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Troubles du rythme cardiaque

Mis à jour : Lundi 08 Février 2016

Les troubles du rythme du cœur, ou « arythmies cardiaques », sont définis par l'existence de battements irréguliers, trop lents ou trop rapides, sans que ces modifications du rythme soient liées à une cause dite « physiologique » (par exemple, un effort physique). De gravité variable, ils sont fréquents, en particulier chez les personnes âgées. Des traitements existent pour éviter que ces arythmies gênent la vie quotidienne ou entraînent de graves complications.

Qu'appelle-t-on arythmies cardiaques ?

arythmie

Les troubles du rythme cardiaque peuvent survenir occasionnellement ou fréquemment, pour une durée allant de quelques secondes à plusieurs mois, voire toute la vie. Il existe une grande variété d’arythmies et la plupart d’entre elles sont bénignes, sans conséquence sur la vie quotidienne (elles sont découvertes fortuitement lors d’examens de routine). Cependant, certains d’entre elles sont invalidantes, voire graves, et peuvent mettre la vie du patient en danger.

Comment le cœur se contracte-t-il ?

Le cœur est un muscle creux composé de quatre cavités : les oreillettes gauche et droite, et les ventricules gauche et droit. Ses parois se contractent rythmiquement pour faire circuler le sang dans le corps, comme le ferait une pompe.

Une activité électrique qui se propage

Les contractions du muscle cardiaque se font sous l’action d’un influx électrique qui naît dans une zone située en haut de l’oreillette droite, appelée nœud sinusal (également nœud sino-atrial, sino-auriculaire ou de Keith & Flack). Spontanément, le nœud sinusal produit des décharges électriques, environ 100 par minute. Son activité électrique est contrôlée par un nerf, le nerf vagal, qui tend à la ralentir et à la stabiliser autour de 70 décharges par minute (au repos).

L’activité électrique née du nœud sinusal et contrôlée par le nerf vagal est responsable de la contraction des oreillettes qui envoient ainsi le sang qu’elles contiennent dans les ventricules. Mais cette activité électrique ne s’arrête pas dans les oreillettes. Elle chemine vers la partie basse du cœur jusqu’à une autre zone située entre les oreillettes (nœud atrioventriculaire ou auriculo-ventriculaire ou de Atchoff-Tawara).

Depuis ce nœud, l’activité électrique se propage dans les ventricules le long de fibres dites « de conduction » (ou « faisceau de His ») organisées en deux branches, l’une pour le ventricule gauche, l’autre pour le ventricule droit. Lorsque l’activité électrique parvient aux ventricules, ceux-ci se contractent et expulsent le sang qu’ils contiennent vers l’aorte (ventricule gauche) ou l’artère pulmonaire (ventricule droit). C’est à ce moment que l’on ressent le pouls.

Les troubles du rythme cardiaques sont classés selon leur effet sur les battements du cœur (accélération, ralentissement, irrégularité) et selon la zone du cœur qu’ils affectent : oreillettes, ventricules ou zones de jonction entre les deux.

système électrique du cœur

Le système électrique du cœur

Quel est le rythme normal du cœur ?

Au repos, le cœur bat au rythme de 60 à 100 battements par minute chez les adultes et les enfants, et de 90 à 120 battements par minute chez un nourrisson. Certaines personnes ont un rythme cardiaque au repos inférieur à 60 battements par minute (par exemple, les athlètes d’endurance) sans que cela gêne leur vie quotidienne.

Au cours d’un effort physique, le système nerveux déclenche une accélération du rythme cardiaque afin que le débit du sang dans les organes soit suffisant pour apporter l’oxygène nécessaire à l’effort. Même lors de l’accélération liée à l’effort, un cœur sain continue à battre de manière synchronisée : les oreillettes et les ventricules se contractent successivement, au même rythme.

Lors de certains troubles du rythme cardiaque, il peut y avoir une désynchronisation : les oreillettes battent plus vite que les ventricules.

Quels sont les symptômes des arythmies cardiaques ?

Dans la plupart des cas, les arythmies cardiaques ne provoquent pas de symptômes perceptibles par les personnes qui en souffrent.

Lorsqu’elles sont ressenties, les arythmies cardiaques se traduisent par une sensation de « coups dans la poitrine » ou d’« emballement » du cœur, voire de malaise avec sueurs soudaines et pâleur, pouvant aller jusqu’à une perte de connaissance temporaire (une « syncope »).

Lorsqu’elles sont anciennes, les arythmies fatiguent le cœur et le patient se plaint d’essoufflement à l’effort, de fatigue modérée, d’anxiété ou, parfois, de ressentir comme « un voile noir sur les yeux ».

Ces symptômes ne sont pas très caractéristiques et seuls des examens complémentaires approfondis permettent de confirmer l’existence d’un trouble du rythme cardiaque.

Et les palpitations ?
Les palpitations ne sont pas considérées comme des troubles du rythme cardiaque au sens propre. En effet, ces accélérations fugaces du cœur sont liées à la production d'adrénaline sous l'effet du stress ou de l'anxiété. Les palpitations sont donc une réaction normale du cœur à une cause physiologique, comme cela se passe lors d'un effort. Le traitement des palpitations ne vise pas à régulariser le cœur mais à contrôler la nervosité du patient.

Quelles sont les complications des arythmies cardiaques ?

Les complications des troubles du rythme cardiaque sont de deux types :

  • des complications cardiaques : lorsqu’elles durent et ne sont pas prises en charge, les arythmies cardiaques finissent par fatiguer le cœur. À terme, une insuffisance cardiaque peut s’installer. Elle se traduit par une incapacité du cœur à assurer sa fonction et à s’adapter aux activités quotidiennes du patient.
  • des complications vasculaires : la mauvaise circulation du sang dans les cavités du cœur y favorise la formation de caillots. Des fragments de caillots peuvent se détacher et partir dans la circulation sanguine, provoquant des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des troubles de la rétine ou des embolies pulmonaires (c’est ce qu’on appelle le « risque thrombo-embolique »). La prise d’anticoagulants oraux (fluidifiants sanguins) au long cours permet d’éviter ces complications.

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