Vers intestinaux

Mis à jour : Mardi 03 Mars 2020

Les vers intestinaux sont des parasites, c’est-à-dire des organismes qui vivent aux dépens d’autres organismes. Nous ne parlerons ici que des parasites des pays tempérés. Les plus connus et les plus bénins sont les oxyures, fréquents chez les enfants. Une bonne hygiène permet de les éviter facilement.

Qu’est-ce qu’un vers intestinal ?

Les principaux vers intestinaux présents en France sont les oxyures, le ténia, et plus rarement, l’ascaris et la douve du foie. Les oxyures, de petits vers blancs de 5 à 10 millimètres, extrêmement contagieux, parasitent plus particulièrement les enfants. Le ténia, ou ver solitaire, peut mesurer de 6 à 8 mètres de long. Il s’attrape lorsque nous consommons des viandes pas été assez cuites. L’ascaris mesure jusqu’à 10 cm, il est de couleur rose. La douve du foie s’attrape lors de la consommation de cresson ou d’autres salades sauvages.

Comment se transmettent les vers intestinaux ?

Les oxyures colonisent le côlon (partie inférieure de l’intestin). Le soir, la femelle vient pondre ses œufs sur le pourtour de l’anus. La personne se gratte et se contamine à nouveau en portant plus tard les doigts à sa bouche. Ce faisant, il dépose également des œufs – qui peuvent survivre neuf jours durant à l’air libre – sur tous les objets qu’il touche. Ces vers parasitent plus particulièrement les enfants, car ceux-ci n’ont pas encore pris l’habitude de bien se laver les mains, et surtout ne peuvent pas se retenir de se gratter.

Le ténia est un long parasite, qui vit dans l’intestin grêle. Il s’accroche à la paroi intestinale grâce à sa tête munie de ventouses et de crochets. Les deux espèces de ténia les plus fréquentes sont Tænia saginata (ténia du porc) et Tænia solium (ténia du bœuf). Son corps est constitué de segments plats (ou anneaux) de 3 mm de large pour 1 à 2 cm de long. Régulièrement, des anneaux contenant des œufs se détachent et tombent avec les selles ; on les trouve parfois dans les sous-vêtements. Les œufs contaminent divers animaux, comme les poissons d’eau douce, les bœufs ou les cochons. Les larves issues des œufs s’enkystent dans les muscles des animaux, et passent dans le tube digestif de l’homme lorsque celui-ci consomme des viandes qui n’ont pas été assez cuites.

L’ascaris est un vers de la forme d’un haricot vert mesure jusqu’à 10 cm et loge dans l’intestin grêle, où il se nourrit des liquides de la digestion. La femelle pond des œufs, évacués par les selles, qui peuvent, par manque d’hygiène, se retrouver sur d’autres aliments et perpétuer le cycle.

La douve du foie, un petit ver d’une vingtaine de millimètres de long, à la forme d’amphore, s’attrape lors de la consommation de cresson ou d’autres salades sauvages. Il s’installe dans le foie, mais l’homme est un hôte accidentel, l’animal infestant plutôt le bétail et certains mollusques. En effet, le cycle de vie complexe de la douve passe par le parasitage de ces autres animaux.

Actualités

VIDAL vous souhaite un très bel été !

Très bel été à tous !

Vigilance et accompagnement, des éléments-clés en médecine gériatrique (illustration).

Patients âgés, COVID-19 et fortes chaleurs : des mesures spécifiques

Une étude menée par l'armée suisse montre que les mesures barrières semblent prévenir l'apparition de symptômes en cas d'infection (illustration).

COVID-19 : les mesures barrières préviennent-elles l’apparition de symptômes en cas d’infection ?