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La préparation de la coloscopie

Mis à jour : Mercredi 08 Juin 2016

Parce que la coloscopie est un examen visuel de la paroi interne du côlon (gros intestin) et du rectum, elle nécessite que l'intestin soit vidé de son contenu et que cette paroi soit propre. Pour « laver » son côlon et son rectum, il est nécessaire de suivre un régime particulier dit « sans résidus » pendant un jour ou deux, et d'ingérer un produit destiné à éliminer les matières fécales (la « préparation colique »).

Pourquoi la préparation de la coloscopie est-elle si importante ?

Si les consignes de préparation ne sont pas bien respectées, des matières fécales persistent dans le côlon et le médecin ne peut pas visualiser correctement la paroi de l’intestin. L’examen dure plus longtemps et est moins précis.

Dans certain cas, et malgré la possibilité de laver l’intestin localement via le tube du coloscope (le « nettoyage aspiration » ou « waterjet »), le médecin est obligé d’arrêter l’examen et doit le reprogrammer. C’est malheureusement le cas de 10 à 20 % des examens coloscopiques en France.

Outre les coûts inutiles engendrés (estimés à 35 millions d’euros en 2008 en France !) et l’impact sur le programme de rendez-vous de l’équipe, cette mauvaise préparation expose le patient à une anesthésie générale inutile et à un retard dans le diagnostic d’un éventuel problème digestif.

Le régime sans résidus

Le régime alimentaire dit « sans résidus » est destiné à diminuer, voire éliminer, les fibres de l’alimentation, en particulier les fibres d’origine végétale : fruits, légumes, y compris les peaux, graines et pépins. Ce régime appliqué 24 à 48 h avant la coloscopie réduit le volume des selles et ralentit le transit intestinal. Sa nature exacte et sa durée seront précisées par le médecin lors de la consultation pré-coloscopie.

Le régime sans résidus interdit :

  • tous les légumes, y compris les haricots, pois, lentilles, et les préparations contenant des légumes (soupes, par exemple) ;
  • tous les fruits et les préparations contenant des fruits (y compris les jus, les confitures et les laitages aux fruits) ;
  • tous les aliments contenant des céréales complètes (pain complet, riz complet, pains spéciaux, son, etc.) ;
  • les boissons alcoolisées, le café turc (avec le marc), les jus de fruits avec pulpe.

Il autorise :

  • les viandes, les poissons, les œufs, le jambon cuit ;
  • le riz blanc, les pâtes, les pommes de terre sans la peau ;
  • les fromages à pâte cuite (gruyère, emmenthal, comté, beaufort, etc.) ;
  • le pain blanc, la semoule et les biscottes non complètes ;
  • les biscuits secs (sablés, petits beurres, etc.) ;
  • l’eau (au moins 1,5 litres par jour), les sodas, les sirops, le café (filtre ou à l’italienne), le thé, les tisanes, les bouillons de viande.

Certains médecins interdisent le lait, les laitages nature et les flans, d’autres non. Demandez l’avis de votre praticien.

La préparation colique : modalités et pratique

Plusieurs produits existent pour « laver » le côlon avant une coloscopie. Ils sont regroupés dans deux familles selon leurs ingrédients :

  • les préparations coliques à base de PEG (polyéthylèneglycol ou macrogol) ;
  • les préparations coliques à base de laxatifs osmotiques ou stimulants.

Dans les deux cas, associées à la prise de grandes quantités d’eau, elles sont destinées à provoquer des diarrhées non douloureuses qui vont vider le côlon de ses résidus.

Par ailleurs, il est indispensable d’arriver à la coloscopie à jeun (ne pas boire, ni manger, ni fumer, hors préparation colique) depuis la veille minuit pour un examen le matin, ou depuis 9 heures du matin pour un examen l’après-midi.

Quelle préparation colique choisir ?

Chaque préparation colique a ses particularités (volume total à ingérer, heures de prise, goût, possibilité de la prendre avec un liquide neutre en goût ou aromatisé, etc.). Certaines nécessitent une prise au milieu de la nuit précédant l’examen.

Le choix d’une préparation colique dépend des préférences du gastro-entérologue qui va pratiquer la coloscopie, de votre capacité à boire de grandes quantités de liquide, de votre tendance à avoir la nausée et à vomir, et éventuellement de votre âge et de votre état de santé (par exemple de l’état de vos reins ou la présence d’une poussée inflammatoire du côlon). Discutez-en avec lui, il vous présentera les options les plus adaptées à votre cas.

Lorsque vous aurez choisi ensemble, il vous précisera les modalités et les horaires de prise et vous remettra, le cas échéant, un livret illustrant votre préparation colique. Le plus souvent, la prise est fractionnée en une prise le soir et une prise le matin (éventuellement une prise en deux temps le matin si la coloscopie est prévue pour l’après-midi).

Comment rendre la préparation colique moins pénible ?

Dans l’ensemble, la prise de la préparation colique n’est pas très agréable, même si des progrès considérables ont été faits pour la rendre moins difficile : nausées, plus rarement vomissements, maux de ventre, ballonnements, etc. Les patients qui font régulièrement des coloscopies ont développé quelques astuces qui pourront vous être utiles :

  • mélanger les produits de préparation avec de l’eau fraîche, mais pas glacée, pour diminuer la perception du goût, et les garder au réfrigérateur ;
  • boire la préparation avec une ou plusieurs grosses pailles pour « court-circuiter » le passage sur la langue et donc diminuer la perception du goût ;
  • se pincer le nez en buvant, de nouveau pour réduire la perception du goût ;
  • se rincer la bouche à l’eau ou se brosser les dents sitôt la préparation avalée ;
  • faire précéder la prise de deux ou trois cuillerées d’huile d’olive pour « masquer » les papilles gustatives.

De plus, il peut être utile d’acheter des lingettes pour les fesses de bébés pour éviter les irritations de l’anus avec le papier toilette.

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