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La prise en charge de l’HTA

Mis à jour : Mardi 18 Décembre 2018

La prise en charge de l’HTA contribue à l’allongement de l’espérance de vie. Elle repose sur des mesures hygéonodiététiques et éventuellement un traitement médicamenteux. Elle vise à abaisser la pression systolique en dessous de 14 et la pression diastolique en dessous de 9. Lorsque la pression artérielle est maîtrisée efficacement à l'aide de ces traitements, le risque d'accident vasculaire cérébral et celui de maladie cardiaque diminuent.

L’évaluation du risque cardiovasculaire global

    Le médecin choisit le traitement en fonction de la sévérité de l’hypertension et du risque cardiovasculaire global du patient. Pour évaluer ce risque, il prend en compte certains facteurs :
  • l’âge : plus de 50 ans pour un homme, plus de 60 ans pour une femme ;
  • les antécédents familiaux : infarctus ou mort subite chez un parent de premier degré (avant 55 ans chez un parent masculin, avant 65 ans chez un parent féminin) ou accident vasculaire cérébral (attaque) avant 45 ans quel que soit le sexe du parent ;
  • l’usage du tabac (ou son arrêt depuis moins de trois ans) ;
  • un diabète ;
  • un taux de cholestérol LDL supérieur à 1,60 g/l ou un taux de cholestérol HDL inférieur à 0,40 g/l ;
  • éventuellement, l’obésité abdominale (au niveau du ventre), l’insuffisance rénale, l’absence d’exercice physique régulier ou la consommation excessive d’alcool.

Cette évaluation est complétée par la recherche de maladie des organes qui peuvent être endommagés par l’hypertension artérielle : cœur, artères, reins et rétine.

Quels sont les traitements non médicamenteux recommandés ?

    Les mesures hygiéno-diététiques (détaillées ici) font partie intégrante de la prise en charge de l’hypertension et sont proposées à tous les patients hypertendus. Elles comprennent :
  • la pratique d’une activité physique régulière et adaptée aux possibilités du patient (voir ci-dessous) ;
  • la perte de poids en cas de surpoids ou d’obésité, avec pour objectif un IMC de 25 kg/m2 ou une baisse de 10 % du poids initial ;
  • une diminution de la consommation d’alcool ;
  • une réduction de l’apport de sel (6 g de chlorure de sodium par jour au maximum) ;
  • une alimentation privilégiant la consommation de fruits, de légumes, de céréales et d’aliments peu riches en graisses saturées.

Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge de l’hypertension artérielle ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux de l’hypertension artérielle. En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à maintenir la pression artérielle à un niveau physiologique.

De nombreuses pratiques sportives se sont adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant d’hypertension artérielle modérée : par exemple, athlétisme, basket-ball, canoë-kayak, football, karaté, natation, taïchi chuan et qi gong, et tennis de table.

Dans le cadre de l’hypertension artérielle, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (contrôle de la pression artérielle, réduction du stress, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies/départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

Le choix du traitement médicamenteux et son suivi

Le choix du traitement prend également en compte les contre-indications de chaque patient. Il est difficile de prévoir si un traitement sera efficace pour un patient en particulier : un médicament très efficace pour l’un peut se révéler insuffisant pour l’autre. Les médicaments contre l’HTA sont pleinement efficaces après 4 à 6 semaines de traitement. Parfois, une fatigue passagère est ressentie en début de traitement.

Parce que l’hypertension artérielle elle-même ne provoque que peu de symptômes, environ un tiers des personnes traitées ne suivent pas scrupuleusement leur traitement, ce qui réduit son efficacité. Attention, les personnes qui prennent un traitement contre l'hypertension artérielle doivent être attentives à bien suivre leur traitement, même en l'absence de symptômes : l'hypertension est une maladie silencieuse qui peut avoir de graves conséquences sur le plan artériel. Si vous supportez mal le traitement qui vous a été prescrit, n'hésitez pas à en avertir votre médecin ; il pourra décider de vous en prescrire un autre, mieux adapté à votre sensibilité.

Des visites de contrôle doivent être effectuées pour s’assurer de l’efficacité du traitement. Elles ont en général lieu trois à quatre fois par an. De plus, le patient peut surveiller lui-même sa tension. Après six à douze mois pendant lesquels la tension artérielle est contrôlée, le médecin peut décider de réduire progressivement les doses et le nombre de médicaments.

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