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Tomographie par émission de positons (TEP ou PETscan)

Mis à jour : Mercredi 08 Février 2017

La tomographie par émission de positons, plus couramment appelée PETscan, est l'examen d'imagerie médicale de référence en cancérologie. Cette méthode permet de mesurer l'activité des cellules d'un organe ou d'une tumeur grâce à l'injection intraveineuse d'un dérivé du glucose faiblement radioactif. Elle est couramment associée à un scanner réalisé par la même machine afin d'avoir également des images précises des organes étudiés.

TEP, PETscan, qu'est-ce c'est ?

petscan

La tomographie par émission de positons (TEP ou PETscan) repose sur l’injection intraveineuse d’une substance (le « traceur ») marquée par un atome radioactif, le fluor 18 ou le carbone 11, qui émet des particules particulières, les positons. Le traceur est choisi pour se fixer sur un organe ou un tissu. Dans le contexte particulier de la cancérologie, domaine où la TEP est très utilisée, le 18 fluoro-désoxyglucose est utilisé comme traceur (c’est la TEP-FDG).

En se fixant sur les cellules cibles, le traceur émet des positons qui, en percutant les électrons environnants, émet des photons (particules de lumière) qui partent dans deux directions opposées. Une couronne de détecteurs disposée autour du patient capte ces couples de photons et un traitement informatique permet de reconstituer, à partir de ces émissions de photons, une image de l’organe étudié.

Si la TEP est une technique excellente pour mesurer le degré d’activité des cellules (en choisissant un traceur qui est consommé par la cellule, comme un dérivé du glucose), ses images anatomiques manquent de précision comparées à celles obtenues par un scanner ou une IRM. Pour cette raison, la TEP est souvent couplée à un scanner sans injection de produit de contraste, pour avoir à la fois une image détaillée et une mesure de l’activité cellulaire. Cette double technique, TEP et scanner, est la plus utilisée aujourd’hui.

Pourquoi le 18 fluoro-désoxyglucose (FDG) est-il un traceur de choix en cancérologie ?
Au sein d’une tumeur cancéreuse, les cellules se multiplient de manière intense. Cette multiplication anarchique, qui est la définition même du cancer, exige une forte activité métabolique des cellules cancéreuses ce qui les amène à consommer beaucoup de glucose (sucre) comme source d’énergie.
Le 18 fluoro-désoxyglucose est utilisé par la cellule comme le glucose. Ainsi, après une injection intraveineuse, ce traceur va s’accumuler préférentiellement dans les cellules cancéreuses et les rendre ainsi visibles.
Néanmoins, d’autres organes sont de grands consommateurs de glucose (cerveau, cœur, muscles, certains tissus infectés), ainsi que le rein qui tend à l’accumuler. Ils vont également être très visibles sur une TEP qui, de ce fait, n’est pas la meilleure technique pour repérer une éventuelle tumeur dans ces organes.

Quand a-t-on recours à la TEP/PETscan ?

La TEP est la technique d’imagerie de choix en cancérologie. Il permet à la fois d’identifier une tumeur, de mesurer son volume mais également d’évaluer son niveau d’activité tumorale.

De ce fait, la TEP est utilisée à la fois dans le diagnostic de nombreux cancers, dans l’évaluation de leur sévérité et de leur étendue, mais aussi dans l’évaluation de l’efficacité des traitements anticancéreux et dans l’identification d’éventuelles métastases.

En pratique, comment se passe une TEP/PETscan ?

L’injection du traceur est effectuée par un manipulateur en médecine nucléaire. Le temps que le produit injecté se fixe dans l’organisme, le patient est placé dans une salle d’attente radioprotégée (qui ne laisse pas passer les radiations), sans bouger, ni parler, ni lire. Cette phase de repos dure une à deux heures.

Pendant cette phase d’attente, le patient boit abondamment (environ un litre d’eau). S’il doit uriner juste avant la TEP, cela doit se faire dans des toilettes réservées aux patients injectés (les urines, légèrement radioactives, sont collectées).

Ensuite, le patient s’allonge sur la table d’examen qui va progressivement pénétrer dans un anneau où se trouvent les capteurs (similaire à celui d’un scanner). L’examen dure habituellement entre 20 et 30 minutes. Il n’est pas douloureux, pas bruyant et ne nécessite pas d’anesthésie.

Se préparer à une TEP/PETscan

Pensez à signaler allergies et traitements médicamenteux lors de la prise de rendez-vous, ainsi qu’une éventuelle grossesse. Ne faites pas d’effort musculaire ou de sport pendant les 24 à 48 heures avant l’examen pour ne pas augmenter la consommation de glucose par les muscles. Si vous êtes diabétique, votre diabète doit être équilibré.

La TEP n’est pas réalisable pendant la grossesse, ni en période d’allaitement, le produit radioactif pouvant passer dans le lait. Chez la femme en âge d’avoir des enfants, la TEP est possible seulement durant les dix premiers jours après les règles (pour être sûr de l’absence d’embryon). En revanche, la TEP est possible à tout moment si la patiente utilise une contraception, ou si elle suspend l’allaitement pendant quelques jours.

Il est préférable de ne pas manger ou boire des boissons sucrées au moins quatre à six heures avant l’examen. Si l’examen a lieu le matin, il est préférable d’être jeun depuis la veille au soir (mais il est bon de boire abondamment des liquides non sucrés).

Enfin, n’oubliez pas d’amener avec vous la lettre ou l’ordonnance du médecin qui a demandé l’examen, votre carte Vitale et d’éventuels clichés de TEP/PETscan plus anciens.

Quels sont les risques liés à la TEP/PETscan ?

Les effets indésirables de l’injection de traceur sont exceptionnels. Les patients sont souvent inquiets du fait d’être radioactifs. En fait, les substances radioactives utilisées pour une TEP perdent leur capacité radioactive très rapidement : en général, elle diminue de moitié en moins de deux heures après l’injection et a disparu complètement en une journée.

Après une TEP/PETscan

Dans les heures qui suivent une TEP, le patient continue à être faiblement radioactif. Cela ne présente aucun risque, même pour les femmes enceintes et les jeunes enfants qu’il côtoie. Pendant les 24 heures qui suivent une TEP, il est important de boire abondamment afin de faciliter l’élimination du produit injecté via les urines.

Pendant la journée qui suit la TEP, mieux vaut veiller à bien tirer la chasse d’eau après avoir uriné, à essuyer les éventuelles projections d’urine avec du papier toilette, et à se laver les mains après être allé aux toilettes.

Sources et références

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