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La fibrillation auriculaire

Mis à jour : Lundi 08 Février 2016

La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent (au point que les médecins parlent parfois simplement d'arythmie pour désigner une fibrillation auriculaire).

La fibrillation auriculaire, un trouble lié à l'âge

En France, on estime que cette arythmie touche quatre personnes sur mille, soit 250 000 personnes. La fréquence de la fibrillation auriculaire augmente avec l’âge : elle est multipliée par vingt entre les âges de 40 et 80 ans. Dix pour cent des personnes de plus de 80 ans en souffrent (contre 1 % des personnes de moins de 60 ans).

Qu'est-ce que la fibrillation auriculaire ?

La fibrillation auriculaire se traduit par une accélération importante du rythme de contraction des oreillettes : de 300 à 500 battements par minute. Seuls certains de ces battements parviennent à se transmettre aux ventricules : ceux-ci battent à un rythme compris entre 40 et 200 pulsations par minute, souvent de manière irrégulière. Lorsque la tachycardie touche aussi les ventricules, on parle de TAC/FA : tachyarythmie complète par fibrillation auriculaire.

La fibrillation auriculaire peut être occasionnelle (« isolée », plutôt avant l’âge de 60 ans) ou récidivante. Elle peut durer de quelques heures à moins d’une semaine (« fibrillation paroxystique »), quelques semaines (« persistante ») ou quelques mois voire plusieurs années (« permanente »).

La fibrillation ventriculaire
La fibrillation ventriculaire est caractérisée par des contractions anormalement rapides et anarchiques des ventricules. Ceux-ci perdent leur efficacité et la circulation sanguine n’est quasiment plus assurée. La fibrillation ventriculaire est une urgence médicale. Sans traitement rapide (dit « de défibrillation » ou « de cardioversion »), la personne perd connaissance et décède rapidement.
Le traitement de la fibrillation ventriculaire comprend, outre des médicaments destinés à renforcer et régulariser le cœur, des anticoagulants (pour éviter la formation de caillots sanguins dans les cavités du cœur) et, parfois, la pose d’un défibrillateur automatique implantable qui va automatiquement resynchroniser le cœur en cas d’arythmie des ventricules.

Les causes des fibrillations auriculaires

Les causes de la fibrillation auriculaire sont diverses et souvent liées à une usure des tissus chargés de conduire l’influx électrique à travers le cœur. Par exemple :

  • des problèmes au niveau de la valve mitrale (entre l’oreillette et le ventricule gauches) qui entraînent une surpression dans l’oreillette gauche ;
  • une hypertension artérielle ;
  • une hyperthyroïdie ;
  • d’autres maladies du cœur ou une insuffisance cardiaque ;
  • l’abus de substances excitantes ;
  • des maladies génétiques.

Les athlètes d’endurance souffrent parfois de fibrillation auriculaire lorsque leur programme d’entraînement est trop intense.

Les complications de la fibrillation auriculaire

La complication principale de la fibrillation auriculaire est l’embolie. En effet, la fibrillation auriculaire, parce qu’elle diminue l’efficacité des oreillettes, peut entraîner une stagnation (une « stase ») du sang dans celles-ci. Ce phénomène favorise la formation de caillots sanguins dans les oreillettes, caillots qui risquent d’être emportés dans les artères et de boucher les plus petites d’entre elles, par exemple dans le cerveau (accident vasculaire cérébral ou AVC) ou dans la rétine. En France, on estime que la fibrillation auriculaire est responsable d’un quart des 130 000 AVC diagnostiqués chaque année.

La fibrillation auriculaire peut se compliquer en provoquant une fibrillation ventriculaire potentiellement mortelle.

Le traitement de la fibrillation auriculaire repose sur des médicaments anticoagulants destinés à prévenir la formation des caillots et sur des médicaments antiarythmiques qui ralentissent et régularisent le rythme du cœur.

Qu'appelle-t-on flutter auriculaire ?

Le flutter auriculaire est une forme atténuée de fibrillation auriculaire. Les oreillettes se contractent à un rythme élevé (250 à 300 battements par minute) mais moins que lors de fibrillation. Comme dans la fibrillation auriculaire, les ventricules ne sont pas synchrones avec les oreillettes. Ils peuvent se contracter une fois tous les deux battements d’oreillette (on parle alors de flutter 2/1) ou, par exemple avec un traitement, une fois tous les quatre battements d’oreillette (flutter 4/1). Les causes et les traitements du flutter auriculaire sont similaires à ceux de la fibrillation auriculaire.

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