En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Les autres tests urinaires

Mis à jour : Jeudi 24 Mars 2016

Parce que l'urine est un reflet de la composition du sang, de nombreuses autres substances peuvent être recherchées dans les urines en s'aidant de tests similaires aux bandelettes urinaires.

Les tests de grossesse urinaires

test de grossesse

Les tests de grossesse urinaires détectent la présence de bêta-hCG (hormone chorionique gonadotrope humaine ou gonadotrophine chorionique humaine), une hormone qui apparaît dans le sang et dans les urines en début de grossesse.

La bêta-hCG commence à être sécrétée par l’embryon lorsque l’œuf fécondé s'implante dans la paroi de l’utérus, vers le 8e jour après la fécondation. Elle devient détectable par les tests urinaires environ deux jours plus tard, soit au 10e jour après la fécondation.

Le plus souvent, les tests de grossesse recommandent une utilisation le premier jour de retard des règles. Avant cette date (mais au moins 10 jours après l’éventuelle fécondation), mieux vaut utiliser :

  • soit un test dit « très précoce », qui détecte la bêta-hCG urinaire à partir de 10 à 12 UI/l et qui est utilisable à partir de 10 à 12 jours après la fécondation ;
  • soit un test dit « précoce » (sensibilité à partir de 20 UI/l de bêta-hCG) réalisable deux à trois jours avant la date d’apparition supposée des règles.

Des tests de sensibilité minimale égale à 25 UI/l existent également, à utiliser la veille du jour où les règles sont supposées revenir. Enfin, des tests plus anciens, moins sensibles, existent encore mais sont moins utilisés.

Dans tous les cas, il est préférable d'effectuer le test avec la première urine du matin, plus concentrée en bêta-hCG pour peu que l’on n’ait pas trop bu de liquides la veille au soir. Le délai de lecture du test est indiqué sur sa notice. Attention, cinq minutes après le moment supposé de la lecture le résultat n’est plus aussi fiable (et il ne l’est plus du tout dix minutes après le moment supposé de la lecture). Lisez attentivement la notice.

Un test de grossesse urinaire peut-il se tromper ?
Dans certains cas, un test de grossesse urinaire peut être faussement négatif. C’est le cas s’il est effectué trop tôt après la fécondation (ou si vous utilisez un test trop peu sensible considérant le délai écoulé depuis la fécondation), ou si les urines sont trop diluées.
Un test de grossesse peut également être faussement positif lorsque la femme prend certains traitements hormonaux à base d’alpha-hCG, par exemple contre l’infertilité. Les femmes qui prennent ce type de traitement sont habituellement averties par leur gynécologue ou leur pharmacien. En revanche, la prise d’une pilule ne peut pas fausser positivement un test de grossesse.
D’autres médicaments hormonaux prescrits en cas d’infertilité féminine peuvent modifier la durée du cycle ce qui peut avoir un impact sur la date à laquelle effectuer le test urinaire. Mieux vaut s’informer auprès de son gynécologue. L’allaitement maternel peut également modifier la durée des cycles donc rendre l’usage de ces tests plus délicat.

Les tests de mesure de la FSH urinaire

La FSH (hormone folliculostimulante) est présente en plus grande quantité dans le sang et les urines des femmes dont les cycles menstruels sont irréguliers. De plus, elle augmente lorsque les femmes approchent de l’âge de la ménopause.

Dans certains pays, des tests urinaires existent pour mesurer cette hormone, par exemple pour des femmes de plus de 45 ans qui souhaitent savoir si elles sont encore capables de concevoir un enfant malgré des cycles irréguliers ou, à l’inverse, celles qui souhaitent savoir si elles peuvent arrêter la contraception.

En France, en 2005, la Haute autorité de santé (HAS) s’est prononcée contre l’utilité de la mesure de la FSH chez les femmes de plus de 45 ans, estimant que ce dosage n’apportait rien de plus que les signes habituels de la périménopause (cycles irréguliers, bouffées de chaleur, changements d’humeur, insomnie et fatigue). Pour les femmes souhaitant arrêter la contraception hormonale, la HAS recommande l’interruption de la contraception orale, le remplacement par un autre mode de contraception (stérilet, préservatif, par exemple) et le suivi clinique.

Les tests de recherche de stupéfiants ou de médicaments psychoactifs

Des tests urinaires rapides, de type bandelette, existent également pour dépister la présence de substances psychotropes (qui agissent sur le psychisme et la vigilance) dans les urines. Ces tests sont utilisés dans divers contextes, par exemple :

  • contrôle anti-dopage rapide chez les athlètes ;
  • contrôle chez les personnes amenées à conduire des véhicules de transport en commun ou des véhicules militaires, et chez celles qui utilisent des machines outils dangereuses ;
  • contrôle rapide après un accident de la circulation ;
  • surveillance de personnes mineures ou de personnes sous contrôle judiciaire, etc.

Ces tests urinaires peuvent détecter l’usage récent, voir ancien en cas d’usage intense et répété, de stupéfiants (cannabis, marijuana, haschich, cocaïne, crack, héroïne, morphine et autres opiacés, amphétamines, ecstasy, etc.) ou de médicaments psychotropes (barbituriques, benzodiazépines, antidépresseurs tricycliques, méthadone, buprénorphine, etc.).

Actualités

Le dixième Prix Paroles de Patients récompense "Le Perroquet", une œuvre bouleversante et magnifique

La dispensation d'antibiotiques à l'unité diminue le volume vendu et semble améliorer l'observance

Expérimentation de la dispensation à l’unité des antibiotiques : résultats d'une étude de l'Inserm

Représentation en 3D de virus de la grippe (illustration).

Vaccination contre la grippe 2017-2018 : en pratique