Le diagnostic et le traitement des méningites

Mis à jour : Mardi 04 Février 2020

Comment diagnostique-t-on une méningite ?

Lorsqu’une personne présente des symptômes évoquant une méningite (fièvre, raideur de la nuque, maux de tête, sensibilité exacerbée à la lumière, nausées), une hospitalisation en urgence est indispensable afin de pratiquer une ponction lombaire pour confirmer la diagnostic.

Le médecin recherche également systématiquement un purpura fulminans (taches rouge violacé sur la peau). En cas de suspicion de méningite due à une bactérie, un traitement antibiotique est prescrit au plus vite, sans attendre les résultats de la ponction lombaire.

La ponction lombaire est un geste médical qui consiste à prélever du liquide céphalo-rachidien à l’aide d’une aiguille fine introduite après anesthésie locale entre deux vertèbres lombaires. Cet examen est généralement peu ou pas douloureux. Son objectif est de rechercher la présence d’un nombre anormalement élevé de globules blancs dans le liquide céphalo-rachidien (ce qui est le signe d’une infection). Selon l'aspect du liquide céphalo-rachidien (clair ou purulent), le médecin peut déjà émettre une hypothèse sur la cause de la méningite (virale ou bactérienne).

Le liquide céphalo-rachidien est ensuite envoyé au laboratoire pour une identification du micro-organisme responsable de la méningite afin d’adapter le traitement.

Quels sont les traitements des méningites ?

Dans le cas des méningites virales bénignes, le traitement consiste à soulager les symptômes : repos et administration de médicaments contre la fièvre et contre la douleur. Les méningites dues au virus de l’herpès nécessitent un traitement antiviral spécifique à base d’aciclovir ou de valaciclovir.

Si une origine bactérienne est suspectée, un traitement antibiotique est administré en perfusion pour une durée de dix à 21 jours selon la bactérie et l’évolution de l’état du patient. Afin de limiter l’inflammation des méninges, le traitement comprend parfois de la dexaméthasone, un anti-inflammatoire de la famille de la cortisone.

Les méningites induisent une immunité : il n’est donc pas utile pour une personne qui a eu une méningite à méningocoque de se faire vacciner contre le sérogroupe qui a occasionné l’infection.

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