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Les médicaments du diabète de type 1

Mis à jour : Mardi 09 Juillet 2019

L’insuline dans le traitement du diabète de type 1

Les injections d’insuline constituent le seul traitement du diabète de type 1. Elles sont nécessaires pour compenser l’insuffisance de production du pancréas. La dose quotidienne d'insuline dépend de nombreux facteurs : âge, poids, puberté, ancienneté du diabète, répartition des apports alimentaires au long de la journée, niveau d'activité physique, habitudes de vie, autres maladies, etc. L’insuline est administrée en plusieurs injections (le « schéma de traitement ») et ce schéma doit être réévalué régulièrement.

L’injection d’insuline peut être pratiquée avec une seringue et une aiguille, un stylo injecteur jetable ou non, ou une pompe qui diffuse en permanence de l’insuline sous la peau. Les injections doivent être alternées entre plusieurs endroits du corps pour éviter les réactions locales de la peau (bosses ou creux) qui peuvent diminuer l’absorption de l’insuline après l’injection.

Les insulines sont de plusieurs types selon la rapidité et la durée de leur action : rapides ou intermédiaires. Pour améliorer la rapidité ou la durée d’action des insulines, les laboratoires pharmaceutiques ont également créé des analogues de l’insuline qui peuvent être rapides, intermédiaires mais également lents. Un schéma de traitement peut associer ces différentes formes d’insuline. En France et dans l’Union européenne, pour éviter les confusions, toutes les insulines contiennent 100 UI (unités internationales) d’insuline par ml (millilitre) de produit.

Les principaux schémas de traitement

Aucun des schémas de traitement par l’insuline utilisés ne reproduit exactement la physiologie normale (où la sécrétion d’insuline est déclenchée par le repas et adaptée à sa composition). Seuls les traitements par pompe permettent de s'en approcher, à condition que le patient surveille régulièrement sa glycémie.

    Les principaux schémas de traitement utilisés dans le diabète de type 1 sont les suivants :
  • deux injections par jour d'un mélange d'insuline ou d’analogue d'action rapide et d'insuline d'action intermédiaire (« insuline prémélangée ») avant le petit déjeuner et le repas du soir.
  • trois injections par jour d’insuline prémélangée avant le petit déjeuner et le repas du soir, et une injection d’insuline d'action rapide (ou d’analogue rapide) avant le repas de midi. Dans ce schéma, l'insuline d'action intermédiaire du soir peut être décalée au moment du coucher pour mieux couvrir les besoins insuliniques de fin de nuit.
  • une injection d’insuline rapide (ou analogue rapide) avant chacun des principaux repas et une injection d’insuline d'action intermédiaire matin et soir ou d’un analogue lent une fois par jour, de préférence le soir au coucher.
  • les traitements à l’aide d’une pompe portable qui permet une injection sous-cutanée d’insuline régulière, fixe ou variable selon les horaires de la journée ou de la nuit, ainsi que des quantités plus importantes au moment des repas.

Ces schémas de traitement ont une efficacité similaire et chacun présente des avantages et des inconvénients. Le choix est fait en fonction des particularités et du mode de vie de chaque patient.

Chez les jeunes enfants, deux injections d'insuline par jour sont en général recommandées.

Insuline et compétition sportive
L'insuline est utilisée dans le cadre du dopage pour sa capacité à augmenter la production de facteurs de croissance par le corps. Elle facilite le développement des muscles et le transport du glucose à l’intérieur des cellules des muscles. L'insuline est inscrite sur la liste des produits dopants interdits pendant et en dehors des compétitions. Néanmoins, un sportif souffrant de diabète insulino-dépendant peut recevoir de l’insuline. Avant une compétition, il doit solliciter une Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) auprès du Comité d’usage à des fins thérapeutiques de sa Fédération internationale ou du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage.

Les différents types d’insulines

Les insulines rapides

Les insulines rapides se caractérisent par une durée d'action brève. Leurs effets se font sentir 35 à 60 minutes après l'injection, avec un pic d'action après 2 à 4 heures, et une durée d'action de 5 à 8 heures. Elles se présentent sous forme de flacons et de cartouches pour stylos injecteurs, et de stylos injecteurs préremplis jetables.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Octobre 2019

Insulines d'action rapide

Les analogues rapides de l'insuline

Les analogues rapides de l'insuline se caractérisent par une durée d'action très brève avec un début d'action 15 à 35 minutes après l'injection, un pic d'action 1 à 3 heures après, et une durée d'action de 3 à 5 heures. Ils se présentent sous les mêmes formes que les insulines rapides, et au même dosage.

Les insulines de durée d'action intermédiaire

Les insulines de durée d'action intermédiaire sont également appelées insulines isophanes ou NPH (Neutre Protamine Hagedorn). Leurs effets se font sentir 2 à 4 heures après l'injection, avec un pic d'action 4 à 12 heures après, et une durée d'action de 12 à 24 heures.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Octobre 2019

Insulines d'action intermédiaire

Les insulines prémélangées

Les insulines prémélangées résultent d'un mélange en proportions variées d'insuline rapide (ou d'analogue rapide) et d'insuline de durée d'action intermédiaire. Sauf situation particulière, ces insulines prémélangées ne sont généralement pas prescrites chez l'enfant ou l'adolescent diabétique, car elles ne permettent pas de faire varier l'insuline rapide et l'insuline de durée d'action intermédiaire de façon séparée.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Octobre 2019

Analogues de l'insuline d'action intermédiaire à début d'action rapide

Insulines d'action intermédiaire à début d'action rapide

Les analogues lents de l'insuline

Les analogues lents de l'insuline sont destinés à couvrir les besoins de base en insuline et doivent être obligatoirement associés, avant le repas, à une injection d'insuline rapide ou d'analogue rapide pour couvrir les besoins en insuline provoqués par la prise de nourriture. L'insuline glargine commence à agir 2 à 4 heures après l'injection et pour une durée de 24 heures. L'insuline détémir dispose d'une durée d'action qui peut atteindre, selon la dose administrée, 24 heures, ce qui permet une administration une ou deux fois par jour. L'insuline dégludec s'administre une fois par jour.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 22 Octobre 2019

Analogues de l'insuline d'action lente

Légende
Médicament biosimilaire

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