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La prévention des méningites

Mis à jour : Lundi 19 Juin 2017

La prévention des méningites repose sur la vaccination contre les bactéries responsables de méningites graves (méningocoque, pneumocoque, Hæmophilus influenzae de type B) et sur le traitement préventif des personnes ayant été en contact avec des malades en cas de méningite à méningocoques.

Les vaccins contre les méningites

Il existe des vaccins permettant de se protéger contre les infections dues aux bactéries pouvant être responsables de méningites : méningocoques, pneumocoques et Hæmophilus B. Ces vaccins sont recommandés dès le plus jeune âge.

Il est également important de se souvenir que les vaccins contre les oreillons, la rougeole ou la tuberculose (BCG) préviennent les méningites liées à ces maladies.

Les vaccins contre les infections à méningocoques

    Il en existe plusieurs types :
  • Le vaccin contre le méningocoque C (MENJUGATE, NEISVAC) : c'est le vaccin recommandé pour la vaccination généralisée de tous les nourrissons à 5 mois avec un rappel à 12 mois (qui peut être pratiqué en même temps que le vaccin ROR). Afin d’immuniser le plus grand nombre d’enfants et de réduire ainsi le risque d’épidémie, l’injection d’une dose de ce vaccin est aussi recommandée pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 24 ans révolus s’ils n’ont pas été vaccinés dès le plus jeune âge.
  • Le vaccin contre les méningocoques A, C, Y et W135 (MENVEO, NIMENRIX) : cette vaccination concerne essentiellement des populations à risque. Elle peut être proposée en cas de contact avec une personne ayant une infection par un méningocoque A, C Y ou W135.
  • Le vaccin contre les méningocoques A et C : il n'est plus guère utilisé. Il n'est plus remboursé.
  • Le vaccin contre les infections à méningocoque B (BEXSERO) : il est réservé à des situations spécifiques, notamment d’épidémie. Il est utilisable chez les adultes et les enfants à partir de l'âge de 2 mois.

Le vaccin contre les infections à Hæmophilus influenzae de type B

Ce vaccin est recommandé pour tous les nourrissons. Il est administré généralement en association avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche. Pour les enfants qui n’ont pas été vaccinés avant six mois, il existe un vaccin uniquement destiné à prévenir ce type d’infection.

Les vaccins contre les infections à pneumocoques

Il existe 2 vaccins constitués de fragments de différents pneumocoques. Le vaccin à 13 sérotypes (PREVENAR) est recommandé pour tous les nourrissons de moins de deux ans, avec une injection à 2 mois et à 4 mois et un rappel à 11 mois. Le vaccin à 23 sérotypes est destiné à l’adulte et à certains enfants présentant des risques particuliers.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Mai 2018

Vaccins : infections à Haemophilus influenzae type b

Vaccins : infections à pneumocoques

Légende
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Voyageurs : prenez vos précautions !

L’Afrique est très touchée par les méningocoques de sérogroupe A qui sont à l’origine de grandes épidémies tous les sept à quatorze ans (les dernières en 1996 et en 2009), épidémies qui touchent en particulier les enfants et les adolescents. Une vaccination (incluant le sérogroupe W135) est recommandée en cas de séjour prolongé ou de contact étroit avec la population locale, en période sèche et en zone d’épidémie, dans tous les pays d’Afrique situés au nord du Cameroun.

Pour le pèlerinage à la Mecque, la présentation d’un carnet de vaccination à jour est exigée par les autorités saoudiennes. Il est obligatoire d’être vacciné contre les méningocoques de sérogroupe A, C, Y et W135. La vaccination doit être réalisée au plus tard dix jours avant le départ. Le vaccin contre le pneumocoque est également recommandé.

De plus, pour les voyageurs se rendant sous les Tropiques, la dengue et le chikungunya peuvent provoquer des méningites. Ces maladies sont transmises par les moustiques et mieux vaut s’équiper de produits répulsifs et de moustiquaires.

Ne laissez pas traîner une infection ORL !

Parce que les virus et les bactéries qui provoquent une méningite peuvent être présents dans la gorge ou les oreilles, il est important de rester vigilant en cas d’infection ORL (rhume, rhinopharyngite, otite, angine, etc.). Un rhume ne dure habituellement pas plus d’une semaine. S’il persiste, ou s’il aggrave, consultez un médecin. Une angine ou une otite peut également être d’origine bactérienne. Consultez rapidement un médecin afin qu’il puisse prescrire un antibiotique si c’est le cas.

Les traitements préventifs pour l'entourage

Dans le cas d’une méningite à méningocoques, contagieuse et parfois mortelle, un traitement préventif est préconisé dans l’entourage de la personne qui déclare cette maladie. La période d’incubation d’une méningite à méningocoque peut varier entre deux et dix jours. Les personnes ayant été en contact avec un malade dans les dix jours précédant le diagnostic de méningite à méningocoque doivent recevoir un traitement antibiotique dans les plus brefs délais. Ce traitement préventif dure deux jours. Toutes les personnes fréquentant la même collectivité (crèche, école, collège, lycée, entreprise, etc.) sont concernées, même s’il n’y a pas eu de contact direct entre les deux individus. De plus, les personnes en contact régulier et répété avec le malade sont vaccinées (hors méningocoque de sérogroupe B).

Dans le cas d’une méningite à Hæmophilus (devenue exceptionnelle en France depuis la mise en place de la vaccination systématique des nourrissons), un traitement préventif de l’entourage peut également être proposé.

Actualités

L'étude Vican5 a été réalisée par l'Inserm et publiée le 20 juin 2018 sur le site de l'Inca.

VICAN5 : 5 ans après un diagnostic de cancer, 33 % des patients n’ont pas de suivi en médecine générale

Les troubles de l'érection sont associés à un risque cardiovasculaire deux fois plus élevé chez les hommes de plus de 60 ans (illustration).

Risque cardiovasculaire : nouvelles données favorables à une valeur prédictive de la dysfonction érectile

La téléconsultation sera remboursable pour l'ensemble des Français à partir du 15 septembre 2018 (illustration).

Téléconsultation par vidéo remboursée à partir de septembre 2018, télé-expertise rémunérée début 2019