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IRM (imagerie par résonance magnétique nucléaire)

Mis à jour : Mercredi 08 Février 2017

L'IRM est une technique d'imagerie médicale qui tire profit de l'effet d'un champ magnétique sur les molécules d'eau qui composent notre corps. Coûteuse, l'IRM permet d'obtenir des images en 3D d'une précision inégalable, en particulier lorsqu'elle est associée à un produit de contraste. Certaines formes particulières d'IRM permettent d'étudier le fonctionnement des différentes régions du cerveau.

L'IRM, qu'est-ce c'est ?

irm

L'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) repose sur le fait que, soumis à un champ magnétique, les atomes d’hydrogène contenus dans les molécules d’eau de notre corps changent d’orientation puis reviennent à leur position initiale en émettant un signal électrique. La vitesse avec laquelle ils reviennent à leur orientation naturelle est fonction de la densité des organes et des tissus qui composent le corps. Des détecteurs analysent les infimes champs électriques créés par ces atomes d’hydrogène et les utilisent pour recréer une image en 2D (une « tranche ») ou en 3D (en compilant les tranches).

La définition des images obtenues par IRM peut être améliorée par l’usage d’un produit de contraste. Ce produit de contraste, à base d’une substance appelée gadolinium, est différent de ceux utilisés pour la radiographie ou le scanner.

Qu'appelle-t-on IRM fonctionnelle ?
L’IRM fonctionnelle permet d’étudier l’activité du cerveau. Une IRM est effectuée au repos et une autre après un stimulus (par exemple demander à la personne d’effectuer un calcul mental). Cet examen permet de repérer les zones du cerveau où le sang afflue au moment du stimulus et de connaître ainsi les zones du cerveau qui sont actives lors de cette activité mentale.
L’IRM fonctionnelle a fait faire d’immenses progrès à notre connaissance de la manière dont fonctionne notre cerveau. Une autre forme d’IRM, l’IRM de diffusion, permet de tracer les connexions entre les différentes zones du cerveau et contribue également à mieux comprendre le cerveau.

Quand a-t-on recours à l'IRM ?

L’IRM est particulièrement utile pour visualiser les organes « mous » tels que le cerveau, la moelle épinière, les viscères, les muscles ou les tendons. Pour ces organes, elle donne une qualité d’image supérieure aux autres techniques d’imagerie médicale.

Parce que l’IRM demande un équipement sophistiqué et extrêmement coûteux, elle tend à être utilisée uniquement lorsqu’un examen moins coûteux (radiographie, échographie, scanner) ne parviendrait pas à donner des images d’une finesse suffisante.

En pratique, comment se passe une IRM ?

La machine qui permet de faire une IRM se compose d’un tunnel (qui contient un puissant aimant) et d’une couchette où le patient s’allonge. Pendant l’examen, la couchette avance progressivement dans le tunnel.

Les personnes qui souffrent de claustrophobie ont parfois du mal à supporter l’étroitesse du tunnel. Si c’est votre cas, discutez-en avec le médecin en charge de l’examen, il pourra vous donner des conseils pour mieux tolérer le confinement. Tout au long de l’IRM, le patient est relié par microphone au médecin et a accès à une poire pour faire cesser l’examen. Pendant la prise de vue, le patient est allongé et ne doit absolument pas bouger (et parfois retenir sa respiration).

Si l’usage d’un produit de contraste est nécessaire, celui est administré avant l’examen. L’injection intraveineuse se fait par un petit cathéter (parfois une perfusion est posée).

L’IRM est une procédure… bruyante ! La machine génère claquements et grondements lors de l’acquisition des images. Un casque est proposé systématiquement qui diffuse une musique audible entre les séquences et amoindrit le bruit important généré par l'appareil. Certaines personnes préfèrent porter des bouchons d’oreille. Dans tous les cas, ce bruit, même s’il est impressionnant, est sans danger pour les tympans.

L’IRM ne nécessite pas d’anesthésie et n’est pas douloureuse. Elle dure en général entre 15 et 30 minutes, ce qui peut sembler assez long.

L'IRM nécessite d'enlever tout objet métallique
Parce qu’elle utilise un champ magnétique puissant, une IRM nécessite que le patient n’ait aucun objet métallique sur lui. Il est donc nécessaire d’enlever bijoux, piercings, ceintures, montres, lunettes, fermetures éclair, prothèses auditives ou dentaires, etc. Les cartes magnétiques seront laissées à l’extérieur de la salle. Il est préférable également de ne pas porter de maquillage.
Attention, les personnes qui portent un stimulateur cardiaque (pacemaker) ne peuvent pas subir d’IRM au risque de voir leur stimulateur cesser de fonctionner. Idem pour les personnes qui sont équipées de neurostimulateurs (contre la maladie de Parkinson), ou celles qui sont équipées d’une valve cardiaque ou d’un clip vasculaire métallique (ces dispositifs médicaux ne sont plus métalliques aujourd’hui, mais ils pouvaient l’être il y a quelques années).
Le matériel orthopédique (prothèse de hanche ou de genou, broches, plaques, vis) ne pose habituellement pas de problème car il est immobilisé par la cicatrice osseuse autour de lui. Les éclats de métal (par exemple de balle) ne sont dangereux que s’ils sont à proximité de l’œil.

Se préparer à l'IRM

Mis à part la préparation juste avant l’examen pour retirer tout objet métallique, l’IRM ne demande pas de préparation spécifique. Si vous avez un tatouage, précisez-le lors de la prise de rendez-vous. En effet, une IRM sur une zone tatouée peut parfois provoquer des brûlures. Pour éviter celles-ci, le manipulateur radiologique peut comprimer la peau sous des bandes ou un sac de glace.

Pensez à signaler allergies et traitements médicamenteux lors de la prise de rendez-vous, ainsi qu’une éventuelle grossesse.

Enfin, n’oubliez pas d’amener avec vous la lettre ou l’ordonnance du médecin qui a demandé l’examen, votre carte Vitale et d’éventuelles IRM plus anciennes.

Quels sont les risques liés à l'IRM ?

L’IRM est un examen sans danger, les ondes magnétiques n’ayant pas d’effets négatifs (pour peu que les éléments métalliques aient été éloignés ou soient fixés par une cicatrice).

Les réactions liées à l’injection du produit de contraste sont habituellement passagères et sans gravité : sensation de chaleur dans tout le corps, goût désagréable dans la bouche, nausées durant quelques secondes, petit hématome au site d’injection. Les allergies sont exceptionnelles. Boire abondamment dans les 24 heures qui suivent l’IRM permettra une élimination plus rapide dans les urines.

Sources et références

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