En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Électrocardiogramme (ECG)

Mis à jour : Jeudi 24 Mars 2016

L’électrocardiogramme (ECG) est un tracé obtenu par l’enregistrement et la transcription des courants électriques qui parcourent le cœur au cours de chaque contraction cardiaque. Cet examen classique de la consultation en cardiologie permet de compléter l’examen clinique, avec d’autres types d’exploration du fonctionnement du cœur (par exemple l’échographie).

Examen sans douleur et sans danger, l’enregistrement électrocardiographique peut être mené en continu sur plusieurs jours grâce à un dispositif portable miniaturisé, le holter. Le cardiologue peut ainsi détecter et analyser des anomalies occasionnelles qui ne se produisent pas forcément durant la consultation médicale.

Qu'est-ce que l'activité électrique du cœur ?

Le cœur est un ensemble de quatre cavités (deux oreillettes et deux ventricules) entourées d’une paroi musculaire parcourue de terminaisons nerveuses. Les parois des ventricules sont plus épaisses que celles des oreillettes et, de ce fait, capables de propulser le sang avec plus de force.

Le cœur agit comme une pompe. Le sang qui vient des muscles et des autres organes (sang veineux) arrive dans l’oreillette droite qui, en se contractant, le pousse dans le ventricule droit. Celui-ci se contracte à son tour pour envoyer le sang veineux vers les poumons. Le sang oxygéné revient dans l’oreillette gauche qui le propulse dans le ventricule gauche. En se contractant fortement, celui-ci envoie ce sang oxygéné dans les organes par le biais d’une grosse artère, l’aorte. Les contractions des deux oreillettes, comme celles des deux ventricules, ont tendance à se produire en même temps.

anatomie du cœur

Anatomie du cœur

Les contractions nécessaires à l’activité cardiaque sont coordonnées par un ensemble de fibres nerveuses situées dans les parois du cœur et qui fonctionnent de manière relativement autonome, même si leur activité est également sous le contrôle du système nerveux central. À chaque battement cardiaque, une impulsion électrique (ou « onde ») traverse le cœur. Cette onde fait contracter le muscle cardiaque.

Les flux électriques qui parcourent ces fibres nerveuses, ainsi que ceux issus de l’activité des muscles cardiaques, génèrent de faibles champs électriques qui sont captés par l’électrocardiographe (l’appareil qui sert à faire les électrocardiogrammes), via des électrodes (des capteurs reliés à des câbles électriques) placées sur le corps.

système électrique du cœur

Le système électrique du cœur

Qu'est-ce que l'étude électrophysiologique du cœur ?
Dans certains cas très particuliers, un ECG doit être fait sous anesthésie locale : des cathéters sont insérés dans une veine de la jambe et guidés jusqu'au cœur. Ces cathéters permettent d’enregistrer l’activité électrique cardiaque au plus près de sa source. On parle alors d’ « étude électrophysiologique du cœur ».

Comment l'électrocardiographe enregistre-t-il l'activité électrique du cœur ?

Entre deux électrodes, l’électrocardiographe capte le champ électrique créé par l’activité cardiaque. Ainsi, c’est la position par rapport au cœur des deux électrodes enregistrées à un instant donné qui détermine l'aspect du tracé. Les enregistrements sont faits en variant successivement les paires d’électrodes enregistrées.

Les signaux électriques détectés sont de l'ordre du millivolt (mV). Les électrocardiographes sont calibrés pour qu’un signal de 1 mV se traduise par un écart du tracé de 1 cm (par rapport à la ligne de base). De plus, le tracé se déroule à une vitesse constante fixée à 25 mm par seconde (1 mm = 40 millisecondes). Ainsi, tous les ECG peuvent être comparés entre eux. Autrefois le tracé de l’ECG se faisait sur une bande de papier à l’aide d’une aiguille à encre. Aujourd’hui, les tracés sont enregistrés numériquement, ce qui permet de filtrer le signal pour éliminer les interférences liées aux autres muscles (qui produisent eux aussi des champs électriques) ou à l’environnement.

Que peut-détecter un ECG ?

L’enregistrement de l’activité électrique du cœur peut apporter de nombreuses informations au cardiologue qui les analyse en fonction de l'état de la personne, des symptômes qu'elle ressent et d’une éventuelle radiographie du thorax ou d’une échographie du cœur.

L’ECG permet de détecter des anomalies :

  • du rythme cardiaque, par exemple les palpitations, les contractions surnuméraires (extrasystoles), ou une fibrillation d’une oreillette (une contraction désordonnée),
  • de la conduction de l’influx nerveux dans les parois du cœur, par exemple un bloc qui ralentit cette conduction dans certaines parties du cœur,
  • du volume de certaines parties du cœur (parois trop épaisses ou cavités trop dilatées), par exemple lors d’hypertension artérielle sévère,
  • du muscle cardiaque (par exemple, une partie nécrosée après un infarctus),
  • des artères qui irriguent le cœurcoronaires »), par exemple une angine de poitrine (angor),
  • de la membrane qui recouvre le cœurpéricarde »),
  • non cardiaques, comme des déséquilibres de certains électrolytes (potassium par exemple) ou des maladies pulmonaires susceptibles d’entraîner des troubles cardiaques.

L’ECG fait partie des examens de suivi des troubles du rythme cardiaque, de l’angine de poitrine, des suites d’un infarctus du myocarde (le muscle cardiaque), d’une péricardite (inflammation du péricarde), de l’hypertension artérielle, des rétrécissements des grosses artères et des artères coronaires, de l’insuffisance cardiaque chronique, de certaines maladies pulmonaires (qui augmentent la pression dans les cavités cardiaques), etc.

Il permet également d’évaluer la réaction du corps à un effort soutenu (épreuve d’effort) ou à mesurer les effets d’un entraînement sportif sur les capacités du cœur.

Actualités

Le dixième Prix Paroles de Patients récompense "Le Perroquet", une œuvre bouleversante et magnifique

La dispensation d'antibiotiques à l'unité diminue le volume vendu et semble améliorer l'observance

Expérimentation de la dispensation à l’unité des antibiotiques : résultats d'une étude de l'Inserm

Représentation en 3D de virus de la grippe (illustration).

Vaccination contre la grippe 2017-2018 : en pratique