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Scanner (tomodensitométrie)

Mis à jour : Mercredi 08 Février 2017

Le scanner est une technique d'imagerie médicale qui repose sur les rayons X, comme la radiographie. Mais dans le cas du scanner, l'émetteur de rayons X se déplace très rapidement autour du corps du patient, ce qui permet de reconstituer des images en 3D de grande précision. Comme pour la radiographie, l'usage d'un produit de contraste améliore les images obtenues avec un scanner.

Un scanner, qu'est-ce c'est ?

scanner

Le scanner (également appelé tomodensitométrie) repose sur le même principe que la radiographie, c’est-à-dire qu’il met à profit la capacité des rayons X à plus ou moins traverser les organes en fonction de leur densité. Mais si la radiographie fournit une image en deux dimensions où les différents organes apparaissent superposés, le scanner permet d’obtenir une image en 3D.

Pour y parvenir, la source qui émet les rayons X et le détecteur de radiation placé de l’autre côté du corps tournent à très grande vitesse et de manière synchrone autour du patient allongé. Un ordinateur enregistre les images prises à chaque instant et reconstruit informatiquement une « tranche » du corps. L’ensemble de ces « tranches » permet de reconstituer une image en 3D.

Comme pour la radiographie, un produit de contraste à base d'iode, opaque aux rayons X, peut être nécessaire pour visualiser certains organes de manière plus fine.

Quand a-t-on recours au scanner ?

Les indications du scanner sont celles de la radiographie, mais lorsqu’il est nécessaire d’avoir une image plus détaillée (la définition de l’image est meilleure du fait de la reconstruction informatique) ou en 3D. En particulier, il est utile pour chercher des anomalies de petite taille, par exemple de petites tumeurs ou de petites hémorragies.

Le scanner peut également être utilisé pour guider un geste chirurgical, par exemple pour effectuer une ponction (un prélèvement) dans un organe.

Le scanner est parfois associé à une autre technique d’imagerie médicale, la TEP (tomographie par émission de positons ou PETscan), en particulier en cancérologie.

En pratique, comment se passe un scanner ?

La machine qui permet de faire un scanner se compose d’un large anneau (où se trouvent l’émetteur de rayons X et le détecteur) dans lequel se trouve une table d’examen où le patient s’allonge. Pendant l’examen, la table avance progressivement dans l’anneau.

Si l’usage d’un produit de contraste est nécessaire, celui est administré avant l’examen. L’injection intraveineuse d’un produit de contraste à base d’iode se fait par un petit cathéter (parfois une perfusion est posée). Cette injection peut produire une sensation de chaleur passagère dans l’ensemble du corps et un goût bizarre dans la bouche.

Pendant l’examen, le patient est allongé habituellement sur le dos et ne doit pas bouger (et parfois doit retenir sa respiration). Selon l’organe étudié, les bras sont le long du corps ou derrière la tête. Le scanner ne nécessite pas d’anesthésie et n’est pas douloureux. Il dure en général moins d’une demi-heure, mais l’analyse des images peut prendre du temps. Le compte rendu et les images peuvent être vous être remis ou bien être envoyés directement au médecin qui a prescrit l’examen pour éviter trop d’attente.

Se préparer à un examen au scanner

La préparation au scanner varie selon selon les cas. En règle générale, il n’y a pas de préparation particulière. Dans certains cas, il pourra vous être demandé peuvent d’être à jeun (ni manger, ni boire, ni fumer quatre heures avant l’examen). Lorsque vous prenez rendez-vous pour un scanner, pensez à demander si une préparation particulière est nécessaire.

Chez les personnes qui présentent un risque d’allergie au produit de contraste, un traitement préventif particulier peut être prescrit, à prendre dès la veille de l’examen. Pensez à signaler allergies et traitements médicamenteux lors de la prise de rendez-vous, ainsi qu’une éventuelle grossesse.

Enfin, n’oubliez pas d’amener avec vous la lettre ou l’ordonnance du médecin qui a demandé l’examen, votre carte Vitale, d’éventuels scanners plus anciens et, le cas échéant, le produit de contraste qui vous a été prescrit.

Quels sont les risques liés au scanner ?

Les risques liés au scanner sont principalement de deux types : ceux liés aux rayons X et ceux liés à l’utilisation éventuelle des produits de contraste.

Les risques liés aux rayons X

Reçus en trop forte dose tout au long de la vie, les rayons X, issus d’une source radioactive, augmentent le risque de cancer. Pour cette raison, les autorités de santé françaises sont très vigilantes sur la dose totale reçue par un patient au cours de sa vie. Même si on estime que les doses moyennes de rayons X délivrées aux patients ont augmenté de 47 % en 5 ans en raison de l’utilisation croissante du scanner, la dose moyenne reçue par un patient français reste très inférieure à celle reçue par les patients américains, par exemple.

Pour éviter la toxicité à long terme des rayons X, les patients qui doivent effectuer de nombreux d’examens d’imagerie médicale au cours de leur maladie sont plutôt dirigés vers des méthodes qui utilisent des ultrasons (échographie) ou des ondes magnétiques (IRM).

Si vous êtes enceinte, des précautions sont nécessaires. Prévenez le médecin radiologue de votre état.

Les risques liés aux produits de contraste

Les produits de contraste qui sont injectés par voie intraveineuse peuvent provoquer des nausées et des vomissements. C’est pour cette raison que leur emploi nécessite d’être à jeun.

De plus, chez certaines personnes, ils sont à l’origine de réactions allergiques parfois sévères. Les patients allergiques à l’iode doivent recevoir un traitement préventif la veille et le jour de l’examen.

Enfin, ces produits peuvent être à l’origine d’interactions médicamenteuses avec d’autres traitements. Penser à signaler les médicaments que vous prenez de manière régulière lorsque vous prenez rendez-vous pour un scanner. Il sera peut-être nécessaire de les arrêter de manière temporaire.

Dans certains cas, par exemple si vous souffrez de problèmes rénaux, votre médecin pourra vous conseiller de boire beaucoup de liquides avant et pendant 48 heures après un scanner avec produit de contraste pour éviter toute complication.

« Je suis allergique aux produits de la mer. Serais-je allergique aux produits de contraste à base d’iode ? »
On parle souvent d’allergie à l’iode. Il s’agit en réalité d’allergie à un produit iodé. Elle regroupe trois types d’allergie différents :
- l’allergie au poisson, aux crustacés ou aux produits de la mer qui est une allergie alimentaire,
- l’allergie aux désinfectants cutanés à base d’iode (povidone iodée),
- l’allergie aux produits de contraste à base d’iode.
Il n’y a pas d’allergie croisée entre ces trois types d’allergie, ce qui signifie qu’on peut être allergique aux crustacés sans être allergique aux produits de contraste iodés. L’allergie aux produits de la mer n’est donc pas une contre-indication à l’injection d’un produit de contraste iodé.

Sources et références

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