancers : remplacer les traitements modernes par des "médecines alternatives" tue

Chez les personnes souffrant à la fois d'une HTA et d'une insuffisance rénale chronique, les bénéfices d'un traitement antihypertenseur intensif semblent supérieurs aux risques (illustration).

HTA et insuffisance rénale chronique : peut-on intensifier le traitement antihypertenseur ?