Jambes lourdes

Mis à jour : Vendredi 26 Février 2016

Les jambes lourdes et enflées sont le plus souvent le signe d’un œdème. Diverses causes en sont à l’origine, les unes sérieuses, d’autres plus banales. Les femmes sont les plus touchées par les problèmes de jambes lourdes. Les œdèmes des jambes rendent la marche parfois difficile. Cependant, des gestes simples et des traitements peuvent aider à résoudre le problème.

Quels sont les symptômes des jambes lourdes ?

jambes lourdes

Le terme médical « œdème » définit l’infiltration des tissus par un liquide. La prise de poids constitue le premier symptôme d’un œdème. Pourtant, ce signe passe parfois inaperçu. À cette prise de poids est associé un gonflement des jambes, surtout le soir. La personne peut sentir ses jambes « lourdes » et avoir des difficultés à se chausser du fait de ses chevilles et ses pieds enflés. Si une seule jambe est atteinte, un problème veineux localisé (phlébite) est à envisager. Dans ce cas, l’œdème est accompagné d’une douleur située profondément et d’une sensation de chaleur au niveau de la jambe.


Quelles sont les causes des œdèmes des jambes ?

Il y existe deux types de cause aux œdèmes. Tout d’abord, les problèmes de pression veineuse élevée qui provoquent une fuite d’eau dans les tissus. C’est le cas de la phlébite ou des thromboses veineuses, de problèmes cardiaques ou d’importants problèmes dans l’abdomen qui compriment les veines. Ces troubles sérieux nécessitent une prise en charge médicale.

Le deuxième type de cause concerne les problèmes d’équilibre entre l’eau présente dans le sang et celle qui se trouve dans les autres constituants du corps (les tissus). Les œdèmes se produisent lorsque cet équilibre est rompu. Une quantité anormale de liquide est alors retenue dans les tissus. C’est le cas, par exemple, dans certaines maladies rénales (glomérulonéphrites).

Heureusement, dans la plupart des cas, les problèmes de jambes gonflées ne sont pas dus à des problèmes de santé aussi sérieux. Le plus souvent, ce désagrément est dû au fait que les veines des jambes ne renvoient plus efficacement le sang vers le cœur. C’est ce qu’on appelle l’insuffisance veineuse (ou maladie veineuse).

Chez la femme enceinte, une insuffisance veineuse apparaît parfois qui se traduit par une sensation de jambes lourdes. Elle est probablement liée aux changements hormonaux et, plus tard dans la grossesse, au poids de l’utérus qui comprime les veines abdominales.

Quelles sont les complications éventuelles de l’œdème des jambes ?

Les œdèmes n’ont aucune gravité en soi, quelle qu’en soit la cause. Mais ils peuvent gêner la marche de manière importante, notamment chez les sujets âgés à mobilité déjà réduite. Lorsque l’œdème est dû à un mauvais terrain veineux (varices), la peau risque de se fragiliser, des infections cutanées et sous-cutanées peuvent apparaître et un ulcère de la peau est susceptible de se former.


Que faire en cas de jambes lourdes ?

  • Evitez la station debout prolongée, le piétinement, les sources de chaleur par le sol ainsi que les élastiques de chaussette trop serrés.
  • Surélevez les pieds de votre lit pour favoriser le retour du sang des jambes vers le cœur pendant la nuit.
  • Dans la journée, portez des bas ou des collants de contention élastiques. Ils compriment les membres et favorisent le retour du sang veineux.
Conduite à tenir en cas de jambes lourdes
alt alt Si l'œdème est très récent et s'accompagne :
- d'un essoufflement anormal à l'effort ;
- ou d'une difficulté à respirer permanente ;
- ou d'une douleur brutale dans la poitrine ou sur le côté du thorax ;
- ou de vertiges ;
- ou de bourdonnements d'oreilles ;
- ou d'un ventre ballonné et dur.
  alt Si l'œdème est apparu subitement.
  alt Si l'œdème est douloureux avec une jambe chaude et rouge localement.
  alt Si l'œdème existe d'un seul côté ou prédomine nettement d'un côté.
  alt Si l'œdème est accompagné de fièvre.
  alt Si la peau est rouge et présente des signes d'infection.
  alt S'il y a un ulcère de la peau chez une personne qui a un mauvais terrain veineux.
  alt Si la personne prend un médicament qui peut provoquer un œdème comme effet indésirable (médicaments de l'hypertension, par exemple).
  alt Si la personne présente un œdème léger, non douloureux, lié à une cause identifiée.
Légende
alt Si 15 ou 112 est indiqué, appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112.
Si 15 ou 112 n'est pas indiqué, appelez votre médecin traitant immédiatement, ou rendez-vous au service d’urgence le plus proche.
Dans le doute, n’hésitez JAMAIS à appeler le 15 ou le 112.
alt Consultez un médecin dans la journée.
alt Consultez un médecin dans les jours qui viennent.
alt Il est possible de s’automédiquer.

Que fait le médecin en cas d’œdème des jambes ?

Il interroge le patient, notamment sur les médicaments qu’il prend actuellement. Puis il procède à un examen clinique. Le médecin recherche les signes d’un mauvais fonctionnement des reins, du cœur ou du foie. Il recherche la présence éventuelle d’albumine dans les urines à l’aide d’une bandelette-test qui témoignera ou non d’une maladie rénale. La cause des œdèmes reste souvent indéterminée et le mauvais état des veines ou des vaisseaux lymphatiques est alors incriminé. Dans certains cas, la mise hors circuit de certaines veines ou une intervention chirurgicale peut remédier efficacement au problème.

Comment prévenir les œdèmes des jambes ?

  • Pratiquez régulièrement la marche, la natation, la gymnastique pour entretenir la bonne circulation du sang.
  • Faites attention aux médicaments qui peuvent provoquer des œdèmes. Toutefois, n’arrêtez jamais un traitement prescrit sans en parler à votre médecin. Lui seul pourra déterminer si le médicament que vous prenez cause réellement vos problèmes d’œdème et comment vous pouvez le stopper ou le remplacer si c’est le cas.
  • Il existe des médicaments efficaces pour prévenir les œdèmes ayant une cause rénale, hépatique ou cardiaque.

Au cours du dernier trimestre de la grossesse, les problèmes d'insuffisance veineuse sont fréquents : jambes lourdes, œdèmes des jambes ou varices. Quelques règles simples peuvent être mises en place pour prévenir ou soulager la sensation de jambes lourdes. Chez les femmes qui souffrent d'œdèmes ou de varices, toute douleur ou chaleur dans un mollet doit amener à consulter un médecin très rapidement.

Pourquoi a-t-on les jambes lourdes pendant la grossesse ?

femme enceinte chez son médecin

À la fin de la grossesse, l'utérus est volumineux et comprime la veine cave inférieure, en particulier lorsque la femme enceinte est couchée sur le dos. Cette grosse veine située dans l'abdomen est celle qui ramène le sang du bassin et des jambes vers le cœur. Sa compression gêne ce retour veineux et la pression sanguine augmente dans les veines et les veinules des jambes. Par ailleurs, les hormones de la grossesse ont tendance à diminuer l'élasticité (le « tonus ») des veines, et celles-ci sont plus dilatées lorsque la pression sanguine augmente.

Enfin, la grossesse s’accompagne d’une augmentation du volume total de sang (le placenta est riche en sang et en vaisseaux sanguins). Le cœur compense en augmentant son débit, mais cela ne suffit pas pour limiter la stagnation du sang dans les jambes.

Lorsque la pression sanguine dans les veines des jambes augmente au-delà d’un certain seuil, du liquide (lymphe) passe à travers leurs parois et s’accumule dans les tissus avoisinants : c’est l’œdème des chevilles et des pieds. Cet œdème n’est pas grave en soi, mais il traduit un problème d’insuffisance veineuse.

Les varices, un souci fréquent de la grossesse
Les varices des jambes sont une forme plus sévère d’insuffisance veineuse. Les veines situées sous la peau se dilatent de manière permanente sous la pression du sang qui « stagne » dans les jambes.
La grossesse (et plus encore les grossesses répétées) aggrave les problèmes de varices et peut même être l'événement déclencheur chez environ deux tiers des femmes qui n'en avaient jamais eues jusque-là. Dans certains cas, des varices peuvent également apparaître sur la vulve au cours des dernières semaines de la grossesse. Le plus souvent, chez les femmes qui n'en avaient jamais eues auparavant, les varices disparaissent après l'accouchement.
Dans certains cas, les varices des jambes peuvent se rompre et provoquer des saignements. Elles peuvent également être à l’origine de thrombophlébite (la formation d’un caillot de sang dans une veine de la jambe), une complication grave qui se traduit par une sensation de chaleur ou de douleur dans un mollet. Si vous ressentez ce type de symptôme, il est essentiel de consulter un médecin très rapidement.

Que faire pour prévenir les jambes lourdes pendant la grossesse ?

Quelques mesures simples peuvent contribuer à prévenir les sensations de jambes lourdes pendant la grossesse.

  • Évitez la station debout prolongée, le piétinement, les sources de chaleur par le sol ainsi que les élastiques de chaussette trop serrés.
  • Portez des chaussures avec un talon de deux à trois centimètres.
  • Évitez les vêtements trop serrés, l’exposition au soleil, les épilations à la cire chaude, les bains chauds (qui dilatent les veines). Ne croisez pas les jambes lorsque vous êtes assise ou couchée.
  • Surélevez les pieds de votre lit pour favoriser le retour du sang des jambes vers le cœur pendant la nuit, sauf si vous souffrez de reflux acides.
  • Dans la journée, portez des bas ou des collants de contention élastiques. Ils compriment les jambes et aident le retour du sang veineux. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour choisir ceux qui vous conviennent.
  • Pratiquez régulièrement la marche ou la natation pour entretenir la bonne circulation du sang.
  • Évitez de prendre trop de poids pendant la grossesse.

Comment soulage-t-on les jambes lourdes et les œdèmes pendant la grossesse ?

Chez les femmes qui souffrent de jambes lourdes, d’œdèmes ou de varices, le médecin prescrit des bas de contention adaptés, en général de classe 3, voire 4 s’il y a des œdèmes. Ces bas sont systématiquement recommandés aux femmes qui ont des varices avant la grossesse et à celles qui ont un travail debout.

De plus, le médecin peut recommander des mesures d’hygiène :

  • pratiquer de petites marches plusieurs fois dans la journée ;
  • faire de la gymnastique douce des jambes et des chevilles (pédalage sur le dos, moulinets des chevilles, flexions/extensions talons-pointes, etc.) ;
  • doucher ses jambes avec de l’eau froide pour favoriser la contraction des veines ;
  • surélever ses jambes au repos ;
  • se masser les jambes doucement des chevilles vers les cuisses avec un gel adapté.

Dans certains cas, le médecin peut poser des bandes élastiques ou d’élastoplaste pour effectuer une compression locale permanente.

Si une varice se rompt et saigne, il faut s’allonger sur le dos et lever la jambe qui saigne. Lorsque le saignement a cessé, un pansement un peu compressif sera posé et la jambe sera surélevée sur un coussin pour quelques heures. Mieux vaut appeler son médecin pour lui demander son avis.

Sources :

  • « Le grand livre de ma grossesse » Collège national des gynécologues et obstétriciens, Eyrolles, 2012.
  • Ameli-Sante.fr

 


Quels compléments alimentaires contre l'insuffisance veineuse ?

compléments alimentaires

Les compléments alimentaires contre l’insuffisance veineuse, comme les médicaments destinés au même usage, contiennent des extraits de plantes. Ces plantes sont le plus souvent choisies pour leur richesse en flavonoïdes (voir ci-dessous) ou pour leurs propriétés anticoagulantes permettant d’éviter la formation de caillots sanguins.

Les flavonoïdes contre l'insuffisance veineuse

Les flavonoïdes sont des substances antioxydantes présentes dans de nombreuses plantes. Ils sont à l’origine des teintes brunes, rouges et bleues des fleurs et des fruits. Plusieurs études effectuées dans le cadre de l’enregistrement de médicaments les contenant ont suggéré un léger effet protecteur et dilatateur des vaisseaux sanguins et une tendance à fluidifier le sang.

Plusieurs dizaines de médicaments et de compléments alimentaires contre l’insuffisance veineuse contiennent des flavonoïdes extraits de nombreuses plantes telles que les agrumes, le marron d’Inde, le petit houx, le pin maritime ou la vigne.

Parmi ces substances, on peut citer les oligoproanthocyanidines (OPC), l'hespéridine, la diosmine, la troxérutine (un dérivé synthétique) ou le resvératrol. Aujourd'hui, l'efficacité de ces médicaments est remise en cause et l'Assurance maladie a cessé de les rembourser par manque de preuves concernant leur efficacité.

Depuis 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des flavonoïdes de prétendre participer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins. De plus, les compléments alimentaires contenant des catéchines, des oligoproanthocyanidines (OPC), de la rutine ou de la diosmine ne peuvent pas prétendre contribuer à la circulation sanguine, ni prévenir l’insuffisance veineuse chronique.

De plus, selon l'Agence européenne de sécurité des aliments, les compléments alimentaires contenant des extraits de pépins de raisin (Vitis vinifera) ne peuvent PAS prétendre faciliter la circulation veineuse dans les jambes, réduire les gonflements des jambes, ni drainer les accumulations d’eau dans le corps.

Enfin, les produits contenant de la diosmine, de la troxérutine et de l'hespéridine ne peuvent PAS prétendre maintenir le tonus veineux ou la perméabilité des capillaires veineux.

Les acides gras oméga-3 des huiles de poisson contre l'insuffisance veineuse

Les huiles extraites des poissons gras, riches en acides gras oméga-3, ont un effet anticoagulant et préviendraient la formation de caillots de sang. Elles sont parfois contenues dans des compléments alimentaires proposés pour soulager les problèmes liés à l’insuffisance veineuse.

Existe-t-il des risques avec les compléments alimentaires contre l'insuffisance veineuse ?

Les personnes qui prennent des traitements anticoagulants ou qui vont subir une intervention chirurgicale doivent s’abstenir de prendre des compléments alimentaires ou des médicaments destinés à lutter contre l’insuffisance veineuse, du fait de leurs possibles propriétés anticoagulantes.


Quelles plantes pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes ?

phytothérapie

Les plantes proposées pour soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse (gonflement, douleur) sont le plus souvent choisies pour leur richesse en flavonoïdes. Elles peuvent être utilisées seules ou en association pour combiner leurs effets.

Néanmoins, depuis 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant des flavonoïdes de prétendre participer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins. De plus, les compléments alimentaires contenant des catéchines (extraites du thé vert), des oligoproanthocyanidines (OPC) (extraites du pin maritime et d'autres plantes), de la rutine (extraite du ginkgo et d'autrs plantes) ou de la diosmine (extraite des agrumes) ne peuvent pas prétendre contribuer à la circulation sanguine, ni prévenir l’insuffisance veineuse chronique.

Le marronnier d’Inde pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes

Les graines et l’écorce du marronnier d’Inde contiennent des substances (æscine et æsculoside) susceptibles de protéger et de stimuler la paroi des veines et des petits vaisseaux sanguins. Elles auraient également la capacité de réduire les œdèmes (gonflements) et l’inflammation. Ces propriétés, largement étudiées, sont considérées comme bien établies scientifiquement.

L’hamamélis pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes

Les feuilles et l’écorce de l’hamamélis contiennent une grande variété de tanins et de flavonoïdes. Au cours d’études sur des cultures de cellules ou sur des animaux, ces substances ont présenté des propriétés vasculoprotectrices. L’OMS reconnaît l’usage traditionnel de l’hamamélis dans le traitement des varices.

Le petit-houx (ou fragon épineux) pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes

Le rhizome de petit-houx contient de nombreuses substances de la famille des flavonoïdes, dont certaines ont été davantage étudiées : ruscogénine, néoruscogénine, ruscine et ruscoside. Au cours d’études sur des cultures de cellules ou sur des animaux, ces substances ont montré des propriétés liées au tonus et à l’élasticité des veines. Une analyse croisée confirme une certaine efficacité des extraits de petit-houx pour diminuer les manifestations de l’insuffisance veineuse, en particulier la sensation de jambes lourdes.

La vigne rouge pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes

Les extraits de feuilles de la vigne rouge contiennent des flavonoïdes (polyphénols) et une grande quantité d’anthocyanosides, qui ont des effets vasculoprotecteurs proches de ceux de la vitamine P. Deux essais cliniques ont montré l’efficacité des extraits de feuilles ou de pépins de vigne rouge dans le traitement des manifestations de l’insuffisance veineuse. Cet usage est reconnu comme bien établi.

Le ginkgo pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes

Les feuilles de ginkgo contiennent de nombreux flavonoïdes antioxydants et des terpénolactones qui ont des propriétés anticoagulantes. En laboratoire, ces substances ont montré leur capacité à augmenter le tonus des veines et à diminuer la perméabilité des petits vaisseaux. Mais les études sur l’usage d’extraits de ginkgo contre les sensations de lourdeur dans les membres inférieurs n’ont pas donné de résultats significatifs. Le ginkgo est parfois proposé sous forme de gel pour masser les jambes lourdes.

Le mélilot pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes

Le mélilot contient des flavonoïdes, qui seraient à l’origine de ses effets sur l’insuffisance veineuse, et des coumarines capables de fluidifier le sang. Plusieurs études ont montré une certaine efficacité du mélilot dans le traitement des symptômes de l’insuffisance veineuse.

Le cassis pour soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes

Les feuilles et les baies de cassis contiennent des anthocyanosides aux propriétés proches de celles de la vitamine P. Elles renferment également des flavonoïdes.

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des produits contenant du cassis ou des extraits de cassis (huile de pépins, extrait sec, anthocyanines). Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que les produits à base de cassis ne peuvent pas prétendre soulager les jambes lourdes ou maintenir la bonne circulation veineuse. Cette revendication d’effet est désormais interdite pour les produits à base de cassis.

Existe-t-il des risques à soulager insuffisance veineuse et jambes lourdes par les plantes ?

En cas de gonflement ou de douleur survenant brutalement dans une jambe, s’accompagnant parfois de chaleur et de rougeur de la peau localisées, un avis médical urgent s’impose. C’est peut-être le signal d’alarme d’une phlébite profonde, qui doit être prise en charge rapidement pour éviter tout risque d’embolie pulmonaire. De même, lorsque les varices s’accompagnent de lésions de la peau, il faut consulter un médecin.

D’une manière générale, les personnes qui prennent des traitements anticoagulants ou qui vont subir une intervention chirurgicale doivent s’abstenir de prendre sans avis médical des plantes destinées à lutter contre l’insuffisance veineuse, du fait de leur tendance à fluidifier le sang.

  • Le petit-houx ne doit pas être utilisé sans avis médical en cas d’hypertension artérielle, en raison de ses propriétés vasoconstrictrices.
  • La vigne rouge contient du resvératrol qui possède une activité proche des hormones de la famille des estrogènes. Son usage est déconseillé chez les femmes présentant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein ou de l’utérus.
  • Les extraits de ginkgo sont déconseillés en cas d’épilepsie et aux femmes enceintes ou qui allaitent.
  • Le mélilot est déconseillé en cas de maladie du foie.

Comment soigner l’insuffisance veineuse ?

Contre l’insuffisance veineuse – et une fois que toute autre cause a été éliminée –, le traitement de référence reste le port de bas ou chaussette de contention élastiques (également dit « de compression élastique ») adaptés. Ils compriment les jambes et aident le retour du sang veineux. Ils permettent de diminuer le gonflement des chevilles, de soulager la sensation de lourdeur des jambes et de prévenir la formation de varices. Il en existe de très nombreux modèles. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour choisir la contention adaptée à votre cas.

Les médicaments contenant des substances dites vasculoprotecrices et veinotoniques (diosmine, troxérutine, flavonoïdes, etc) ou certains extraits de plantes (hamamélis, mélilot, marron d’Inde, vigne rouge, etc.) visent à soulager les symptômes (jambes lourdes, impatiences) causés par une mauvaise circulation veineuse, mais ils n’ont pas d’action sur l’évolution de la maladie. Ils ne sont pas remboursés par l'Assurance maladie.

Les traitements oraux peuvent être complétés par un massage des jambes avec un gel ou une crème contenant des substances vasculoprotectrices ou anti-inflammatoires.

Les médicaments à base de plantes destinés à favoriser l'élimination rénale de l'eau (médicaments dits à visée aquarétique) peuvent être proposés. Leur intérêt n’est pas démontré.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

Traitements locaux vasculoprotecteurs

Légende
Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Des compléments alimentaires sont également disponibles pour soulager les jambes lourdes. Comme les médicaments destinés au même usage, ils contiennent des extraits de plantes. Ces plantes sont choisies pour leur richesse en flavonoïdes. Il s'agit surtout du marron d'Inde, du petit-houx ou de la vigne rouge. Des gels, huiles et crèmes de massage rafraîchissantes peuvent être appliqués en remontant des chevilles jusqu’au genoux, notamment en période de fortes chaleur.