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La phytothérapie dans le traitement des hémorroïdes

Mis à jour : Lundi 19 Juin 2017

Lorsque les démangeaisons et les douleurs sont peu intenses, elles peuvent être soulagées par l’absorption de plantes ou l’application de crèmes en contenant des extraits.

Quelles plantes pour soulager les hémorroïdes ?

phytothérapie

On utilise des plantes réputées avoir un effet protecteur sur les vaisseaux sanguins grâce à des substances telles que les flavonoïdes, par exemple. Elles peuvent être utilisées seules ou associées, pour combiner leurs effets. Néanmoins, en 2012, les autorités sanitaires européennes ont mis en doute l'efficacité de certains flavonoïdes sur la santé des vaisseaux sanguins.

L’hamamélis pour soulager les hémorroïdes

Les feuilles et l’écorce de l’hamamélis contiennent des tanins et des flavonoïdes qui permettraient d’augmenter la résistance des vaisseaux sanguins. Lors des crises d’hémorroïdes, l’usage de l’hamamélis par voie orale et en traitement local (crème ou suppositoire) est reconnu.

Le petit-houx (ou fragon épineux) pour soulager les hémorroïdes

Le rhizome de petit-houx contient de nombreuses substances de la famille des flavonoïdes qui ont montré des propriétés vasoconstrictrices (provoquant la contraction des parois des vaisseaux) et vasculoprotectrices (protégeant la paroi des vaisseaux sanguins). Il peut être utilisé par voie orale et en application locale (crème ou suppositoire) pour diminuer les sensations de brûlure et de démangeaison.

Le marronnier d’Inde pour soulager les hémorroïdes

Les marrons et l’écorce du marronnier d’Inde contiennent de l’æscine et de l’æsculoside. Ces substances exerceraient un effet protecteur et stimulant sur les vaisseaux sanguins. De plus, ils réduiraient l’inflammation. Peu d’études ont été menées concernant les hémorroïdes.

Le cassis pour soulager les hémorroïdes

Les feuilles et les baies de cassis contiennent des anthocyanosides, des substances aux effets proches de ceux de la vitamine P. Son usage est traditionnel et n’a pas été confirmé par des études.

En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des produits contenant du cassis ou des extraits de cassis (huile de pépins, extrait sec, anthocyanines). Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que les compléments alimentaires à base de cassis ne peuvent pas prétendre maintenir la bonne circulation veineuse. Cette revendication d’effet est désormais interdite pour les produits à base de cassis.

Le mélilot pour soulager les hémorroïdes

Les sommités fleuries du mélilot contiennent des flavonoïdes qui seraient à l’origine de ses effets toniques et constricteurs sur les vaisseaux sanguins. Ils augmenteraient la résistance des vaisseaux. L’usage du mélilot est reconnu comme traitement complémentaire des crises d’hémorroïdes par la Commission E allemande. Ses effets n’ont pas été démontrés par des études.

La vigne rouge pour soulager les hémorroïdes

Les feuilles de la vigne rouge contiennent une grande quantité de substances qui exerceraient un effet protecteur et stimulant sur les veines et les petits vaisseaux sanguins. Son usage est traditionnel dans le soulagement des hémorroïdes.

Les autres plantes pour soulager les hémorroïdes

Passiflore, bouillon-blanc, gingembre, ginkgo, lierre grimpant ou solidage sont parfois proposés en cas d’hémorroïdes.

Le gel d’aloès est traditionnellement utilisé pour combattre l’inflammation au cours des crises hémorroïdaires. Enfin, l’usage des graines de psyllium (ou ispaghul) est reconnu pour avoir un effet bénéfique en ramollissant les selles. Il permet ainsi de diminuer les saignements dus aux hémorroïdes.

Existe-t-il des risques à soulager les hémorroïdes avec des plantes?

Les hémorroïdes peuvent s’accompagner de saignements au moment de l’émission des selles. La présence de sang dans les selles de manière chronique ou chez une personne de plus de 50 ans nécessite toujours un avis médical, afin que l’on puisse vérifier que les saignements ne sont pas dus à une maladie autre que de simples hémorroïdes.

D’une manière générale, les personnes qui prennent des traitements anticoagulants ou qui vont subir une intervention chirurgicale doivent s’abstenir de prendre des plantes destinées à lutter contre l’insuffisance veineuse, et notamment les hémorroïdes, du fait de leur tendance à fluidifier le sang. Un avis médical est nécessaire.

  • Les personnes souffrant d’hypertension artérielle doivent consulter leur médecin avant de prendre des extraits de petit-houx.
  • Les personnes qui ont des problèmes de foie doivent éviter le mélilot.
  • La vigne rouge contient du resvératrol qui possède une activité proche des hormones de la famille des estrogènes. Son usage est déconseillé chez les femmes présentant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein ou de l’utérus.

Chez les femmes enceintes, du fait des risques liés à l’usage des plantes pendant la grossesse, le traitement d’une crise d’hémorroïdes doit se limiter à ramollir les selles (par exemple avec des graines de psyllium) et à soulager localement la douleur (par des applications de crèmes ou de pommades sur la région anale).

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