Les médicaments des douleurs modérées à sévères

Mis à jour : Vendredi 31 Janvier 2020

Les antalgiques de niveau II sont la codéine, la dihydrocodéine et le tramadol. Ils sont destinés aux douleurs d'intensité moyenne ou aux douleurs non soulagées par les antalgiques de niveau 1. Ils sont souvent associées au paracétamol. Ces médicaments ne sont disponibles que sur ordonnance, à l’exception de certaines associations faiblement codéinées.

La codéine et la dihydrocodéine

La codéine et la dihydrocodéine sont des dérivés de l’opium qui sont transformés en morphine par le foie. Depuis le 17 Juillet 2017, une prescription médicale est nécessaire pour l’achat d’un médicament contenant de la codéine quelle que soit la dose. Auparavant, lorsque les comprimés contenaient 20 mg ou moins de codéine, ils pouvaient être achetés sans ordonnance. L’automédication avec ces médicaments n’est désormais plus possible. Cette décision fait suite à l’augmentation des signalements de détournement de ces médicaments par des adolescents pour un usage récréatif (voir Actualités : Codéine, dextrométorphane, éthylmorphine et noscapine : prescription médicale obligatoire, liste des produits concernés, juillet 2017). La codéine est associée au paracétamol dans de nombreuses spécialités. Ces associations doivent être utilisées avec prudence, car le paracétamol est présent dans de nombreux médicaments et il est toxique pour le foie en cas de surdosage. La codéine et la dihydrocodéine peuvent favoriser une constipation et il est souvent nécessaire de leur adjoindre un laxatif. L’effet de la codéine dure environ cinq heures, celui de la dihydrocodéine dure douze heures. Attention : une prise prolongée de fortes doses de codéine peut provoquer une dépendance physique. La posologie est de 30 à 120 mg de codéine par jour chez l’adulte.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Antalgiques de palier II : codéine + ibuprofène (AINS)

Antalgiques de palier II : codéine + paracétamol + caféine

Antalgiques de palier II : dihydrocodéine

Antalgiques opioïdes en association

Légende
Médicament générique

Le tramadol

Le tramadol n’est pas un dérivé de la morphine mais une molécule originale qui agit sur les récepteurs du cerveau sensibles à la morphine, ainsi que sur les récepteurs d’autres messagers chimiques du cerveau (sérotonine et noradrénaline). Il est parfois associé au paracétamol. Il ne doit pas être utilisé chez les personnes qui souffrent d’épilepsie (sauf si elle est contrôlée par un traitement) en raison d’un risque de convulsions associé au médicament. Les effets indésirables les plus fréquents du tramadol, observés chez plus de 10 % des personnes, sont les nausées et les sensations vertigineuses. Les autres principaux effets indésirables sont la constipation, la somnolence (qui peut être importante en en cas d’association avec des médicaments sédatifs), des troubles psychiques (confusion des idées ou hallucinations, principalement chez les personnes âgées) et un risque d’abus et de dépendance. L’arrêt du traitement doit être progressif pour éviter un syndrome de sevrage. Le tramadol exposerait également à un risque d’hypoglycémie chez les patients diabétiques (voir Actualités : Découverte d'un possible risque d'hypoglycémies sous tramadol, en particulier en début de traitement, vidal.fr, 01/2015).

Légende
Médicament générique
La fin du destropropoxyphène
Suite à des intoxications accidentelles ou volontaires, le dextropropoxyphène (DI-ANTALVIC) a été retiré du marché en 2005 en Suisse, en Grande-Bretagne et en Suède où il était prescrit à des doses plus élevées qu’en France. Fin juin 2009, l'Agence européenne du médicament a recommandé aux Etats membres de l'Union européenne de retirer du marché les médicaments contenant cette substance. En France, ce retrait est effectif depuis le 1er mars 2011 (Voir Actualité : Di-Antalvic : la fin d'une époque.).

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