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J'ai mal ou je souffre ?

Mis à jour : Vendredi 08 Mars 2019

La douleur est indissociable de l’émotion qu’elle suscite et qui lui confère son caractère désagréable. Cependant, alors que la sensibilité des fibres nerveuses chargées de transmettre la douleur varie peu d’un individu à l’autre, l’expérience douloureuse est, en revanche, extrêmement variable selon les personnes. Elle dépend de l'âge, des expériences passées, de la culture et de l'éducation, du contexte (douleur prévisible ou non, cause connue ou inconnue, capacité à contrôler l'origine de la douleur, etc.), de l'état psychique du moment (calme ou anxiété par exemple), bref d’un ensemble de données qui ne sont pas directement liées au traumatisme ou à la lésion à l’origine de la sensation douloureuse. C’est cet ensemble de données qui définit la souffrance comme la conséquence psychique de la douleur.

Les deux dimensions de la souffrance

Lorsqu’elle accompagne la douleur, la souffrance est constituée d'éléments émotionnels et d'éléments liés à la pensée et au raisonnement (éléments cognitifs).

La sensation douloureuse est analysée par le cerveau selon l’événement qui l'a déclenché, son intensité, sa localisation, etc. Cette information est comparée aux informations stockées dans la mémoire : des expériences passées ou des connaissances acquises. Par exemple, un mal de tête est ressenti puis analysé : Est-il d'intensité habituelle ? Ai-je trop bu hier soir ? Justifie-t-il la prise d'aspirine ? Autant de questions dont la réponse est fondée sur la nature de la sensation ainsi que sur l'expérience et le savoir de la personne.

Cette réflexion s'accompagne éventuellement de certaines émotions qui confèrent une qualité – agréable ou désagréable – aux événements survenant quotidiennement, en se référant largement au souvenir d'épisodes passés. Cette charge émotionnelle vient enrichir l'analyse de la sensation douloureuse et l’ensemble de cette nouvelle expérience est mémorisé. Elle constitue une nouvelle référence en termes d'expérience douloureuse.

L'importance du contexte

Parce que la souffrance est le résultat d'une analyse cognitive et de réactions émotionnelles, l'environnement est un facteur important dans la manière dont la douleur est ressentie et vécue. Par exemple, dans le contexte des actes chirurgicaux, l’appréhension peut accroître les douleurs postopératoires. Au contraire, celles-ci sont atténuées lorsque le patient est clairement informé sur la nature de l’opération chirurgicale qu’il va subir et lorsqu’il est assuré qu’il disposera de toutes les techniques disponibles de gestion de la douleur (personnel à l’écoute, prescription d’antalgiques, recours éventuel à d’autres méthodes de contrôle de la douleur, etc.).

Dans la plupart des cas, les douleurs internes, mal localisées, dont l’origine est incertaine, ou qui se prolongent dans le temps sont sources d’anxiété. Elles peuvent être perçues comme étant le signe d’une maladie grave ou chronique et, de ce fait, être amplifiées. Certaines personnes préfèrent les endurer plutôt que de consulter un médecin et obtenir un diagnostic qu’elles redoutent ; d’autres, au contraire, vont rechercher le plus rapidement possible un avis médical et un soulagement, par des médicaments ou d’autres techniques, et de ce fait réduire la dimension émotionnelle de leur sensation douloureuse.

L’attention consciente joue également un grand rôle dans la perception de la douleur. Les personnes atteintes de douleurs chroniques le savent bien et constatent qu’une occupation prenante peut amener un soulagement momentané. De la même manière, les sportifs en cours de compétition ressentent peu les douleurs provoquées par les chocs, les traumatismes ou l’épuisement musculaire. Au contraire, lorsque la conscience est centrée sur la douleur, un effet d’aggravation est souvent constaté.

L'impact des douleurs chroniques

La réaction de stress déclenchée par la douleur doit être suivie et compensée par une phase de récupération durant laquelle l’organisme retourne à la normale. Les situations de douleurs répétées ou chroniques empêchent partiellement ou totalement ce retour à l’équilibre ; elles constituent une cause directe de troubles de la santé : perte d'appétit et de poids, dépression, etc. Les personnes qui souffrent de maladies chroniques apprennent souvent à tolérer des douleurs de faible intensité ; mais, lorsque la douleur est chronique, elle peut peser très lourd sur le plan relationnel. Elle peut mener à une réduction des activités, à un handicap, voire à un isolement social qui peut aggraver la souffrance. À l'inverse, avoir mal suscite souvent la sollicitude de l’entourage et cette seule dynamique peut conduire à entretenir la sensation douloureuse. Si celle-ci diminue ou disparaît, l’intérêt de l’entourage risque de s’éloigner, les visites de s’espacer, la sollicitude de s’étioler...

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