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Quels médicaments contre la douleur ?

Mis à jour : Mercredi 11 Juillet 2018

Les médicaments antalgiques

Les principaux médicaments antalgiques (anti-douleur) sont divisés en trois classes en fonction de leur puissance d’action, selon un classement de l’Organisation mondiale de la santé proposé, à l’origine, dans le cadre du traitement des douleurs d’origine cancéreuse.

Les substances antalgiques de niveau I qui sont destinées aux douleurs légères à modérées : l’aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le kétoprofène, le naproxène, etc. Les AINS sont désignés ainsi pour les distinguer des anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes, dérivés du cortisol, l’une des hormones libérées lors de la réaction de stress.

Les substances antalgiques de niveau II, destinées aux douleurs modérées ou sévères ou aux douleurs insuffisamment soulagées par les antalgiques de niveau 1 : la codéine, la dihydrocodéine et le tramadol, seuls ou associés à l’aspirine ou au paracétamol.

Les substances antalgiques de niveau III, destinées aux douleurs intenses qui sont rebelles aux autres antalgiques : la morphine et les autres dérivés de l’opium (buprénorphine, fentanyl, hydromorphone, nalbuphine, oxycodone et péthidine).

Bien prendre ses antalgiques
  • En cas de douleur chronique (arthrose par exemple), une prise d’antalgiques à intervalles réguliers permet de calmer la douleur plus efficacement qu’une prise à la demande, « quand ça fait mal ».
  • Il est recommandé de ne pas utiliser d’antalgiques plus de cinq jours sans avis médical.
  • Mieux vaut ne pas prendre d’antalgique opiacé (dérivés de la codéine et de la morphine) sans l'avis de votre médecin. Ce type de médicament peut retarder un diagnostic en masquant la douleur.
  • N’hésitez pas à recontacter votre médecin si le traitement prescrit ne soulage pas suffisamment la douleur.

Les autres médicaments utilisés dans la douleur

    D’autres substances sont également utilisées pour combattre la douleur :
  • des anesthésiques locaux (comme la lidocaïne, la procaïne, la bupivacaïne, etc.) ;
  • des antispasmodiques (dans les douleurs viscérales comme les coliques néphrétiques, les colites, etc.) ;
  • certains antidépresseurs (ANAFRANIL et ses génériques, LAROXYL, TOFRANIL, CYMBALTA) pour le traitement des douleurs neuropathiques mais leurs effets indésirables en limitent parfois l’utilisation ;
  • les myorelaxants (COLTRAMYL et ses génériques, DECONTRACTYL, LUMIRELAX) peuvent être utiles dans le mal de dos (lombalgie) chronique pour leur effet relaxant musculaire. Ils ne doivent pas être utilisés pendant des périodes de plus de 2 semaines ;
  • des antiépileptiques : la carbamazépine (TEGRETOL et ses génériques) et la phénytoïne sont utilisées dans le traitement des névralgies rebelles de la face et des douleurs neuropathiques ; la gabapentine (NEURONTIN et ses génériques) est utilisée dans le traitement des douleurs qui font suite à un zona chez l'adulte ; la prégabaline (LYRICA) est indiquée dans le traitement des douleurs neuropathiques.

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