Hoquet

Mis à jour : Jeudi 09 Mai 2019

Le hoquet est un petit tressautement irritant du diaphragme qui reste, dans la grande majorité des cas, anodin et sans conséquences. Il ne devient inquiétant que s’il persiste, car il provoque alors de fortes douleurs. Le médecin peut prescrire un traitement calmant dans les cas de hoquet persistant.

Quels sont les symptômes du hoquet ?

Le diaphragme et les muscles intercostaux se contractent involontairement, régulièrement et spontanément, poussant la cage thoracique vers le haut. Il en résulte des expulsions d’air involontaires. Comme la glotte se ferme en même temps, ces expulsions sont accompagnées d’onomatopées caractéristiques (« hic ! »). Le hoquet peut être douloureux, surtout quand il se produit au moment de l’inspiration. Il peut se répéter jusqu’à soixante fois par minute, et s’arrête généralement au bout de quelques instants.

Chez les nourrissons, le hoquet se produit le plus souvent après la tétée ou le biberon, avant que le bébé ne fasse son rot. Le hoquet est fréquent chez les enfants, en particulier chez ceux qui mangent un peu trop goulûment.

Quelles sont les complications du hoquet ?

Le hoquet est un phénomène fréquent et banal. Il s’arrête en général spontanément. Il arrive toutefois qu’il perdure plus de 48 heures ou récidive, provoquant insomnie, fatigue, difficultés à s’alimenter et perte de poids. Mais cela demeure exceptionnel.


Pourquoi a-t-on le hoquet ?

Le hoquet est provoqué par l’irritation du nerf phrénique, chargé d’innerver le diaphragme. Ce phénomène est souvent imputable à un repas trop copieux, trop épicé ou pris trop rapidement, à l’ingestion d’air en mangeant ou en mâchant du chewing gum, à des boissons gazeuses ou alcoolisées, ou à une irritation de l'œsophage (par exemple, lors de reflux gastro-œsophagien). Le stress ou la nervosité pourraient eux aussi provoquer le hoquet. Plus rarement peuvent être mis en cause un ulcère gastroduodénal, des maladies du pharynx ou du larynx, une hernie hiatale, une pleurésie, une compression du nerf phrénique par un ganglion, ou encore une infection, une intoxication ou un médicament.

Les médicaments qui provoquent le hoquet
Les médicaments sont une cause rare de hoquet. Dans ce cas, le hoquet survient après plusieurs prises du médicament. Il revient ensuite à chaque administration et cesse à l’arrêt du traitement. Les familles de médicaments le plus souvent mises en cause sont : les anti-inflammatoires de la famille des corticoïdes, les antibiotiques, les antalgiques de la famille des opiacés, les agonistes dopaminergiques, les anticancéreux et les benzodiazépines.

Comment prévenir le hoquet ?

  • Évitez les repas trop copieux, rapidement avalés ou trop épicés, si vous avez constaté un lien avec le déclenchement du hoquet.
  • Mangez calmement.
  • Évitez d’avaler trop rapidement des boissons gazeuses ou de mâcher des chewing gums trop longtemps.
  • Veillez à ce que votre bébé ne tète pas trop vite, qu’il n’avale pas trop d’air et faites-lui faire son rot après la tétée.
  • Veillez à ce que votre enfant mange lentement.

Comment faire passer le hoquet ?

  • Gonflez vos poumons au maximum. Retenez votre respiration le plus longtemps possible, puis expirez avec lenteur. Répétez l’opération dix fois de suite.
  • Prenez un verre d’eau rempli de glaçons. Quand l’eau est bien glacée, buvez-la rapidement sans respirer. Ensuite, restez au calme et évitez de rire ou de tousser.
  • Vous pouvez toujours essayer de provoquer la stupeur chez une personne atteinte du hoquet. Chez un enfant, vous pouvez essayer de lui faire retenir sa respiration le plus longtemps possible, de le chatouiller ou de lui faire boire un verre d’eau la tête penchée sur sa poitrine. Mais l’efficacité n’est pas vraiment prouvée…
Conduite à tenir en cas de hoquet
  Si le hoquet persiste plus de 48 heures.
  Si le hoquet se déclenche fréquemment et apparemment sans raison, depuis quelque temps.
  Si le hoquet s'accompagne de douleurs du ventre ou du thorax, de régurgitations ou de vomissements, de fièvre ou de difficultés à respirer ou à avaler.
  Si le hoquet semble banal, appliquez les mesures mentionnées dans le paragraphe ci-dessus.
Légende
Consultez un médecin dans les jours qui viennent.
Il est possible de s’automédiquer.

Que fait le médecin en cas de hoquet ?

En cas de hoquet récalcitrant, le médecin tente de trouver l’origine de l’irritation du nerf vague. Pour cela, il fera certainement pratiquer une endoscopie par la bouche (fibroscopie haute), éventuellement accompagnée d'une mesure de la pression (manométrie) et du pH (pHmétrie) dans l'œsophage. Parfois, il peut prescrire des analyses de sang, un scanner ou une IRM. Il prescrira le traitement approprié selon l'origine du hoquet chronique.


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