Quelles sont les causes de l'hépatite C ?

Mis à jour : Jeudi 09 Juillet 2020

Le virus de l'hépatite C (VHC)

L’hépatite C est provoquée par un virus, le virus de l’hépatite C (VHC). Ce virus est très résistant et il peut survivre pendant une semaine à l’air libre (sur des surfaces ou des objets). L’analyse génétique du VHC montre qu’il en existe six types (les « génotypes ») et divers sous-types. Les personnes contaminées par transfusion sanguine sont principalement porteuses du génotype 1, alors que le génotype 2 est plutôt observé chez les usagers de drogue par voie intraveineuse. En Afrique, le génotype 4 est prédominant.

La connaissance du génotype est importante pour la mise en place du traitement. En effet, celui-ci sera plus court chez les personnes porteuses d’un VHC de génotype 2 ou 3, ces deux génotypes étant plus sensibles aux traitements actuellement disponibles.

Comment se transmet le virus de l'hépatite C ?

Le virus de l’hépatite C se transmet uniquement par contact avec du sang humain infecté. Une personne peut être contaminée par :

  • le partage de matériel qui a été en contact avec le sang d’une personne infectée, comme les objets de toilette (brosse à dents, rasoir, ciseaux, coupe-ongles, pince à épiler, etc.) ou les bijoux transperçants (piercing, boucle d’oreille) ;
  • l’échange de matériel utilisé lors d’injection de drogues (aiguille, seringue, coton, cuillère) ou de leur inhalation (par exemple, une paille contaminée par des saignements de la muqueuse des fosses nasales) ;
  • les soins médicaux avec effusion de sang : les professionnels de santé peuvent se contaminer accidentellement (aiguilles, seringues, intervention chirurgicale, dentisterie, etc.) ;
  • les tatouages, le piercing ou une séance d’acupuncture, s’ils sont réalisés sans respecter les règles d’hygiène indispensables (matériel à usage unique ou stérilisé selon les normes en vigueur) ;
  • la transmission de la mère à l’enfant, essentiellement lors de l’accouchement : celle-ci reste rare (3 à 5 % des cas sauf si la mère est co-infectée par le VIH/sida ce qui porte le risque à 25 % des cas). Pour des raisons inconnues, le risque de transmission mère-enfant est plus élevé si le nouveau-né est un garçon.
  • les relations sexuelles non protégées, uniquement si le sang est présent : période de règles, petites plaies des organes génitaux dues à des infections sexuellement transmissibles ou à des abrasions, pratiques sadomasochistes, etc.

Il n’y a pas de transmission du virus de l’hépatite C par l’eau, ni par les aliments, le partage des couverts ou encore l’utilisation de toilettes communes. Les contacts physiques (poignées de main, bises, massages, etc.) ne transmettent pas le virus de l’hépatite C.

Peut-on prévenir l'hépatite C ?

Il n'existe aucun vaccin contre le virus de l'hépatite C. Les tentatives de mise au point d’un tel vaccin se sont heurtées à la capacité du VHC à se transformer rapidement pour échapper au contrôle du système immunitaire.

Certaines mesures peuvent réduire le risque de contamination par le virus de l’hépatite  C :

  • Portez des gants avant de toucher au sang d’une personne, que vous la sachiez infectée ou non. Cette précaution s’applique particulièrement au personnel soignant. Évitez également d’utiliser le rasoir ou la brosse à dents d’une autre personne, ou de prêter les vôtres.
  • Lors de tatouage, de piercing ou d’acupuncture, vérifiez que le personnel utilise du matériel correctement stérilisé ou jetable. Préférez les boutiques qui ont pignon sur rue et une bonne réputation.
  • Les usagers de drogues ne doivent jamais partager leur matériel d’injection ou d’inhalation (« sniff ») : seringue, aiguille, cuillère, paille, etc.
  • Ayez des relations sexuelles protégées dans les situations où un contact avec le sang est possible : en période de règles, en cas d’infections génitales (par exemple l’herpès), en cas de lésions sur les organes génitaux, en cas de pratiques traumatiques, etc.
  • Évitez, dans la mesure du possible, de recevoir des soins invasifs (injections, examens par sonde, soins dentaires, chirurgie, etc.) dans les pays en voie de développement.

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