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Stimulateurs et défibrillateurs implantables

Mis à jour : Lundi 08 Février 2016

Lorsque les médicaments ne sont pas suffisants pour contrôler un trouble du rythme cardiaque, il peut être nécessaire d'implanter sous la peau (au niveau de la clavicule) un petit boitier relié au cœur par de fines électrodes qui délivrent des impulsions électriques. Deux types de dispositif de ce type existent : les stimulateurs cardiaques (« pacemakers ») et les défibrillateurs automatiques implantables (DAI).

Les stimulateurs cardiaques (« pacemakers »)

pacemaker

Les stimulateurs cardiaques sont destinés à suppléer à l’activité électrique spontanée du cœur lorsque celle-ci est insuffisante ou irrégulière : cœur trop lent (bradycardie) ou, parfois, cœur désynchronisé (les oreillettes et les ventricules ne sont plus synchrones). Ils agissent « en silence », le patient n’étant pas conscient des impulsions électriques.

Les éléments d'un stimulateur cardiaque

Un stimulateur cardiaque se compose d’un boitier (qui contient la pile et les composants électroniques) et de sondes (qui vont transmettre les impulsions électriques au cœur droit). Aujourd’hui, les stimulateurs cardiaques sont capables de détecter l’activité électrique spontanée du cœur (« mode sentinelle ») et d’intervenir uniquement lorsque cela est nécessaire (ce qui économise la pile). Certains stimulateurs sont également capables de s’adapter au degré d’effort accompli par le patient et d’accélérer le rythme cardiaque en conséquence (ils sont dits « à asservissement »).

Les boitiers des stimulateurs cardiaques sont capables d’enregistrer leur activité au cours du temps et de transmettre ces données à travers la peau (voire, pour certains, via un téléphone portable jusqu’au bureau du médecin…). Ils agissent donc un peu comme des Holters. Leur pile dure entre cinq et dix ans au bout desquels le boitier est remplacé dans son intégralité.

Les sondes sont variables selon les modèles et peuvent stimuler un, deux ou trois points des muscles cardiaques. Elles sont insérées depuis la veine qui passe au niveau de la clavicule, jusqu’au cœur droit (oreillette et/ou ventricule). Lors d’un changement de boitier, les sondes sont généralement laissées en place.

La mise en place d'un pacemaker

La mise en place d’un stimulateur cardiaque s’effectue au cours d’une hospitalisation d’une ou deux journées. Elle se fait sous anesthésie locale (avec, éventuellement, une anesthésie générale légère) et dure environ une heure. Une incision est faite au niveau de la clavicule, là où se trouvera le boitier.

Le suivi après la pose d'un pacemaker

Les personnes qui ont un stimulateur cardiaque sont suivies régulièrement (tous les trois à six mois) dans un centre de rythmologie pour vérifier l’état de charge de la pile, le bon état et la bonne implantation des sondes, ainsi que pour collecter les données enregistrées par le boitier. Une reprogrammation du boitier peut également être effectuée.

Les précautions à prendre lorsqu'on a un pacemaker

Si vous avez un stimulateur cardiaque :

  • évitez la proximité prolongée avec les plaques chauffantes dites « à induction », les appareils de soudure à l’arc et les arceaux antivol des magasins ; les fours à micro-ondes ne posent pas de problème s’ils sont bien isolés ;
  • évitez de placer de façon prolongée votre téléphone portable dans une poche à proximité du boitier ;
  • n’utilisez pas de casque audio sans fil ou de micro fonctionnant avec de hautes fréquences (HF) ;
  • les IRM, la radiothérapie, le bistouri électrique et les traitements par électrostimulation ou électrothérapie (par exemple en kinésithérapie) sont contre-indiqués ;
  • dans les aéroports, exigez une fouille manuelle : les portiques et les dispositifs manuels de détection des métaux peuvent dérégler les stimulateurs cardiaques ;
  • évitez d’exposer longtemps au soleil la zone de peau sous laquelle se trouve le boitier : son métal absorbe la chaleur et des brûlures locales peuvent se produire (idem dans les saunas) ;
  • ne pratiquez pas de sports violents type boxe, rugby ou arts martiaux, ni le dos crawlé.

Les défibrillateurs automatiques implantables (DAI)

Les défibrillateurs automatiques implantables (DAI) sont des stimulateurs cardiaques qui ont, en plus, la capacité d’administrer un choc électrique dit « de défibrillation » ou « de cardioversion » lorsqu’ils détectent une fibrillation auriculaire ou ventriculaire. Ce choc régularise l’activité cardiaque et prévient les aggravations. Les chocs de défibrillation sont ressentis par le patient.

Comme les pacemakers, les DAI enregistrent leur activité au cours du temps ce qui permet au rythmologue (le cardiologue spécialisé dans les arythmies) d’analyser plus finement les troubles du rythme dont souffre le patient. Le suivi est similaire à celui des stimulateurs cardiaques. Cependant, le patient est invité à consulter rapidement son médecin si son cœur s’emballe plus de trois minutes malgré le DAI, s’il ressent des malaises ou des symptômes inhabituels, ou si deux chocs de défibrillation ou plus ont été ressentis dans la même journée.

Les précautions à prendre lorsqu’on porte un DAI sont les mêmes que celles indiquées ci-dessus pour les stimulateurs cardiaques. La conduite automobile peut être contre-indiquée pendant les premiers mois de traitement en attendant de s’assurer que le DAI est bien toléré.

La défibrillation externe
Dans certaines situations, et en particulier en urgence, il est parfois nécessaire de resynchroniser rapidement un cœur qui souffre de fibrillation auriculaire (rarement une urgence) ou ventriculaire (souvent une urgence). Pour cela, un choc électrique est appliqué à travers le thorax.
Chez les personnes dont la fibrillation est récurrente (comme lors d’une fibrillation auriculaire), la défibrillation externe se passe à l’hôpital. Elle se pratique sous légère anesthésie générale après quelques jours de traitement anticoagulant (et après s’être assuré de l’absence de caillots dans les cavités du cœur). Ses effets ne sont durables que si la fibrillation est récente. Chez les personnes qui souffrent de fibrillation auriculaire depuis plusieurs mois ou années, son efficacité est limitée.
Des appareils portables destinés à la défibrillation des ventricules sont désormais présents dans de nombreux lieux publics. Ils sont conçus pour être utilisés par tout un chacun (la machine indique la marche à suivre pas à pas et les réglages se font automatiquement). Ils sont destinés à traiter les fibrillations provoquées par un accident cardiaque de type infarctus.

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