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Que manger en cas d’intolérance alimentaire ?

Mis à jour : Lundi 11 Octobre 2010

Comment se nourrir lorsque l’on souffre d’intolérance alimentaire ?

Respectez scrupuleusement les conseils de votre médecin concernant votre alimentation ou celle de votre enfant, en particulier en cas d’intolérance au gluten. En pratique, cela peut se révéler compliqué, mais c’est à ce prix que vous préservez votre santé ou la sienne.

Se nourrir en cas de maladie cœliaque 

Les personnes intolérantes au gluten (maladie cœliaque) ne peuvent consommer aucun produit contenant du blé, de l’orge, de l’avoine, de l’épeautre, du kamut ou du seigle, ce qui exclut le pain, les pâtes et la plupart des farines. Attention, ces ingrédients sont parfois présents en toutes petites quantités dans les produits alimentaires industriels (notamment les moutardes, les sauces et les chocolats), répertoriés sous les mentions « amidon », « extraits de malt », « protéines végétales » ou « matières amylacées ». Bien que présent en toutes petites quantités, le gluten de ces aliments peut sérieusement endommager la paroi de l’intestin.

En cas d’intolérance au gluten, on peut utiliser de la farine de riz, de soja, de sarrasin et de maïs ou de la fécule de pomme de terre. Il existe des gammes de produits garantis sans gluten, dont des farines de blé déglutinisées, des pâtes, des biscottes, etc. Les personnes chez qui une intolérance au gluten a été diagnostiquée peuvent se faire rembourser une partie de ces produits par l’Assurance maladie, à hauteur de 45,73 € par mois pour les adultes et 33,45 € par mois pour les enfants sur présentation des justificatifs. Certaines assurances complémentaires de santé (mutuelles) acceptent également de rembourser partiellement ces produits. Des associations de patients aident les familles touchées par cette maladie. 

Attention aux médicaments
Certains médicaments contiennent parmi leurs ingrédients inactifs (les excipients) du lactose ou du gluten (signalé sous les termes « gluten de blé », « amidon de blé », « son », « huile de germe de blé », « amylase végétale », etc.). Signalez votre intolérance alimentaire ou celle de votre enfant à votre médecin et à votre pharmacien. Ceci est particulièrement important lorsque votre pharmacien substitue, avec votre accord, un médicament générique à celui prescrit par le médecin. Certains médicaments génériques contiennent ces substances, alors que le médicament de marque correspondant (le princeps) n’en contient pas.

Se nourrir en cas d’intolérance au lactose

De nombreux aliments concernés

Le lactose (sucre du lait) est présent dans de très nombreux aliments : produits laitiers et fromages bien sûr, mais aussi certains jus de fruits, biscuits, céréales de petit-déjeuner ou potages. Lisez attentivement les étiquettes.

Une sensibilité propre à chacun

L’intolérance au lactose est moins problématique que l’allergie au lait de vache. Les personnes intolérantes au lactose ont souvent une sensibilité qui leur est propre et qu’ils connaissent bien. Par exemple une part de fromage à pâte dure, moins riche en lactose qu’un fromage frais, sera bien tolérée ; alors qu’un demi-verre de lait entraînera immanquablement des ballonnements, des douleurs intestinales et une diarrhée. Ce même demi-verre de lait, mélangé à une purée, pourra être digéré sans problème. Pour ceux qui sont fortement intolérants au lactose, des produits à base de soja sont disponibles dans le commerce. Mieux vaut les acheter enrichis en calcium.

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